Mali : La France abat ses cartes. Les rigolos de la CEDEAO assistent à la partition du pays !

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C’est le tueur maison de la France, j’ai nommé Alain Juppé qui s’est chargé en personne de souffler la nouvelle lors de son séjour dakarois à la foultitude des rigolos de chefs d’État de la Cedeao, que la France n’interviendra pas au Mali. Si on comprend bien, la Licorne stationnée à quelques mille lieues de Bamako n’ira pas botter le cul aux islamistes rebelles de l’Azawad. Dans la compréhension du drame africain vu de Paris, il y a des pays qu’on doit venir en aide et ceux qu’on aide à se diviser. Le Mali, sinon le peuple malien vient d’en payer le prix. Et pourtant, Laurent Gbagbo avertissait il y a moins de un an  à tous ces chefs d’Etat en ces termes :  » Ils ont tué Patrice Lumumba, nous n’avions rien fait. Après, nous avions connu le même sort » . Et pourtant, ATT qui avait même laissé un sanctuaire du côté de Bamako à la rébellion dirigée par Guillaume Soro savait pertinemment que son propre pays aussi était assis sur une poudrière. On parle de la star de reggae Tiken Jah Fakoly qui avait pignon sur rue dans tous les ministères et pouvait héberger tous les loubards prêts à descendre sur Abidjan, faisant du Mali un complice de taille du drame ivoirien ! L’ennemi de tous, était bien Laurent Gbagbo. L’ami de tous était la France. Les efforts de l’universitaire et alter mondialiste malienne, Aminata Traoré  pour ouvrir les yeux à ses concitoyens n’avait rien changé à la donne. Comme hier, c’est l’endormeur professionnel des masses africaines [ndlr. France] qui a encore frappé. Et cette fois-ci pour le compte des mouvements fanatiques qu’elle dit combattre depuis le 11 septembre 2001, date à laquelle le monde a connu ces fous de Dieu, que tous les services secrets du monde Occidental connaissaient et côtoyaient. Avions nous déjà chers africains oubliés la célèbre phrase de Jacques Foccart : Pour la grandeur de la France, il ne faut pas avoir peur de serrer la main au diable ! ». Et depuis aujourd’hui, la France a mis ses médias de propagande sur orbite.

France 24 a de nouveau un rôle en Afrique au Sud du Sahara !

Comme on l’a connaît et connu, France 24, c’est bien cette chaîne au service de l’’mpérialisme français que curieusement les africains adorent ! À Paris, aucun africain ne va au lit sans avoir écouté la chaîne chargée de véhiculer l’esprit Français dans le reste du monde. D’abord, alliée du Mali, c’est l’Azawad qui devient du coup un pays, son chouchou. Alors que les rebelles ne l’ont même pas encore proclamé comme republique, la chaîne de propagnade prépare déjà les esprits. Dans son journal de lundi,la chaîne montre sur une carte le Mali divisé et tend le micro à un chef rebelle. Vous allez prendre Bamako ? Le rebelle apparemment soulager répond : « C’est vous qui nous aviez divisé par le passé. Tombouctou, Gao appartiennent aux Touaregs. Le reste du Mali est aux peuhls « . Comme pour dire nous ne descendrons pas à Bamako…. La France le voulait ainsi aussi. Elle vient de l’avoir ainsi !

Et les rigolos de la Cedeao se la coule douce au Sénégal !

Sourires, joie de se retrouver après une semaine après qu‘ils aient  coupés le peuple malien de vivres et de médicaments pour soit disant faire plier des putschistes qui ne comprennent pas leur langage. Ils étaient tous là. Je dis bien les rigolos de la Cedeao étaient tous présents. Du plus petit despote au plus grand tueur. Bien que très malade, Alassane Ouattara joue encore au gentleman avant que son ventre qui ne finit pas de s’enfler  le mette définitivement sur une civière pour Paris.

Alors que tout le Mali pleure encore, il y une place à la joie à Dakar. Et pour cause, Macky Sall est devenu président. C’est l’Afrique dans toute sa laideur. Les maux de tête de mon voisin ne m’empêche pas de dormir. Voilà comment on raisonne du côté de l’Afrique. Quand on sait que la dette grecque était devenue un os pour toute l’Europe et que personne ne voulait se reposer sans avoir résolu le problème ! Autour du nouveau président sénégalais,  ils ont  jasé. Ils ont parlé  et reparlé pour dire la même chose :  » C’est le capitaine Sanogo qui ne veut pas voir la Cedeao, sinon le boucher d’Abidjan aurait réglé le drame malien ». La griffe des rigolos ! Quand on sait que la Cedeao est pratiquement dans les mains d’un préfet local et l’institution devenue un marche pied pour la France de faire tout ce qu’elle veut dans son jardin francophone, on peut dire qu’il faut se lever et dire haro à la conspiration. Ouattara et ses rigolos ne sont pas au pouvoir pour l’Afrique. Sinon, il ne compterait pas sur 2000 Dozos stationnés à la frontière malienne pour dire qu’il va aider le Mali à chasser les pu schistes.

Pardi ! C’est avec 2000 dozos que la France était arrivée au bout de l’armée gouvernementale ivoirienne sous Laurent Gbagbo pour l‘installer lui Ouattara au pouvoir? . L’impérialisme Français a désormais un grand nom : Alassane Ouattara.
Bienvenu dans la nouvelle république de l’Azawad !

Camus Ali Lynx.info  

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