Mali : Quand la population ne fait plus confiance à la police !

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Au Mali, la corruption de la police nationale a atteint une proportion inquiétante, si bien que la population ne se sent plus en confiance face à ces hommes et femmes censés mettre l’ordre dans la circulation.

 

En effet, les agents de la police nationale déployés dans la circulation routière, pour réglementer la circulation et faciliter la fluidité, ne remplissent plus leur rôle. À cause de l’argent, ils ont oublié la mission qui leur est assignée. Ces policiers, au lieu de veiller sur la bonne conduite des conducteurs, passent tout leur temps à calomnier les passagers sur des infractions, histoire de leur soutirer, coûte que coûte, de l’argent.

Que vous soyez pris en infraction ou pas, si vous vous faites contrôler par des policiers de la Compagnie de la circulation routière (Ccr) à Bamako, vous êtes contraint à donner un petit billet pour ne pas repartir à pieds. Dans la plupart des cas, certains policiers, sans vergogne, mentent sur les gens. Tous les moyens sont bons pour eux pour avoir de l’argent.

Les motocyclistes, les automobilistes, les chauffeurs de véhicules de transport en commun, personne n’est épargné par ce comportement honteux des agents de la Compagnie de la circulation routière. Quel que soit le motif du contrôle, il suffit de remettre «un pot-de-vin», peu importe la somme, à l’agent de la circulation pour continuer sa route. Leur souci principal dans la circulation, c’est de renflouer leurs poches et non de réglementer la circulation.

«En réalité, ces agents n’apportent rien en faveur de la réglementation de la circulation routière. Au contraire, ce sont eux qui créent les embouteillages en arrêtant de façon irrégulière des passagers. Certains n’hésitent même pas à courir derrière les usagers de la route, pour les arrêter de force. Ce qui souvent provoque beaucoup d’accidents», nous confie un passager.

Et à un autre de renchérir : «J’ai été victime de ces hommes en bleu, souvent postés dans des coins improbables. De passage sur l’avenue de l’OUA, je me suis fait arrêter par un agent de la circulation, sans motif. Il m’a dit que j’ai «brûlé» les feux tricolores, alors que Dieu seul sait que ce n’était pas vrai. Il voulait que je lui donne de l’argent».

Au demeurant, cette police nationale, dont les Maliens étaient fiers dans le temps, n’est aujourd’hui que l’image d’elle-même. Une image ternie. Mais il ne s’agit pas de tous les policiers, car certains d’entre eux font correctement leur travail.

Diango COULIBALY
Le Reporter

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