Les élèves du public au Togo en furie : c’est la panique générale

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En ce troisième jour de grève générale décrétée par la Synergie des Travailleurs du Togo entrainant le refus des enseignants du secteur public d’administrer les cours aussi longtemps que leurs salaires n’auront pas été révisés,  les élèves des écoles publiques sont rentrés dans les écoles privées chasser leurs camarades qui continuent les cours. Ils exigent que tous les élèves du Togo solidarisent pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants. Ils ajoutent que ce sont les professeurs du public seuls qui corrigent les copies d’examens des elves du prive lors des examens CEPD, BEPC, BAC1 et BAC2 alors les institutions privees ne peuvent pas etre indifferents aux enseignants du public..

Au collège NDA, la mère rectrice a dû supplier les élèves révoltés  pour qu’il n’occasionne pas de dégâts quand ils sont venus chasser les élèves de ce complexe scolaire privé. Les élèves auraient dit sur un ton menaçant : « ou tout le monde sort ou nous cassons tout ».

Quant aux enseignants du public proches du régime RPT-UNIR qui n’ont pas respecté le mot d’ordre de la grevé générale, les élèves ont menacé de tabasser ces « professeurs traitres » qui ne soutiennent pas leurs confrères et nombreux ont pris la poudre d’escampette quand les élèves sont arrivés dans leurs établissements.

Les associations des parents d’élèves menacent aussi de sortir si la situation ne s’améliore pas et si jamais malheur arrivait à leurs enfants.

Plus de 50,000 élèves étaient dans les rues de Lomé aujourd’hui et ceux-ci menacent de s’attaquer aux biens prives des  dirigeants si d’ici Lundi, ils ne répondent pas aux exigences des enseignants et des fonctionnaires.

Ces élèves menacent même de s’attaquer aux écoles internationales françaises, américaines et anglaises dès Lundi si rien n’est fait car la majorité de ces dirigeants ont leurs enfants dans ces « écoles de luxe ». Ils affirment que si eux ne peuvent pas recevoir des cours, les enfants des dirigeants aussi n’iront pas au cours.

Au Togo, la peur a changé de camp.

Farida Nabourema

 

 

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