Les Etats-Unis pensent à la guerre contre la Chine !

0

Depuis fin 2011, les Etats-Unis ont changé de stratégie, dont le point de départ était l’annonce de cette stratégie, surnommé «la doctrine Obama».

La visite d’Obama, fin 2011, en Asie du Sud-Est, et, surtout, ses entretiens avec les dirigeants australiens, ont soulevé les questions suivantes : La stratégie US a-t-elle changé ou assistons-nous à une nouvelle doctrine américaine ? Quel sera le devenir du Moyen-Orient, surtout, le golfe Persique, qui était le centre d’activités stratégiques des Etats-Unis, depuis 1991, (depuis la seconde guerre du golfe Persique) ? Les Etats-Unis  peuvent-ils quitter la région, surtout, dans la foulée du «printemps arabe» ?

Le professeur à l’Université d’Ispahan, Sharouz Ebrahimi, croit que la stratégie américaine a changé et que l’endiguement de la Chine a été mis à l’ordre du jour. Selon lui, au fond des pensées stratégiques des Etats-Unis, ce changement de stratégie paraît très réaliste. L’analyse de la logique réaliste et son antécédent confirment cette théorie. Selon ce professeur iranien de l’Université Ispahan, l’endiguement de la Chine se trouve au centre de la stratégie US. Mais la question qui se pose est de savoir quel sera, dans le cadre de cette nouvelle stratégie, le devenir du Moyen-Orient, en particulier, du golfe Persique ?

Pour répondre à cette question, le Moyen-Orient n’aura plus son importance d’antan, dans la stratégie moyen-orientale des Etats-Unis, et ce, en raison du changement constaté, dans trois éléments stratégiques, pour Washington, (la définition des intérêts nationaux, les menaces qui pèsent sur les intérêts nationaux et les réponses à ces menaces). Les Etats-Unis sont en train de revenir à leur stratégie d’avant 1990, dans le golfe Persique, une stratégie dont l’objectif sera d’assurer «un équilibre côtier», au Moyen-Orient, avec l’aide des alliés, comme la Turquie, le Qatar, l’Arabie saoudite et un rôle plus actif des alliés européens des Etats-Unis.

L’annonce du «revirement stratégique» par Barak Obama, en Australie

Lors de sa tournée, en Asie du Sud-Est, effectuée, fin 2011, le Président américain, Barack Obama a annoncé «le revirement stratégique».  Les centres de réflexion l’ont appelé la nouvelle doctrine américaine, qui se concentre, désormais, vers l’Asie du Sud-Est, avec une décennie de présence militaire, dans le golfe Persique, après le retrait de l’Irak, en décembre 2011, et après l’annonce du retrait de l’Afghanistan, en 2014.

Suite à l’annonce faite, conjointement, par Barack Obama et la Première ministre australienne, Julia Gillard, le porte-parole du ministre des Affaires étrangères chinois, y a, vivement, réagi : «ce n’est pas très approprié d’intensifier et d’étendre les alliances militaires avec les pays de la région».  Barack Obama a déclaré, à propos de ce déploiement : «c’est une décision stratégique et délibérée. Les Etats-Unis veulent jouer un rôle, à long terme, dans la région, et nous ne cherchons pas à isoler la Chine».

« Les États-Unis sont une puissance du Pacifique et nous sommes là, pour y rester », a prévenu le président américain, en novembre 2011, lors d’une visite, en Australie.  Ayant effectué le retrait d’Irak, et, bientôt, d’Afghanistan, les États-Unis sont avant tout soucieux de répondre à la montée en puissance de la Chine, dont le budget de la défense ne cesse d’augmenter. Du coup, les voisins de la Chine, qui ont pris peur de la montée en puissance militaire de celle-ci, ont, déjà, passé pas mal de commandes de vente d’armes (très très juteux, pour les Etats-Unis), auprès des compagnies; telles que Boeing, Lockheed Martin, etc.

Au cours de ces dernières années, les autorités américaines n’ont pas mâché leurs mots, pour critiquer la Chine. Nicolas Christopher, commentateur, au quotidien américain, « New York Times »,  est allé jusqu’à assimiler la  Chine de l’an 2000,  à l’ancienne Allemagne, lasse, furieuse, impitoyable et expansionniste, et dotée de capacités potentielles militaires, en vue de réaliser ses ambitions.

Il y a ceux, au sein des milieux américains, qui ne voient pas dans la Chine, uniquement,  un problème régional, mais plutôt, une puissance traditionnelle, en voie d’émergence, qui pourrait, un jour, se lancer dans la guerre contre l’unique puissance qui lui tient tête, c’est-à-dire, les Etats-Unis. Les milieux occidentaux estiment que l’émergence de la Chine ne sera pas pacifiste et elle mettra en péril la paix et la sécurité internationale.

L’ancienne secrétaire d’Etat américaine, Mme Rice, estimait que la Chine n’était pas un partenaire stratégique, mais un rival stratégique, et que les Etats-Unis devront trouver une réponse réaliste à la menace chinoise. Elle optait, donc, pour l’endiguement de la puissance chinoise.

Mais, durant les années Bush où les Etats-Unis avaient concentré leur déploiement; dans le golfe Persique, puis, en Afghanistan et en Irak, ils n’avaient, naturellement, pas, suffisamment, de moyens à leur disposition, pour changer de stratégie. Mais, là, après le retrait de l’Irak et l’annonce du retrait de l’Afghanistan, prévu, pour 2014, les Etats-Unis pourront tourner la page des années Bush, et opter, pour une nouvelle stratégie, annoncée, dores et déjà, par Barack Obama, une nouvelle stratégie tournée vers l’Asie du Sud-Est et le Pacifique.

Face à une telle stratégie, la Chine a multiplié les efforts, pour doper de plus en plus ses capacités et moyens militaires. La Chine devra mettre à l’eau sonpremier sous-marin nucléaire, d’ici la fin 2014. Le porte-parole des troupes américaines, dans la région, a déclaré que le but des agissements américains consistait à se tenir prêt face à une confrontation totale contre la marine de l’ennemi.  Bref, les Etats-Unis considèrent la Chine, comme un ennemi, et l’endiguement de la puissance chinoise est à l’ordre du jour des autorités de Washington.

Irib

 

Partager

Laisser une réponse