Pr.Gnaoulé Oupoh : « Ouattara fonctionne comme un dictateur et sa police comme une Gestapo»

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Qui va arrêter la machine de répression du régime Ouattara contre les partisans du président Gbagbo ?

La commune de Yopougon s’est transformée samedi 26 septembre 2015 en un véritable de champ de bataille. Les forces de l’ordre ont assiégé toute la commune tôt le matin, pour empêcher la tenue du meeting de la Coalition nationale pour le changement (CNC) qui devrait avoir lieu à l’espace Ficgayo de cette commune…

Qui va arrêter la machine de répression du régime Ouattara contre les partisans du président Gbagbo et de l’opposition dans son ensemble? Bien malin qui pourra donner une réponse à cette malheureuse question. Pour l’heure sur le terrain politique en Côte d’Ivoire, pour prospérer il faut tout simplement être partisan du RHDP.

A Yopougon ce samedi, journée choisie par la CNC pour manifester contre l’incongruité de l’organisation d’une élection présidentielle de toutes les peurs, tous les coins de rues bordant la place Ficgayo étaient occupés par les forces de l’ordre. Et pour le reste, ce fut des courses poursuites entre forces de l’ordre et manifestants dans les rues de Yopougon. Le tout conclu par plusieurs arrestations dans les rangs des dirigeants de la Coalition Nationale pour le Changement.

Le professeur Gnaoulé Oupoh fait le point de la situation

Au sortir de cette matinée de répression, le professeur Gnoulé Oupoh, coordonnateur du bureau exécutif restreint de la CNC et président du comité d’organisation dudit meeting a organisé dans l’après-midi une conférence de presse au siège de la CNC pour faire le point de la journée. Et selon lui, c’est au total 10 militants et dirigeants de la CNC qui ont été arrêtées ce samedi. Il y a entre autre M. Ayepka Denis vice-président de la CNC et secrétaire général de l’Union des Nouvelles Générations (UNG) parti fondé par Stéphane Kipré, Djah Gallé lui aussi vice-président de la CNC, Bibo Zerehoué militant FPI. Bien qu’il n’ait pas la liste complète des interpellés, il a tenu a préciser c’est le Directeur Adjoint de la police nationale M. Kouyaté Youssouf, lui-même qui lui a donné au téléphone, l’information: «Mes hommes ont interpelés 10 personnes qui sont venus à un meeting non autorisé » aurait affirmé le gros bras du ministre Bakayoko avant de proférer à l’endroit de son interlocuteur, toutes sortes de menaces.

Toutes les démarches administrations ont été faites…

Concernant l’autorisation du meeting, le professeur Oupoh a tenu a éclairé la lanterne des journalistes sur toutes les démarches administratives effectuées afin d’obtenir l’autorisation des autorités. Un courrier a été adressé au Maire de la commune de Yopougon M. Kafana Koné Gilbert le 18 septembre 2015. Courrier qui été selon le conférencier été bien réceptionné par ses services qui ont fait une décharge sous le numéro 7110. Mais jusqu’au vendredi 25 septembre au soir, aucune réponse n’est venu du côté de la Mairie.

Gnaoulé Oupoh a poursuivi pour dire qu’un autre courrier a été adressé cette fois-ci au Ministre de l’Intérieur. Mais à sa grande surprise, les services du ministre ont refusé de réceptionner la missive de la CNC. Toujours dans une logique du respect des règles républicaines en matière de manifestations publiques, le messager de la CNC dit avoir joint au téléphone le Directeur de Cabinet adjoint du Ministre de l’Intérieur M. Vincent Toh Bi Irié pour l‘informer de la situation. Ce dernier l’aurait assuré de faire injonction au maire de Yopougon pour trouver une solution. Rien de tout cela n’a été fait. Ce n’est que le vendredi

«Ouattara fonctionne comme un dictateur et sa police comme une Gestapo»

soir à 22 h 30 que ce dernier lui a signifié son incapacité à faire autoriser le meeting. C’est pourquoi le conférencier dira qu’il y a manifestement une volonté de nuire qui s’est cachée derrière tout ce cafouillage de l’administration Ouattara. Une stratégie claire des autorités ivoiriennes afin d’empêcher la tenue de ce meeting. Car pour lui le Ministère de l’intérieur qui est la tutelle des Mairies pouvait autoriser le meeting. «C’est la démocratie qu’on veut assassiner dans notre pays» dira-t-il avant d’ajouter «Toutes les conséquences qui en découlent sont à mettre au passif du régime. La responsabilité de la CNC est dégagée (…) Pourquoi c’est la CNC qui doit assumer les erreurs administratives de la mairie de Yopougon. La CNC n’a commis aucune faute de procédure » a dénoncé le conférencier. Avant de conclure qu’ «en empêchant à la CNC de s’adresser à ses militants, le pouvoir d’Abidjan vient de confirmer qu’il n’y a aura pas d’élection en Côte d’Ivoire le 25 octobre prochain (…) Ouattara fonctionne comme un dictateur et sa police comme une Gestapo » conclura M. Oupoh .

Albert Zaté
Correspondant permanent à Abidjan
Eventnewstv 

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