Les faux diplômés poussent comme des champignons dans la Fonction Publique Togolaise. Le ministre Gilbert Bawara interpellé !

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La gangrène est déjà là et s’étend à tous les compartiments de l’administration publique au Togo. Hier, c’était l’Office togolais des recettes (OTR) avec ses faux diplômes licenciés sans ménagement. Aujourd’hui, le mal est décelé au ministère de la Communication où 30 agents sont sommés de justifier la provenance de leurs diplômes dans un délai d’un mois. Au fait, ils ne pourront rien justifier. Nous nous connaissons trop au Togo, dans ce cas, ces 30 individus vont bénéficier d’arrangement pour être gardés tout simplement. 30 diplômes douteux qui ont été présentés lors du concours sectoriel du ministère de la Communication de décembre 2015 où 150 agents dont la plupart des pigistes avaient été recrutés.

Il faut dire que le mal n’est pas prêt de s’arrêter d’autant qu’aujourd’hui, beaucoup tombent dans la facilité et ne s’embarrassent pas de scrupules pour verser dans le faux. De plus en plus, la Fonction publique togolaise est inondée de faussaires et submergée de demandes de reclassement d’individus qui obtiennent leurs diplômes dans des conditions que tout le monde connaît à Lomé. Ces candidats au reclassement usent de leurs portefeuilles pour disposer de diplômes qu’ils ne méritent pas ce, dans des universités privées de la place. Il vaut mieux que l’Etat mette fin au phénomène qui ne fait que la promotion de la médiocrité. En principe, l’Etat devrait considérer uniquement les diplômes au recrutement et ceux pour lesquels il a envoyé l’agent se former à l’intérieur ou à l’étranger. La procédure devrait être ainsi au lieu de ce dont l’on assiste actuellement et qui fait que, des agents viennent à chaque fois brandir des diplômes pour demander des reclassements. Ceci étant, nous sommes arrivés à un point dans la Fonction publique togolaise où des individus qui se disent titulaires du diplôme de Brevet de Technicien Supérieur (le fameux BTS) sont incapables de faire une petite phrase correcte en français ou d’écrire leurs propres noms. Dans quelle langue ont-ils composé pour décrocher leurs diplômes et qui a écrit à leur place?
Le constat est là patent, tous les faux diplômes mis à jour dans la Fonction publique proviennent des établissements privés d’enseignement supérieur et le gros lot des faussaires est fourni par les diplômés de BTS et de Master. Pourquoi le mal perdure alors ? Ceux dont les enfants mal en point en matière d’intelligence décrochent facilement ces diplômes et qui ont le pouvoir de faire bouger les choses ne font rien. Ils se taisent comme des carpes et laissent faire. Et c’est le Togo qui perd toujours dans la médiocrité, l’incompétence et le favoritisme. Jusqu’à quand ?

Taffa Biassi
Lynx.info

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