Paresse ambiante au RPT

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Le sigle donne un semblant de rassemblement des Togolais et de ses militants comme adhérents . Mais dans le fond, le RPT est bien le Rassemblement des Paresseux du Togo. Le bilan de 43 ans exposé lors du cinquantenaire de l’indépendance, reporté si-ne-die par son gongonneur maison Gilbert Bawara et foulé au pied par le prince lui même, ne remettra pas en cause le diagnostic du Lynx. Le RPT, il faut le marteler « Faure », est un pot pourri de Togolais malhonnêtes, de Togolais cyniques, violents et paresseux. Rien ne nous empêche désormais de crier que le Togolais est paresseux parce que la tête de la baleine qui dirige ce peuple fonctionne au ralenti parce qu’elle aussi pourrie. Ici, tout fonctionne comme si le RPT était créé pour narguer une partie de la population togolaise. Quand il y a élections législatives ou présidentielles, le parti renaît de ses cendres et a la capacité de pondre des associations qui ont elles aussi la capacité de grandir, de travailler, de malmener, de mentir et du coup de disparaître aussitôt que les élections se referment sur le peuple. Quand les élections sont volées et acceptées par la fumeuse communauté internationale le parti a la capacité d’oublier toute la pègre qui a jasé et battu les sentiers pour que le parti soit au pouvoir. Petite enquête sur le fonctionnement du parti quarantenaire au Togo….

Le RPT à l’heure d’Internet, de Facebook et de Twitter

Les godillots du parti sont aussi brouillons et paresseux que le prince et le financier Faure Gnassingbé. Un tour sur le site www.rpt.tg et personne ne peut se révolter contre le Lynx. Le site actualisé aux premières marches du FRAC a cessé de fonctionner depuis que l’UE a bien pris soins de caler Faure sur le fauteuil du palais de la Marina. Tenez pour vérité que les concepteurs de ce site ont avalé des millions attendant que les prochaines occasions se pointent. Et comme la paresse est contagieuse, depuis que Gilchrist est passé du côté de la foire aux billets craquants, son appareil de propagande http://www.ufctogo.com/  qui  brillait de tous les feux s’est éteint aussi. A l’heure d’internet, de facebook et de twitter, le RPT fonctionne encore comme un parti moribond et rudimentaire. Un cadre du RPT que nous avions interviewé ne savait même pas que le RPT avait un site. Plus loin, la jeunesse du RPT reconnait que le parti fonctionne comme les têtes illuminées des années 1950. « Parler du RPT à l’heure de la révolution internet c’est demander à Faure pourquoi il ne se marie pas toujours », disait tout sourire un cadre du parti de la Diaspora.

Alors qui finance le RPT?

Un tour à la maison du parti où trône l’indécrottable Magnim Esso Solitoki pour comprendre en amont comment le RPT fonctionne et en aval comment il s’auto-finance par l’argent du contribuable. Le parti n’a pas de compte connu par les militants et adhérents. La trésorerie n’existe plus au RPT depuis que l’impôt de solidarité imposé aux fonctionnaires a été reversé à qui de droit au lendemain de la Conférence Nationale Souveraine. Les archives du parti non plus ne sont trouvables nulle part. Les vestiges des années de gloire, où le patriarche défunt était Timonier national, dieu des Armées, Guide Eclairé, Bâtisseur, Homme paix, Homme du 13 janvier, du 24 janvier, du 2 Février, éclaireur de pointe (…) sont depuis logées dans son musée à Kara. Le directeur de ce musée qui n’était autre que Essolizam Gnassigbé est depuis lui-même arrêté et fermé à double clé dans les geôles de Faure avec d’autres illuminés du parti. Même les frères Daltons et Lucky Luke ne se sont pas aussi livrés une guerre fratricide comme les Gnassingbé. Le parti ne vit pas des cotisations de ses militants. Notre enquête révèle que le RPT ne sait pas combien d’adhérents le parti a dans son registre depuis 43 ans d’existence.

 Tout fonctionne comme dans une épicerie. Une source proche de Faure qui a requit l’anonymat révèle que « Le RPT n’existe plus depuis près de 25 ans ». Les raisons, notre interlocuteur avance l’attaque terroriste de 1986. « Depuis ce temps, le dictateur Eyadema a compris qu’il fallait laisser sa vie aux mains des militaires que de donner sa confiance aux Togolais à qui il ne cessait d’assener qu’ils étaient des traîtres ». « La conférence nationale viendra donner raison au Timonier quand ses plus proches collaborateurs lui tournent le dos », ajoute notre source. En clair, le RPT n’existe plus dans le fond. Dans la forme, l’épis de maïs, la couleur blanche et la brutalité légendaire de ses activistes sont restés comme les valeurs du parti pour servir d’oripeaux. Le financier du parti reste la famille Gnassingbé. Notre source nous dit que: « C’est au fait ce qui fait que le parti ne connait pas de réformes en profondeurs et ne permet pas de valoriser les talents ». Les voyous comme Pascal Bodjona qui ont pris le parti à leur compte ont dispatché le parti en plusieurs sectes et crée un comité directeur invisible qui tient au fait les rênes du parti. Un tour dans les maisons privées de chaque membre influent du RPT, et on se rend compte que le rythme de vie n’a pas changé depuis la mort du dictateur. Les millions qu’ils engloutissaient par des détournements et des voies qui échappent à tous contrôleurs d’Etat sont restés intacts. Pis, une petite caste neuve est venue se greffer sur les vieux briscards qui forment l’épine dorsale du RPT. Le parti n’enfante plus de cadres depuis 30 ans d’autant plus que des Barqué aux Frititi en passant par des Drama Dramani tout le monde est resté à sa place et courtise la jeune fille comme au temps du parti unique. En période électorale, le RPT ne se fait pas de soucis. En dehors des biens de l’Etat déjà existants, tous les vieux cadres ont laissé cousins, neveux, copines ou oncles dans les hautes sphères des sociétés étatiques comme para-étatiques. Il suffit de donner un coup de sifflet et tout le monde sait qu’il doit faire jaillir une pluie de milliards sur des citoyens qui ont eux aussi cessé de réfléchir parce que la plupart sont devenus accrocs au gain facile. Pitié. Depuis la mort de De Gaulle la droite française a connu des réformes sous chaque président. Dans la gauche, un Kofi Yamgnane vous dirait qu’il est proche de Fabius que de Martine Aubry ou de Bruno Hamon. Dans un parti chacun a le droit de s’acoquiner à une idée, laquelle fait grandir le parti. Mais que voit-on au RPT? Même les moutons de panurge de François Rabelais s’arrêtent parfois pour brouter. Mais ceux du RPT ne s’arrêtent jamais et ce tant que les Gnassingbé ne sont pas encore pleins. Faure dont on pensait qu’il avait un peu dans la tête se révèle être un piètre stratège, et un paresseux aussi. Pitié. Sans conviction politique, ni rêves et encore moins une vision pour son peuple, il n’a pas pensé rénover le parti. Sans grande expérience politique, il a laissé les élections boiteuses faire le lit au Togo. Conséquence, sans légitimé, il est obligé de naviguer à vue en faisant des compromissions incestueuses, se liant et liguant parfois avec le diable contre son peuple. On croyait qu’il allait prendre sur lui de créer un parti très Faure, de travailler comme tous les grands de ce monde et de le léguer ses idées et le fruit de son travail à la postérité. Non. Apparemment les histoires de dessous de jupes et des bruits de bottes, des coups fourrés contre des pays africains lui tiennent plus à cœur. Le Togo n’est pas encore au bout du tunnel….

Mabizo Kiri Lynx.iinfo

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