Miss-Togo : les dessous de caleçons…

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Si la ministre de la culture s’informait un peu sur les dessous des étapes que franchissent les belles demoiselles avant ce jour J du podium du palais des congrès, son discours entraînerait illico presto la mise en examen des promoteurs de cette immondice.

Le commerce du sexe a toujours marché, difficile de faire faillite, à moins qu’on ne maîtrise pas les secrets et les rouages. Il a vécu dans le temps et dans l’espace, il est exercé sur plusieurs angles, est étudié dans plusieurs écoles. Nul ne pourra le bannir, mais il est important de continuer à dénoncer les bassesses de l’exploitation du sexe, surtout le plus faible, le sexe féminin. Illustration par 20, Gaspard Baka s’en sort plutôt mieux, bien d’ailleurs. Mais la vingtième édition de la forfaiture de ce qui est dénommé Miss Togo est curieusement la plus critiquée. En fond et en forme. Les dessous de caleçons sont pudibonds, les acteurs, à la débauche, les partisans à la géhenne, géhenne nature pour cet événement qui mérite analyse en profondeur…

Miss Togo : critique d’un marché de putes…

Mieux un commerce, une mafia, avec imbrication de plusieurs trafics : filles et sexe, argent et pouvoir, manipulation tous azimuts, mensonges et vols, détournement et influence, c’est ce à quoi se résume l’événement spectaculaire crée en 1994.
C’est vrai, la comparaison négative propre aux défenseurs de causes viles recommande que Miss Togo ne soit pas commencé au Togo et n’existe pas qu’au Togo. Raisonnement logique dont les défenseurs ne comprennent finalement rien, rien du tout.
C’est une ingénieuse et scandaleuse idée émise et entretenue depuis 20 ans par ce Monsieur, spécialiste d’une entreprise familiale de peinture, qu’il a fini par liquider au détriment de frères et sœurs qui crient au voleur contre le frère qui est M. Gaspard Baka.

Dans des témoignages obtenus de la plupart des filles qui ont participé à l’élection Miss Togo, il se révèle des faits et gestes qui portent atteinte à la gent féminine et à l’image de la femme.

Le calvaire sectaire des candidates

Si la ministre de la culture s’informait un peu sur les dessous des étapes que franchissent les belles demoiselles avant ce jour J du podium du palais des congrès, son discours entraînerait illico presto la mise en examen des promoteurs de cette immondice. Germaine Kouméalo Anaté, samedi dernier évoquait gravement des terminologies scandaleuses et ignominieuses pour qualifier l’événement : Promotion de la culture, lutte contre la pauvreté, image de la femme et de la jeune fille patati patata. Il est tolérable de classer le discours de la ministre dans la rubrique de la naïveté ou à la limite de la méconnaissance des vrais dessous.

Déjà à la sélection, le tri ne se fait pas en fonction des critères de beauté comme recommandés par les standards internationaux, s’ils devraient en être, mais suivant les profils sollicités par des candidats à l’activité sexuelle. D’après les informations issues de nos investigations, les filles sélectionnées sont comme des bêtes de somme, ou plutôt des produits de bétails proposés à qui veut : « Lorsque nous déposons les dossiers, il est fréquent qu’on nous appelle à des rendez-vous bizarres et qu’on nous propose des hommes, de grandes personnes dans des lieux peu recommandables ; Souvent dans des hôtels. La seule relation qui nous lie à ces personnes est le sexe. Ils veulent coucher avec nous » nous a confié une candidate qui a réussi à multiplier par trois sa participation à cet événement. Elle n’a jamais été élue mais avait quelque chose de très subtil qui plaisait aux clients, demandeurs qui l’ont parcouru de long en large au profit d’un comité.

A part les livraisons dans plusieurs lieux peu recommandables, il y a des livraisons à domicile. Il est vrai, à côté du cachet direct fait par les plus magnanimes pour leur satisfaction relative, le comité s’en sortirait avec beaucoup d’avantages. Obtention de sponsoring et autres gains contenus dans la facture. C’est assez humiliant pour ces filles, parfois innocentes qui s’en sortent avec, parfois des grossesses et souvent des maladies sexuellement transmissibles, mais surtout les plus graves.
Miss Togo n’est pas l’outil de la culture ; Cet événement avilit la culture, la tue pour être plus austère.
Dans le processus de Miss Togo, il y a le volet de la mise en condition, où les maquillages, les conseils diététiques, la mise en conformité du corps avec le concours interviennent.

Pour le maquillage du corps de façon globale, c’est Madame Baka, la femme du Président qui offre le service avec sa société de tresse et de couture. Plusieurs millions sont versés.

Il y a un aspect secret, mystérieux dans le parcours enchanté : le rasage des poils, surtout ceux du pubis, ces poils gênants qui surgissent souvent dans les tenues dites de vérités qui sont amenuisées pour les dernières éditions.
Des candidates nous ont confié que cette opération intime est menée par un jeune homme rompu à la tâche qui la mène avec beaucoup de dextérité dans des attouchements assez suspects.

Le côté mystique est que ces poils de jeunes filles sont rangés et acheminés à des destinations mystérieuses que seul le comité maîtrise.

Sans doute que c’est de la même façon que le processus se passe dans les autres pays, mais Miss Togo réserve beaucoup de surprises au Togo.

Interrogée sur les activités menées lors de son mandat, la lauréate, l’année dernière a vaguement présenté le contenu d’un programme préparé à l’élection qui n’est jamais exécuté. La preuve, elle n’a jamais doigté une localité ou une institution bénéficiaire de son mandat.

C’est là ou intervient le mensonge, voire l’escroquerie. C’est courant et constant pour toutes les éditions. Le reste du rôle qu’elles se limitent à l’exposition pendant des événements et manifestations. Faire-valoir.
Le sieur Baka pourrait répondre un jour de ses actes s’il advenait que des enquêtes sérieuses soient menées sur cet événement vicieux.

Pourtant, alors que la situation des enfants et des jeunes filles est précaire en matière d’éducation, de santé, de bien-être, et que l’État peine à répondre à ces besoins urgents, les sociétés se donnent le plaisir de verser des millions de FCFA dans ce truc. Des centaines de millions, sans pitié.

Mais encore, là, intervient des magouilles.

Ce qui est déclaré, en matière de sponsoring n’est pas ce qui est versé, et ce qui est versé, n’est pas ce qui exécuté ou donné au bénéficiaire.

Le patron de Moov, le sieur Djibril Ouattara en sait quelque chose sur les deals secrets qui minent sa société et le comité Miss Togo.
Les critiques faites à la toute dernière édition concernent le gros mensonge lié à l’âge et au niveau d’étude de la gagnante de 2014.
Le comité ne pourrait jamais se dédire de n’être pas au courant de cette situation. Elle est d’ailleurs portée par Baka et amis.
Miss Togo, nous avions déjà écrit que c’est le rendez-vous des gotons.
Une petite enquête sur les candidates malheureuses, une vingtaine environ chaque année plonge dans la désolation.
Elles sont placées dans la vitrine d’exposition de la virilité libidinale de personnes obsédées dans les différents défilés et abandonnées à elles-mêmes.

Le dégât est insupportable. Grossesse sans auteurs, maladies, traumatismes, prostitution les assomment.

Et pourtant, on clame que cet événement est utile à la société.
Dans une organisation qui se respecte, un bilan pourrait sécuriser l’événement. Il n’y en a pratiquement pas. Les finances sont gérées à la hussarde, laissant certains membres du bureau dans un rôle de faire-valoir.
Et puis, le français, la grammaire, le test de connaissance de culture générale ; tout donne l’impression que c’est plutôt la médiocrité qui est cultivée avec la plus grande compétence.

Ou bien, on fait sciemment d’aller rechercher des jeunes filles nulles, sans aucune connaissance, sans aucune culture, ni connaissance de culture pour prouver au monde que l’échantillon de la femme togolaise est « bête » sans aucun sens d’analyse et de réflexion, ou bien, c’est vrai, c’est la réalité qui est présentée aux yeux du monde, sans égards pour le Togo et ses fils ;.
Sinon, comment peut- on comprendre que pour toutes ces questions aussi simples, ces jeunes belles demoiselles se livrent à des exercices de réponses aussi insensés qu’insupportables.

Enfin, que sont devenues les 19 lauréates de ce concours miss Togo qui a fait une bonne centaine de victimes ? des reliques humaines à peaux ratatinées par les excès des produits cosmétiques, pour la plupart célibataires, continuant désespérément à rêver d’un heureux mariage, et assises, ennuyeuses dans des boutiques de ventes de produits de luxe que des clients fuient au profit des cosmétiques bon marché. Désolant.

Les plus chanceuses se retrouvés dans une situation de mini-conjugalité avec des personnalités politiques ou économiques.
Pour narguer la population après l’apothéose de la forfaiture, c’est la chaîne nationale qui est prise en otage pour une cérémonie de remise de prix. La catastrophe syntaxique est réservée aux téléspectateurs qui ne méritent pas l’excellente nullité du présentateur qui offre plutôt dans la pantomime de gueux et de clown. Des gestes déplacés, un accent agressif et provocateur, des tournures agaçantes, un décor vestimentaire qui n’envie pas l’épouvantail de champs de mil, bref, un épiphénomène en gros.

Miss Togo, très peu orthodoxe pour être catholique.

Baka et les siens doivent cesser de mettre en péril la sensibilité de toute une opinion en tronquant la réalité de la culture dans son imbrication dans cette histoire abusivement canonisée événement culturel.
Miss Togo ne devrait pas être une bonne idée.
Seule exploit pour la vingtième édition, il faut le reconnaître, l’humour du jeune Alex. Très talentueux. Seul bémol. Tout le reste n’est que provocation….

Oh Marie conçue sans péchés, Priez pour nous qui avons recours à Vous !

Carlos KETOHOU

L’indépendant Express

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