Le pasteur Edoh Komi , « La voix des sans voix », libéré : Le combat continue contre les injustices du pouvoir togolais !

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J’ai une relation spéciale avec ceux qui vivent en prison, privés de leur liberté. J’ai toujours été très attaché à eux, justement à cause de la conscience que j’ai d’être un pécheur 1.Pape François 1er

Après avoir kidnappé sans fondement puis libéré le Dr Antoine Randolph en catimini et sans gloire grâce à une forte mobilisation des démocrates au Togo et dans la Diaspora, le pouvoir togolais ne s’était pas privé de s’attaquer à plus faible que lui. Pour des motifs tout autant fallacieux qu’infondé, le Pasteur Edoh Komi s’est retrouvé dans les geôles de Faure Gnassingbé au motif d’un outrage à magistrat. Il en est sorti le 30 mars 2016, mais placé sous le régime de la liberté provisoire et sous contrôle judiciaire, une constante du système de Faure Gnassingbé. Ce régime de liberté conditionnelle permet de continuer les opérations punitives une fois que les personnes concernées ne sont sous le feu de l’actualité. La Diaspora togolaise restera vigilante.

1. DES MOTIFS D’INCARCERATION AUSSI TRANSPARENTS QU’UN FEUILLET A CIGARETTE

Le Pasteur Edoh Komi, Président du Mouvement Martin Luther King (MMLK) – La Voix des Sans voix 2, actif défenseur des Droits humains au Togo s’il en est, a essayé de mettre en lumière l’arbitraire dont la justice du Togo se prévaut pour mener l’instruction du meurtre de Mme « Feue Djogbessi Akossiwa » retrouvée morte dans le puits d’un ressortissant du Nigéria le 15 janvier 2015. Face à un déni de justice et en dernier recours, le Pasteur et ses membres ont choisi d’organiser une manifestation pour protester contre des pratiques judiciaires très éloignées de l’éthique et de la déontologie en respectant les procédures en vigueur dans le droit togolais. Mais l’administration togolaise n’a pas respecté les délais impartis pour répondre positivement à la demande de manifestation. La manifestation a été maintenue.

C’est donc l’affirmation de « maintien de cette manifestation » dont s’est servi le pouvoir de Faure Gnassingbé comme prétexte, pour embastiller le Pasteur Edoh Komi à la prison civile de Lomé le 11 mars 2016, sans autre forme de procès, au mépris des règles du droit togolais, pour « outrage à magistrat » et « trouble à l’ordre public ». 3

Mais le « trouble à l’ordre public » dont le Pasteur Edoh Komi serait le responsable se situe-t-il véritablement là où le pouvoir de Faure Gnassingbé tente de le faire croire aux Togolais d’abord, mais surtout à ses soutiens au sein de la communauté internationale ? 4

Ainsi bizarrement, la justice togolaise qui se complait habituellement à cultiver l’opacité, fait une déclaration publique et se met en scène via le Procureur de la République Blaise Poyodi qui affirme sans sourciller à des journalistes : « Le mal est qu’il [Pasteur Edoh Komi ndlr] n’a jamais cherché à rencontrer les magistrats dans cette affaire pour savoir ce qui est fait et pourquoi cela a été fait ». 5

Tentative d’éclaircissement ou subterfuge pour essayer de trouver une justification à tout prix à la mesure qui frappe le Pasteur Edoh Komi ? Quel mal en effet y a-t-il dans une démocratie à ce que les citoyens agissent pour obtenir de la justice et la manifestation de la vérité ?

Jusqu’à présent, la consistance des motifs d’incarcération « outrage à magistrat » et « trouble à l’ordre public » retenus contre le Pasteur Edoh Komi, semble aussi ténue que l’épaisseur d’un feuillet à cigarette. Ce n’est manifestement pas un motif pour incarcérer, aussi le Pasteur Edoh Komi a été libéré le 30 mars 2016 sans que les motifs de son incarcération ne soient clarifiés. Il faut donc semble-t-il chercher ailleurs.

2. Y AURAIT-IL D’AUTRES MOTIFS DE LA PART DU POUVOIR DE FAURE GNASSINGBE ?

Quand on examine de plus près l’action pacifique déterminée en faveur des droits humains, sous toutes leurs formes, de l’inlassable défenseur des « sans voix » qu’est le Pasteur Edoh Komi, les véritables motifs de Faure Gnassingbé pour tenter de le museler et le faire taire apparaissent sous un jour nouveau. Le Pasteur Edoh Komi met un point d’honneur à se tenir fidèlement aux côtés de millions de citoyens togolais, délibérément mis à l’écart du développement et de l’essor personnel, ces oubliés de la croissance, véritable nouvelle armée des ombres, rendue tellement transparente par ce pouvoir, que l’oligarchie qui soutient Faure Gnassingbé en a même oublié l’existence.

Ainsi que dès qu’une injustice prend forme, que des citoyens sont en butte à des autorités sourdes à leurs justes exigences et au respect de leurs droits, celui-ci se lève, non seulement pour prendre leur défense, mais surtout organiser concrètement et pratiquement les actions pouvant aboutir à la réparation des injustices et au rétablissement des droits. Dans un pays comme le Togo, véritable contre-exemple des fondements de la démocratie, où la même famille, les Gnassingbé, accapare le pouvoir et la présidence de la république depuis 49 ans, par les pires moyens, notamment celui des élections usurpées au moyen de la contre-vérité des urnes, avec l’appui tacite de la frange non-républicaine des Forces armées togolaises (FAT), autant dire que l’action du Pasteur Edoh Komi dérange véritablement les séides de tout poil qui gravitent dans les sphères du pouvoir.

3. LA DEFENSE DES DROITS HUMAINS, UNE NOTION CHERE AU PASTEUR EDOH KOMI MAIS INCONNUE DE FAURE GNASSINGBE !
C’est ainsi qu’il a paru utile à Cvu-Togo-Diaspora, de rappeler aux citoyens togolais, de manière certes non-exhaustive mais tellement explicite, l’activité utile du Pasteur Edoh Komi et de porter hors des frontières du Togo à la connaissance de tous les observateurs de l’actualité et de la vie du Togo, le combat inlassable qu’il mène pour le respect des droits de la personne. Un combat prioritaire qui manifestement n’est pas une priorité pour les affidés du système de Faure Gnassingbé. Il faut bien constater où l’amnésie sur les droits des « sans voix », le gouvernement n’a pratiquement jamais cherché à montrer une action positive suite aux actions ou révélations du Mouvement Martin Luther King du Pasteur Edoh Komi. Il suffit de se référer au tableau ci-joint pour s’en rendre compte. Le CVU-TOGO-DIASPORA publiera sans problème le droit de réponse du Gouvernement surtout si une action concrète et positive a été prise par le Gouvernement. Malheureusement, à ce jour, ces actions du Gouvernement sont aussi invisibles qu’inexistant pour les populations. Voici quelques exemples d’actions du MMLK entre 2012 et 2015. 

DATE

THEME

ACTION DU MMLK

ACTION DU GOUVERNEMENT

13/11/2015 VIOLENCES MEURTRIERES à MANGO  L’article 497 du nouveau code pénal insécurité sans cesse grandissante au Togo

MARCHE REPUBLICAINE

Rien

16/06/2015 LE FRANC CFA : LA MONNAIE DE LA HONTE ET UN INSTRUMENT DE DOMINATION ECONOMIQUE

MEMOIRE-ANALYSE

Rien

30/05/2014 HOMMAGE A TOUS CEUX ET A TOUTES CELLES QUI ONT LUTTE D’UNE MANIERE OU D’UNE AUTRE A LA LIBERATION DU TOGO DU JOUG COLONIAL !

MEMOIRE-ANALYSE

Appel à la réécriture de l’histoire :

31 mai 1957-31 mai 2014 : il y a 57 ans, des jeunes acteurs togolais, dynamiques et braves, ont déchiré et démonté le drapeau de l’autonomie en lieu et place de l’indépendance.

Rien

31/12/2014 DROITS ET LIBERTES EN 2014 : LE TOGO N’EST PAS UN ETAT DE DROIT

COMMUNIQUE

Pour le mouvement du Pasteur Edoh Komi, cette année a été négative pour le Togo de point de vue respect des dignités humaines avec des « cas de violations flagrantes de droits de l’homme »

Rien

30/12/2014 DEFENSE DES POPULATIONS DU CANTON D’AKTIEDI ET AUTRES LOCALITES AFFECTEES PAR LA CONSTRUCTION DU BARRAGE DE NANGBETO

RAPPORT et MANIFESTATION

[…]  « Nous demandons que les terres soient dédommagées. Il y a lieu que justice soit faite […]  les cris de détresse  des populations abandonnées par la CEB et l’Etat togolais.

Rien

27/02/2014 ORIGINES ET CAUSES DES VIOLENCES POLITIQUES AU TOGO

MEMOIRE-ANALYSE

Les  actes de violence qui ne cessent de secouer de manière récurrente notre pays  depuis des années, a poussé le Mouvement Martin Luther KING à identifier les origines et les causes  et proposer des pistes  de solutions durables et efficaces.

Rien

27/02/2014 EXTENSION ARAIGNEE DU RESEAU ELECTRIQUE AVEC LA COMPLICITE ACTIVE DE LA CEET ET DE SON MINISTERE DE TUTELLE : UN DANGER PUBLIC

COMMUNIQUE

[…] Jadis considéré comme un phénomène clandestin, l’ARAIGNEE se propage et se multiplie sur toute l’étendue du territoire national comme si la CEET l’a finalement adoptée et légalisée : ce qui serait un scandale professionnel et une atteinte flagrante aux droits des consommateurs. […]

Rien

23/12/2013 ZONES MINIERES AU TOGO : POPULATIONS CONDAMNEES AU TRISTE SORT

COMMUNIQUE COMMUN MMLK-ASIPTO

[…] Nous déplorons avec la dernière rigueur l’état misérable et dégradant perpétuel dans lequel plombent et végètent les populations des zones d’exploitation des phosphates et les appelons à la résistance non violente […]

Rien

23/12/2013 RAPPORT DU MMLK SUR LA FILIERE COTON AU TOGO

RAPPORT

La filière du coton au Togo n’est jamais si secouée, mouvementée et la situation est prête à l’éclatement et l’explosion. […] Vers un boycott de la campagne d’achat 2013 dans le village d’Adangbe-Kpévé (Préfecture du Zio) […]

Rien

19/08/2013 RAPPORT SUR LES CONDITIONS DE TRAVAIL ET DE VIE DES EMPLOYES DE WACEM (West African Cement) A TABLIGBO AU TOGO

RAPPORT

Zone franche ou esclavage des temps modernes ?

[…] les violations flagrantes des cahiers des charges portant statuts de société de Zone Franche et le refus catégorique des opérateurs économiques  de respecter les contrats et la convention collective […]

Rien

22/07/2013 QUELLES ELECTIONS ET QUELS ELUS POUR LE TOGO D’AUJOURD’HUI OU SEULE UNE MINORITE S’ACCAPARE DES RICHESSES DE LA NATION ?

MEMOIRE-ANALYSE

Le processus de démocratisation et de l’Etat de Droit, amorcé au Togo il y a plus de 22 ans, ne cesse d’évoluer en dents de scies dans une imperfection et une hésitation qui ne semble  pas  augurer un avenir certain sans l’alternance […]

Rien

 

08/06/2013 LETTRE OUVERTE AUX JUGES, MAGISTRATS ET AUX PROFESSIONNELS DU DROIT DU TOGO […] le déni de droit, l’injustice, l’instrumentalisation et la dépendance des instances judiciaires du pouvoir politique font intégrante des causes majeures de l’enlisement et de la dégradation de la situation sociopolitique et économique du pays.

Rien

17/09/2012 JOURNEE INTERNATIONALE DE LA PAIX 2012

MANIFESTATION PACIFIQUE DE PROTESTATION

Cette sélection non-exhaustive des interventions du Pasteur Edoh Komi, pour la défense des droits humains, illustre la diversité des terrains d’intervention dans son action permanente pour la défense des droits imprescriptibles de la personne et contre les injustices de toute nature.

4. EN FAISANT TAIRE LE PASTEUR EDOH KOMI FAURE GNASSINGBE TENTE D’OCCULTER LA VERITE DE SA GESTION
Il semble utile de rappeler quelques morceaux choisis dans les différentes interventions du Pasteur Edoh Komi, pour montrer la pertinence de son combat et la réalité de la vie quotidienne des populations que celui-ci met un point d’honneur à défendre.

4.1 VIOLENCES MEURTRIERES A MANGO 6
L’article 497 du nouveau code pénal et l’insécurité sans cesse grandissante au Togo

[…] « Le Mouvement Martin Luther KING-la Voix des Sans Voix condamne les violences meurtrières à Mango, fustige l’article 497 du nouveau code pénal et déplore l’ampleur inquiétante de l’insécurité au Togo et lance un appel à toutes les forces vives de la nation pour une marche républicaine le 13 Novembre 2015.

En effet, le Togo vit ces derniers moments sous un régime de terreur, de frayeur et d’insécurité généralisée tant dans la capitale qu’à l’intérieur du pays. Il n’y a point de jour où les actes de vol, de braquage et de cambriolage ne surviennent avec des dégâts matériels et pécuniaires importants et des pertes en vies humaines. Tout a commencé effectivement avec l’assassinat du consul de Liban au Togo le 28 septembre 2014 , l’attaque au grand marché de Lomé et la violente fusillade à l’aéroport GNASSINGBE EYADEMA de Lomé le 29 septembre 2014 où les individus armés de kalachnikov ont emporté des milliards de nos francs sans être identifiés jusqu’à nos jours. Puis s’en est suivie une kyrielle d’opérations similaires. Curieusement et aussi surprenant, ces malfrats et individus mal intentionnés agissent tellement avec une facilité que l’on redoute de l’efficacité des forces de sécurité et de l’ordre de notre pays. Il pourrait en convenir que d’aucuns s’imagineraient de la complicité et de la connivence qui s’illustreraient entre les forces de sécurité et les malfaiteurs. Comment peut-on comprendre que la capitale, Lomé perde de sitôt sa tranquillité qui faisait notre fierté où les gens dormaient sous la belle lune ? » […]

4.2 LE FRANC CFA 7 : la monnaie de la honte et un instrument de domination économique
[…] « En effet, il y a 70 ans (1945-2015), la plupart des pays francophones continuent par plomber allègrement sous le joug du franc colonial dont les intérêts et les bénéfices ne font que la force et l’existence de la France.

Imposé comme devise monétaire à ces pays par la puissance coloniale, le Franc CFA a subi au cours de son histoire de diverses mutations défavorables aux consommateurs dont la dernière remonte à sa dévaluation en 1994. Dès lors, la conscience africaine a commencé par s’éveiller à travers les réflexions et les analyses des universitaires et des économistes de renom tels que le Sénégalais SANOU N’Baye, l’Ivoirien Mamadou Coulibaly, Martial Zè Belinga, Makhily Gassama, Demba Moussa, Sakho Bamba …. etc. dont les critiques sont devenues de plus en plus acerbes et implacables contre la politique monétaire de la zone franc, ficelée et dictée depuis l’hexagone. Aussi ,révèlent –ils que la coopération monétaire entre la France et les pays de la zone Franc ,n’est qu’un partenariat de subordination et non d’égal à égal ,une sorte d’illusion et de chimère dont la primauté et l’initiative n’émanent que du plus fort. » […] Eu égard à ce qui précède, le Mouvement Martin Luther KING –la Voix des Sans Voix dénonce rigoureusement la politique monétaire dans les zones Franc CFA, qui relève d’une servitude volontaire et appelle à une souveraineté monétaire dans les pays francophones d’Afrique. » […]

4.3 HOMMAGE A TOUS CEUX ET A TOUTES CELLES QUI ONT LUTTE D’UNE MANIERE OU D’UNE AUTRE A LA LIBERATION DU TOGO DU JOUG COLONIAL ! 8
[…] « Le Mouvement Martin Luther KING –la Voix des Sans Voix appelle à la réécriture de l’histoire du Togo en vue d’un réel devoir de mémoire en faveur des hommes et des femmes qui ont lutté pour son indépendance.

Il nous est donné de constater que plusieurs compatriotes décédés ou encore vivants ayant œuvré pour la libération du Togo du joug colonial sont restés dans l’anonymat sans reconnaissance officielle.

Arrêtés, torturés, incarcérés et mis en prison au comble de l’opprobre et de persécutions diverses pour leurs actions de propagandes nationalistes, donc anti-impérialistes, ces valeureux, héroïques et intrépides dignes fils n’ont guère reçu aucune distinction honorifique à la hauteur de la noblesse de leur engagement.

L’historique des indépendances du Togo telle que conçue de nos jours s’y réfère peu ou pas du tout tronquant ainsi l’âme de la nation avec les générations suivantes sevrées de la véracité et de la sincérité des faits historiques de leur pays. […]

4.4 DROITS ET LIBERTES EN 2014 : LE TOGO N’EST PAS UN ETAT DE DROIT 9

[…] « En matière des droits civils et politiques, il y a un déni total et systématique avec les discriminations tribales et ethniques, la fréquence des arrestations arbitraires et les détentions abusives, les multiples atteintes à la vie privée, la non protection des droits à un procès équitable, à l’égalité d’accès aux emplois publics, une atteinte à la liberté de parole, d’expression, de manifestation, de mouvement, d’assemblée pacifique et d’association.

Par exemple, sur une dizaine de manifestations publiques prévues par le Mouvement Martin Luther KING en cette année 2014, toutes ont été interdites. Il en est de même pour d’autres organisations syndicales et de la société civile voire des partis politiques.

En clair, la CORRUPTION et l’IMPUNITE sont érigées en normes. […] En matière des droits économiques, sociaux et culturels qui comprennent le lieu et la décence du travail, la sécurité sociale, la vie familiale,…, donc violés et bafoués notamment :

Le droit de ne pas être astreint au travail forcé et dur, le droit d’avoir librement choisi ou accepté, le droit à un salaire équitable et une rémunération égale pour un travail de valeur égale ,le droit à des loisirs et à durée de travail, le droit à la sécurité et à l’hygiène du travail ,le droit de former des syndicats et de s’y affilier et le droit de grève.
Le droit à la sécurité et à la protection sociale
Le droit à une protection et à une assistance familiale
Le droit à un niveau de vie suffisant y compris le droit à l’alimentation, le droit d’être à l’abri de la faim, le droit à un logement convenable
Le droit à la santé, y compris l’accès aux équipements, produits et services sanitaires, le droit de travailler et de vivre dans un milieu sain.
Le droit d’être de toute forme de harcèlement au lieu de travail
Le droit à l’éducation, y compris le droit à l’enseignement primaire obligatoire et gratuit, à l’enseignement secondaire et supérieur accessible à tous.
Le droit au partage équitable des richesses nationales » […]

4.5 DEFENSE DES POPULATIONS DU CANTON D’AKTIEDI ET AUTRES LOCALITES AFFECTEES PAR LA CONSTRUCTION DU BARRAGE DE NANGBETO 10

[…] « Nous demandons que les terres soient dédommagées. Il y a lieu que justice soit faite ». Nous avons exposé à l’opinion nationale et internationale les cris de détresse des populations abandonnées par la CEB et l’Etat togolais. Un peuple déplacé doit être dédommagé… » […]

4.6 ORIGINES ET CAUSES DES VIOLENCES POLITIQUES AU TOGO 11
[…] « L’un des facteurs des violences est le non-respect des textes et des lois de la République. Il est reconnu au Togo d’avoir des beaux textes mais leur application n’a jamais été possible. Au quotidien, les textes sont violés et interprétés selon les humeurs des gens pour satisfaire leur désidérata. Dans cette optique, il est courant de voir des lois impersonnelles pour des fins sordides. Il est important d’admettre que notre pays aurait pu éviter beaucoup de situations dramatiques et horribles si la Constitution Togolaise avait été respectée en 2005 après la mort de Gnassingbé Eyadema. La réconciliation nationale aurait été aussi rendue possible et la crise sociopolitique aurait été résolue. L’espoir n’est pas encore perdu puisque l’équation se poserait encore en 2015 où le respect de la constitution revient à la charge. […]

Car L’organisation des élections libres, démocratiques et transparentes dont les résultats reflètent le choix du peuple est une alternative vers des lendemains meilleurs et paisibles et c’est ce qui convient de nos jours au Togo pour avoir vécu par le passé des élections truquées et fraudées ,donc source de contestations virulentes par l’opposition et réprimées avec violence par les forces de sécurité.[…]

L’issue heureuse du dialogue inter Togolais qui a accouché l’Accord Politique Global le 20 Août 2006 fut un important pas qui devrait déclencher le processus de réconciliation nationale avec dépassement de soi et rapprochement des opinions malgré les divergences. Contre toute attente, les clauses de cet accord sont encore stériles et improductives puisque les réformes attendues se heurtent au calcul politicien des dirigeants. […]

4.7 EXTENSION ARAIGNEE DU RESEAU ELECTRIQUE AVEC LA COMPLICITE ACTIVE DE LA CEET ET DE SON MINISTERE DE TUTELLE : UN DANGER PUBLIC 12

[…] « Jadis considéré comme un phénomène clandestin, l’ARAIGNEE se propage et se multiplie sur toute l’étendue du territoire national comme si la CEET l’a finalement adoptée et légalisée : ce qui serait un scandale professionnel et une atteinte flagrante aux droits des consommateurs.

Le MMLK La Voix des Sans Voix tient à préciser que ce comportement est un acte de violence, une indifférence aux soucis des consommateurs et un acte d’incivisme.

A cela, s’ajoutent les autres déficits professionnels criards de la CEET auxquels les consommateurs sont exposés au 21ème et qui méritent d’être exposés notamment :

1- Manque de couverture des localités hautement habitées en courant électrique, donnant ainsi libre cours aux installations massives non conventionnelles et dangereuses.[…] 2- Manque de vision répondant efficacement à l’offre et à la demande, même en pleine ville […] 3- En Complicité avec la CEET, les individus véreux qui hébergent des compteurs des installations ‘‘araignées spolient tranquillement les concitoyens avec des tarifs exorbitants. […] 4- …à cause de ces faux frais sur les factures, la meurtrière TVA pour les foyers et l’imaginaire frais de coupure(2950F) rapportant un net mensuel de plus d’un demi-milliard de nos francs ( 72% des 250.000 abonnés sanctionnés pour non payement de leurs factures dans le délai normal) dont les 450F sont versés à l’Etat , la CEET a choisi de perpétuer ses défaillances qui ne cessent de nuire aux consommateurs . 5- Complicité de sabotage économique et de copinage professionnel, la CEET et ses alliés refusent délibérément d’adopter effectivement les compteurs prépayés, alors qu’elle se plaint de l’irrégularité de paiement des factures, des fraudes de compteurs et de vol d’énergie.

Avec ce triste tableau, la CEET est loin de répondre convenablement et durablement aux besoins des consommateurs en énergie électrique. Alors que cette pratique est une source de danger et d’insécurité pour les usagers. » […]

4.8 ZONES MINIERES AU TOGO : POPULATIONS CONDAMNEES AU TRISTE SORT 13
[…] « En effet, il est regrettable et inconcevable que les zones qui enrichissent l’économie nationale soient lésées et abandonnées par le gouvernement tant d’années en se contentant de leur offrir des miettes et ceci après de d’instantes demandes.

L’ASIPTO et le MMLK La Voix des Sans Voix, étant actifs dans ces zones, ont constaté que depuis 2010, le gouvernement avait affiché la volonté de discuter sur des vraies préoccupations des populations mais les négociations entreprises n’ont donné lieu qu’à des feux de pailles.

Pour cause, certains individus soucieux de leurs intérêts et leurs positions, ont dévié cette nouvelle dynamique à leur faveur se mettant ainsi à tromper le chef de l’Etat en lui faisant croire que les populations vivent désormais du lait et du miel. Alors que toutes les revendications sont restées à l’état primitif sauf l’électrification de quelques rares milieux qui ont d’ailleurs droit.

Rien n’a bougé d’un iota, car les principaux besoins qui devaient être pourvus, comme l’eau potable, les centres médicaux, sociaux et scolaires n’ont jamais connu un début d’application. L’emploi des jeunes n’est qu’un vœu pieux. » […]

4.9 RAPPORT DU MMLK SUR LA FILIERE COTON AU TOGO 14

[…] « La filière du coton au Togo n’est jamais si secouée, mouvementée et la situation est prête à l’éclatement et l’explosion.

Dans notre rapport du 08 juillet 2013, intitulé l’heure de la révélation des vastes magouilles et la corruption du MAEP et l’ARMP a sonné, le MMLK La Voix des Sans Voix, a eu à éclairer l’opinion publique sur ces pratiques ennemies du développement de notre chère patrie, le Togo.

Dans le village d’ADANGBE KPEVE dans la préfecture de Zio, les producteurs viennent de confirmer ces faits iniques de ces individus et autorités indélicates, et n’ont pas caché leur angoisse, indignation et amertume contre les administrateurs du secteur au Togo. Ils menacent, haussent le ton et sont prêts à boycotter la campagne d’achat du coton-graine de l’année en cours. […]

La centaine de personnes qui forment les trois (03) groupements de producteurs du coton de la zone, ont tour à tour raconté les méthodes injustes : de mise à disposition tardive ou en quantité insuffisante des intrants agricoles et des produits phytosanitaires, leurs prix élevés, absence de magasin de stockage, la fantaisie et le retard du prix d’achat et les traitements inhumains dont ils sont victimes de la part des officiels (Encadreurs, Chefs secteur, Equipe d’achat et autres) depuis la campagne des graines jusqu’à l’achat du coton. […]

Plateforme revendicative des paysans d’Adangbe-Kpévé

1. Revoir à la baisse le prix des intrants agricoles

2. Revoir à la hausse le prix du kilo du coton (350F/kg proposé)

3. Mettre fin au déclassement de la qualité du coton acheté

4. Paiement total et immédiat à l’achat du coton avant l’enlèvement

5. Fourniture en temps réel et précis des intrants agricoles

6. Construire un grand magasin pour le stockage des intrants et le coton récolté

7. Mise en place d’une micro finance rurale spécifique au préfinancement des paysans

8. Rapprocher l’Administration de la NSCT des paysans d’Adangbé-Kpévé en ouvrant un sous-secteur

9. Construire un bâtiment scolaire

10. Revoir la composition de NPK 15-15-15 pour sauver nos terres, car le rendement diminue d’année en année même on y met plus d’intrants.

11. Aménager la piste rurale Adangbé- …

12. Enlever toute opposition aux paysans de se constituer en syndicat.» […]

4.10 RAPPORT SUR LES CONDITIONS DE TRAVAIL ET DE VIE DES EMPLOYES DE WACEM (WEST AFRICAN CEMENT) A TABLIGBO AU TOGO 15

[…] « En effet, la situation dans les sociétés de la zone franche au Togo en général et à WACEM en particulier est critique et alarmante. Travailler dans la Zone Franche, n’a rien à envier aux travaux forcés sous la forme de l’esclavage moderne. Car les gens travaillent beaucoup, durs dépassant les heures conventionnelles mais leurs salaires atteignent difficile la planche du SMIG (35.000 FCFA) par mois. Par exemple, avec 8 heures de travail pour un salaire journalier de 1.200 FCFA à raison de 150 FCFA par heure ; ou ailleurs, 8 heures de travail pour un salaire de 800 FCFA à raison de 100 FCFA par heure …. . Dans cette pléiade d’injustices et d’atteintes aux droits humains, les opérateurs économiques notamment les employeurs indiens sont indifférents et souvent en complicité avec les nationaux ‘’les tacherons ‘’, les dérives et les dérapages ne font qu’augmenter et persister.

Une enquête dans les sections affiliées à WACEM notamment PAPER BAGS , nous a permis d’avoir des témoignages des ouvriers dont voici :

TEMOIGNAGES DES OUVRIERS DE PAPER BAGS (WACEM)

[…] « …Dans la plupart des sections, nous travaillons auprès des machines à risques (perte des doigts ,des bras ,des blessures à la têtes, au pied, aux pieds et autres ; sans mesure de sécurité : casques, chaussures, gants et lunettes ….Il en est de même pour les électriciens qui travaillent sur une haute tension de 600 ampères sans ceintures de sécurité et consorts. Les pièces de rechanges des différentes machines sont vétustes. Les électriciens, les mécaniciens et les opérateurs sont obligés de fabriquer eux-mêmes ces pièces de rechanges pour faire fonctionner les machines mais ils ne sont reconnus à leur juste valeur .En attendant leurs arrivées tardives, la situation se complique davantage avec les fréquences des pannes. On n’a pas le temps de s’asseoir ; à peine 2 heures pendant 8 heures de travail. Donc tout le travail s’effectue debout. Ce qui fait que nous souffrons souvent des maux de reins, de tête, de ventre, de rhumes à cause du gaz et de la poussière dégagée par les machines .Nous souffrons aussi du vertige et de l’anémie. En cas de maladie, les traitements sont limités aux premiers soins avec paracétamol, médicaments et injections de moindre cout. Les accidents de travail ne sont pas pris en charge ni indemnisés et ils se comptent par milliers et la plupart sont aujourd’hui des handicapés. En état d’incapacité et d’invalidité dument constaté par un médecin, les gens sont purement et simplement licenciés… ». […]

4.11 QUELLES ELECTIONS ET QUELS ELUS POUR LE TOGO D’AUJOURD’HUI, OU SEULE UNE MINORITE S’ACCAPARE LES RICHESSES DE LA NATION ? 16

[…] « Quant au peuple souverain au nom duquel tous les acteurs politiques prétendent parler et agir, il ne semble qu’être pris en otage et est victime des personnes démesurément ambitieuses et illusionnistes toujours attachés à leurs intérêts personnels. Cela est d’autant plus plausible au point que les voix de ce peuple sont bafouées et ne sont jamais véritablement prises en compte surtout lors des scrutins électoraux. Un examen rétrospectif sur les consultations électorales dans notre pays, a clairement certifié que les résultats publiés après le vote, n’ont jamais reflété l’aspiration populaire exprimée dans les urnes. C’est ce sort que le peuple Togolais a connu pendant les différentes élections organisées. […]

Pendant 20 ans, c’est dans ce climat d’hypocrisie et d’aberration que les relations sont établies entre l’électorat et les élus. Ces derniers ont eu tout pour leur compte et sans en abuser de leur mauvaise foi ; seuls quelques rares élus comptés au doigt, ont pu répondre partiellement à leurs promesses électorales.

Que faut –il faire en 2013, une année qui est annoncée comme celle de plusieurs élections ? Le peuple étant détenteur du pouvoir, il est appelé à faire un examen minutieux de conscience pour éviter d’être emballé dans la triste et ennuyeuse expérience du passé. » […]

4.12 LETTRE OUVERTE AUX JUGES, MAGISTRATS ET AUX PROFESSIONNELS DU DROIT DU TOGO 17

[…] « Après une minutieuse analyse et un regard rétrospectif sur la crise Togolaise, il nous est donné de constater malheureusement que le déni de droit, l’injustice, l’instrumentalisation et la dépendance des instances judiciaires du pouvoir politique font intégrante des causes majeures de l’enlisement et de la dégradation de la situation sociopolitique et économique du pays.

Il est manifestement clair aux yeux des citoyens et des justiciables que vos responsabilités sont assez lourdes et ne souffrent d’aucune contestation .Car les faits sont légions et parlent horriblement d’eux-mêmes.

Faudrait-il revenir sur des procès tordus, biaisés et monnayés ? Que dire des arrêts, des jugements et des décisions iniques et tronqués au grand dam et désespoir du public ? Devrait-on s’en passer de la puissance des effets des billets de banque qui inondent et abondent les tiroirs de vos tables pour faire taire le droit et la justice ? Qu’en est-il des ordres que vous recevez par coups de fil téléphonique ou par message pour faire la volonté d’un supérieur ou d’un prince au détriment du droit et de la justice? Avec quoi transformez-vous si magistralement et habilement le mensonge en vérité et vice-versa ? Vous avez détourné la VERITE DES URNES et confisqué à plusieurs fois la victoire du peuple au profit des usurpateurs et des démagogues. » […]

5. LE PASTEUR EDOH KOMI EST UN CITOYEN EPRIS DE JUSTICE, QUI LUTTE !

A travers ces quelques exemples d’une action constante et déterminé en faveur des droits de la personne humaine, chacun, au Togo où au sein de ladite communauté internationale, peut ainsi mesurer le degré de dangerosité pour l’ordre public de l’action du Pasteur Edoh Komi qui n’est ni un activiste ni un dangereux criminel ! Tout simplement un citoyen épris de justice, qui lutte au quotidien pour l’amélioration des conditions de vie et du bien-être de ses concitoyens !

Dans les faits ce n’est pas le Pasteur Edoh Komi qui constitue un « trouble à l’ordre public », mais le clan Gnassingbé (aujourd’hui Faure Gnassingbé et ses gouvernements successifs) ainsi que certains membres qui exercent une parcelle de pouvoir au sein des institutions du Togo, au rang desquelles la Justice. Ce sont eux qui créent les conditions du « trouble à l’ordre public », en accaparant le pouvoir au mépris de la vérité des urnes depuis 49 ans, ce qui permet à une partie de l’oligarchie de détourner à son compte exclusif l’essentiel de la richesse nationale, au détriment des citoyens du Togo.

L’incarcération du Pasteur Edoh Komi le 11 mars 2016, à l’initiative des autorités judiciaires du Togo, pourrait indiquer que cette institution ait agi davantage dans un esprit de revanche que par volonté de faire respecter le droit. Au demeurant, il s’agirait plus d’une opération punitive qui touche tous ceux qui « osent » mettre en cause la « bonne gestion du pouvoir ». C’est le sentiment qui domine lorsque l’on se réfère aux termes employés par le Pasteur Edoh Komi dans sa lettre ouverte aux magistrats du Togo le 8 juin 2013 :

[…] « Mesdames, messieurs les professionnels du droit,

Nous voudrions vous rappeler que vous restez devoir énormément au peuple Togolais de par moult actes et décisions judiciaires du passé qui ,en général ,ont déformé ,désorienté et paralysé le cours de l’histoire de la nation. Ces faits sont d’autant plus graves que la question est de savoir si l’histoire pourrait être écrite sans s’y référer en vous absolvant. D’aucuns pensent que cela peut être possible si illico presto vous preniez conscience et vous vous engagiez dans la voie de la réparation des dommages dans une nouveauté d’esprit et de changement de mentalité. Aussi, le Mouvement Martin Luther KING s’inscrit –il dans cette logique en vous adressant cette lettre ouverte guidée par un seul souci de « JUSTICE, DE DROIT ET DE DIGNITE POUR TOUS » en vue d’un véritable état de droit au Togo. Or, pour y parvenir, il vous faut rompre définitivement avec les vieilles méthodes qui sont ennemis de la Justice notamment la dépendance du pouvoir politique à travers l’instrumentalisation et les tribunaux aux ordres.

Sachant que ce chantier de réforme et de changement auquel le Mouvement Martin Luther KING vous appelle ne pourrait être que l’œuvre d’une poignée d’entre vous ,il y a lieu de ne jamais perdre de vue que rien de durable et d’efficace ne peut être fait sans le courage ,l’endurance ,la persévérance ,la fermeté ,la détermination et l’abnégation .C’est à ces nobles vertus que nous convions tous ceux qui acceptent écrire en mine d’or leurs noms dans le registre des braves et héros compatriotes qui ont combattu pour l’intérêt national.

L’heure est grave et c’est le moment propice pour vous de démontrer et d’appliquer les cours de droit et de magistrature que vous avez appris dans les grandes universités pour la satisfaction des uns et des autres. C’est le souhait et le désir ardent de tous les Togolais qui ont longtemps souffert d’une justice à double vitesse dont les riches et les forts sont toujours vainqueurs au détriment des pauvres et des faibles.

Pour le Mouvement Martin Luther KING, il se pourrait que vous ne saviez pas mais maintenant vous le savez ; il se pourrait que vous n’étiez pas conscients mais maintenant vous en êtes conscients, alors vous n’aurez plus d’excuses valables en cas de récidives.

Il convient de vous rappeler que tous ceux de vos prédécesseurs qui ont résisté à la justice et à la vérité en servant la cause des individus au détriment de la nation, ont fini dans la honte, dans l’humiliation, dans l’opprobre et la disgrâce. Que ces exemples vous servent de leçons et vous disposent à se mettre au service du droit tel qu’il est. » […]

La fébrilité de la justice togolaise à l’égard du Pasteur Edoh Komi en 2016, semble résonner davantage comme une sorte de revanche de l’institution que comme une action en faveur du droit !

A moins que les magistrats du Togo, dans un esprit sans rapport avec le droit et la justice, aient jugé utile d’envoyer le Pasteur Edoh Komi à la prison de Lomé, afin que celui-ci mettre à profit son séjour forcé pour soutenir les prisonniers et faire valoir leurs droits pour des conditions d’incarcération décentes et dignes du 21ème siècle, ce qui est loin d’être le cas au Togo ?

Il est cependant permis de douter de cela, dans la mesure où depuis de nombreuses années, malgré les actions menées par les organisations de défense des droits humains et de la personne pour l’amélioration de la condition carcérale au Togo, leurs propositions sont restées lettre morte et superbement ignorées par les gouvernements successifs de Faure Gnassingbé.

Après la sortie du Pasteur Edoh Komi, de la prison de Lomé où il n’avait rien à y faire, il y a donc urgence à obtenir l’abandon des poursuites à son égard.

6. RECOMMANDATIONS DE CVU-TOGO-DIASPORA

La libération récente du Docteur Antoine Randolph, à laquelle Cvu-Togo-diaspora a pris sa part, démontre que l’action concertée et coordonnée, au niveau national comme international avec le rôle de la diaspora togolaise, montre qu’il est possible de faire reculer le pouvoir de Faure Gnassingbé. Ce qui a été fait pour le Docteur Randolph doit l’être également pour le Pasteur Edoh Komi, « La Voix des Sans voix », sans calcul, de manière tout aussi déterminée pour, pour l’abandon total des après sa sortie de la prison de Lomé où il n’aurait jamais dû aller.

Toujours aussi combatif et déterminé, le Pasteur Edoh Komi a tenu à rassurer ceux qu’il défend dès sa sortie de prison ce 30 mars : « rien n’émoussera notre engagement, ni notre détermination à lutter contre l’injustice et l’arbitraire au Togo ».

Cvu-Togo-diaspora appelle donc :

Tous les citoyens togolais, les Sans voix, comme tous les autres, à se lever massivement pour exiger l’abandon de toutes les poursuites à l’encontre du Pasteur Edoh Komi, défenseur par excellence de leurs droits et de leurs libertés ;
Toutes les organisations de défense des Droits Humains et partis politiques du Togo, à mener des actions ciblées et collectives pour obtenir l’abandon des poursuites pour tous les prisonniers incarcérés pour des motifs non éclaircies et toujours sous le coup de l’arbitraire des « libérations conditionnelles »;

Tous les membres de la Diaspora togolaise et aux organisations de la Diaspora, à initier toutes les actions possibles et légales auprès des autorités de leur pays de résidence pour faire connaitre la situation du Pasteur Edoh Komi et demander leur intervention auprès des autorités togolaises pour obtenir l’abandon de toutes les poursuites contre toutes les personnes encore sous le coup de la liberté provisoire pour des faits non prouvés ;

Le président français François Hollande et son gouvernement, à intervenir auprès de Faure Gnassingbé et du gouvernement du Togo, pour exiger l’arrêt du harcèlement des défenseurs des droits humains, des journalistes et du Pasteur Edoh Komi, « La Voix des Sans voix » ;
Au pape François 1er, dont l’action concrète en faveur des pauvres n’est plus à démontrer et qui a récemment fait l’honneur à Faure Gnassingbé de le recevoir, de lui demander d’assurer la protection du Pasteur Edoh Komi, l’un des plus actifs défenseurs des pauvres et des Sans Voix au Togo !
Ce sera ainsi le moyen de faire vivre par un acte concret les préceptes de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme adoptée en 1948 par l’Assemblée Générale des Nations unies :

« Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables, constitue le fondement de la liberté et de la justice et de la paix dans le monde, considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde ou les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamée comme la plus haute aspiration de l’homme, considérant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint en suprême recours à la révolte contre la tyrannie et l’oppression…»

François FABREGAT

Directeur de la Communication, cvu-togo-diaspora.org

ffabregat@cvu-togo-diaspora.org

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