Peur en Ouattarandie ! Le commando invisible au nez et à la barbe du boucher d’Abidjan

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Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, a ordonné vendredi la fermeture de toutes les frontières entre la Côte d’ivoire et le Ghana, après l’attaque du poste frontière de Noé hier par des combattants armés non identifiés appelés Commando invisible ou Commando Beinguiste.

Cette fermeture de la frontière ivoiro-ghanéenne est decidée « jusqu’à nouvel ordre » par le régime ivoirien, qui accuse le commando invisible d’être venu depuis le Ghana.

Faux répond le Commando dans un communiqué dont IvoireBusiness a eu copie :

« Ça ne sert à rien qu’Alassane Dramane Ouattara ferme la frontière avec le Ghana car nous sommes déjà en Côte d’Ivoire et menons nos attaques depuis le territoire ivoirien », annonce le commando invisible.

« Nous sommes peut-être même déjà autour du palais présidentiel d’Abidjan», poursuit le commando Beinguiste, « et nous rigolons que Dramane ferme la frontière avec le Ghana pour faire croire que l’attaque provient du Ghana et embarrasser ainsi le pouvoir de notre frère John Mahamat Dramani, afin de l’obliger à lui livrer Koné Katinan et expulser les exilés ivoiriens ».

« La manœuvre de Dramane Ouattara est simple. C’est celle d’un lâche: Inventer une attaque de la Côte d’Ivoire à partir du Ghana, pour entrainer la France dans le conflit, par l’activation des accords secrets de Défense entre la France et la Côte d’Ivoire, car Dramane sait que son pouvoir tire à sa fin et que sa chute est imminente », assène le Commando.

Qui lance un appel solennel : « Nous tenons officiellement à rassurer les gouvernements ghanéens et ivoiriens que l’attaque du Commando invisible est menée depuis le territoire ivoirien, et par des combattants exclusivement ivoiriens. Nous n’avons aucune base arrière, car nous n’en avons pas besoin, et aucun mercenaire ivoirien ne combat à nos côtés. Nous avons déjà encerclé la ville d’Abidjan depuis longtemps, et nous sommes peut-être déjà autour du palais présidentiel. Nous sommes également présents partout où en Côte d’Ivoire. Nous demandons donc au gouvernement français du Président François Hollande, de rester en dehors de cette guerre ivoiro-ivoirienne, car la Côte d’Ivoire n’est pas attaquée par un pays étranger, qui justifierait l’entrée en guerre de la France. Ce sont les fils et filles de la Côte d’Ivoire qui veulent mettre fin au régime fantoche et tribaliste de Dramane Ouattara, qui a décapité le FPI de Laurent Gbagbo en mettant en prison tous ses dirigeants, qui divise les ivoiriens les uns contre les autres, et qui perpètre un génocide des peuples ivoiriens sur la base purement ethnique. Le génocide le plus visible est celui du peuple WÊ. Nous avons encore en mémoire, l’attaque le 20 juillet dernier du camp de réfugiés de Nahibly-Duekoué par l’armée tribale de Ouattara les FRCI et les Dozos, au nez et à la barbe de l’ONUCI, pourtant censée les protéger. C’est pourquoi nous mettons en garde l’ONUCI de ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures de la Côte d’Ivoire en protégeant la dictature de Ouattara ».

Pour rappel, le bilan des attaques de Port Bouët du 20 septembre dernier est le suivant : trois personnes tuées au cours de l’attaque des deux commissariats de police et d’un poste de gendarmerie par le commando invisible. Importante quantité d’armes et 10 caisses de munition appartenant aux FRCI récupérées des deux commissariats de police et de la brigade de la gendarmerie,.

Le bilan de l’attaque de Noé à la frontière ghanéenne, le 21 septembre dernier est le suivant: Cinq soldats FRCI ont été tués selon nos sources jointes sur place, une importante quantité d’armes, 20 caisses de munitions, 10 RPG, et 15 Mitrailleuses Automatiques AK- 47 emportées par les combattants armés non identifiés.

Par ailleurs, autant membre du commando n’a été arrêté, lequel a réussi à s’enfuir dans la forêt.

Mais le gouvernement ivoirien parle lui de « quatre assaillants venus du Ghana tués et cinq personnes arrêtées lors des combats, et d’une situation désormais sous contrôle avec fermeture de la frontière ».

Claude Millé

 

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