Ouattara : il s’achète un avion Gruman à crédit. Paris réclame son argent !

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Le ciel de la coopération entre la Côte d’Ivoire d’Alassane Ouattara et la France de François Hollande pourrait s’assombrir, ces jours-ci. Et pour cause, une «malencontreuse» affaire d’avion «acheté à crédit» dont les nouveaux dirigeants français réclament le reliquat aux autorités ivoiriennes.

Jusqu’à la semaine dernière le dossier dormait encore au fond des tiroirs de l’Elysée. Mais il a fallu un moment d’impatience côté français pour qu’il soit dépoussiéré et remis au goût du jour. De quoi s’agit-il ? Selon nos informations, l’hexagone réclame le reliquat de la nouvelle flotte présidentielle ivoirienne resté dû à la France.

Qui le demande prestement. Une note confidentielle des services présidentiels en France révèlerait que l’avion qu’utilise actuellement le chef de l’Etat ivoirien a été acheté à crédit, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. La France de Nicolas Sarkozy aurait garanti la dette sur l’achat de cet aéronef. Dette qui reste impayée jusqu’à ce l’Elysée change de locataire. Arrivé au pouvoir en remplacement de Nicolas Sarkozy, François Hollande réclamerait à Alassane Ouattara, confirment nos sources, le paiement de cette dette. Si l’informateur ne précise pas le montant dû, nous savons plus ou moins que cet avion présidentiel a coûté à l’Etat ivoirien la bagatelle de 40 milliards de Francs cfa. Il s’agit d’un boeing racheté à la famille Hariri du Liban, sous les auspices de l’ex-président français Nicolas Sarkozy. cet avion a appartenu à l’ancien Premier ministre du Liban, rafiq Hariri mort assassiné. Faut-il le rappeler, le Président Laurent Gbagbo, avait laissé à la Côte d’Ivoire une flotte riche de trois avions pour assurer les déplacements de ses Vip. Il s’agit du Foker 100, du Gruman 1 et du Gruman 2. Laurent Gbagbo luimême utilisait par moments le Foker 1 ou le Gruman 1 (G-1), comme ses prédécesseurs, Félix Houphouët-boigny, Henri Konan bédié et Robert Guéi. Pour les missions officielles du président de l’Assemblée nationale, du Premier ministre et de tout autre personnalité ivoirienne, les G-1 et G-2 étaient réservés.

Toute cette flotte présidentielle a toujours fait la fierté de la côte d’Ivoire qui se permettait même de temps en temps, de les prêter à certains chefs d’Etat amis de la sous-région dont les pays n’étaient pas encore dotés de ce type d’avions, pour des déplacements lors des grands sommets. A son arrivée au pouvoir, Alassane Ouattara, l’on s’en souvient, a passé la commande d’un nouvel avion pour ses déplacements officiels. Laissant les autres avions aux autres personnalités du pays. c’est l’affaire de ce nouvel avion acheté à crédit, au nom de l’Etat de côte d’Ivoire, qui ressurgit, six mois après l’élection de François Hollande (le 6 mai 2012). Son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, qui avait garanti cette dette n’étant plus aux affaires. L’Elysée ne va pas fermer l’œil là-dessus, en attendant que le régime d’Abidjan trouve les moyens de la solder. Or les choses trainent et la France a besoin de recouvrer ses fonds. De peur que le contribuable ne vienne à découvrir l’affaire et l’étaler sur la place publique.

Selon nos sources, c’est avec insistance que les nouvelles autorités françaises réclament leur dû à l’Etat ivoirien qui tarderait à faire amende honorable. La côte d’Ivoire elle-même étant dans les cordes de sesdettes (publique 65,3% de Pib (2011) évaluée à 11.44 milliards de dollars Us, (externe 11,44 dollars Us (31 décembre 2011). Quant à la France, elle n’a d’autre choix que rechercher par tous les moyens ses avoirs éparpillés à travers le monde. La crise financière qui frappe ses alliés de l’Union européenne (Ue) ne l’épargnant pas. La France menacerait, poursuivent nos sources, « d’aller chercher l’avion en côte d’Ivoire si Ouattara ne s’exécute pas ». Un autre souci qui vient en rajouter à l’immensité des difficultés financières auxquelles la côte d’Ivoire est confrontée depuis la crise d’avril 2011. Plusieurs milliers de travailleurs dont fonctionnaires et agents de l’Etat qui ont perdu leurs emplois ou été radiés de la Fonction publique du fait de la crise d’avril 2011. On compte entre 120.000 (selon la confédération générale des entreprises de côte d’Ivoirecgeci) et 80.000 (selon la chambre de commerce et d’industrie -cci) emplois détruits. Et la saignée pourrait continuer, puisqu’une autre vague d’environ 900 « faux agents de l’Etat », de sources crédibles, risquent d’être bientôt jetés à la rue. Faut-il le rappeler, Ouattara a déjà effectués 48 voyages à l’extérieur, en 17 mois de gouvernance. Chiffres record !

Gnakabi Vacouh Le Temps

 

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