LE MARIAGE : Une Obsession chez certaines filles Maliennes

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Mais, comme je me suis résolue à ne pas revenir en arrière, je me suis accrochée malgré les problèmes. Je fais semblant de vivre dans le bonheur puisque je travaille et j’ai de quoi m’entretenir

C’est connu. De nos jours, le mariage est devenu un signe de réussite, sinon un point d’honneur pour ceux ou celles qui pensent qu’il faut nécessairement juste se lier à une personne pour se caser et être ainsi à l’abri du regard.
Surtout qu’arrivées à un certain âge, les femmes sont encore plus obnubilées par la recherche, à tous les coups, d’un mari. Elles plongent quelque fois tête basse, sans a priori savoir dans quelle mare elle se baigne. Parce que la société les a trop poussées en leur reprochant de ne pas être mariées comme les filles de bonne famille, elles n’ont plus le choix. elles s’accrochent, sans trop y croire, à l’alternative. Les grandes théories sont toujours servies pour nourrir ce sentiment de vouloir peindre sa vie de femme « honnête » dans les liens de mariage. Alors, dans le stress de trouver chaussure à leur pied, elles font le plus souvent le mauvais casting. D’où les nombreux divorces et autres peccadilles qui survolent la sphère des foyers.

Quand on sait que le mariage doit être une affaire sérieuse où un homme et une femme décident, dans un amour sincère et pur, de s’unir pour le meilleur et pour le pire (c’est-à-dire qu’il faut affronter les problèmes ensemble), il faut bien réfléchir avant de faire l’aventurier. Et c’est dommage, c’est ce que la société veut actuellement. Alors, devant les exigences pour un mariage réussi qui ferait le bonheur de toute la famille, il se joue souvent les scénarii les plus alarmants. Et souvent, au finish, ça ne passe pas. ça casse !

Aminata Doumbia, 33 ans 

« J’ai réussi ma vie professionnelle parce que j’ai eu un job bien rémunérée qui me permet personnellement de vivre dignement. J’ai ma voiture et je me permets même d’aider ma famille. Alors, j’étais là à attendre que mon mec qui a tous ses diplômes mais chôme encore trouve du travail pour qu’on se marie, quand chez moi, on arrête pas de me considérer comme une vieille fille de 30 ans.

Et encore, à chaque fois que je croise un parent ou une connaissance, c’est la même rengaine :Toujours Rien ! Oui, je voudrais bien mais… Alors, cela est devenu une psychose chez moi. Je déprimais et commençais- ce que je n’ai jamais fait auparavant – à emmerder, il faut le dire, mon petit ami. C’est ainsi que nos relations ont commencé à sentir le roussi. Alors, un jour un homme d’affaires est arrivé à notre bureau. Il n’avait d’yeux que pour moi et mes camarades de bureau m’ont poussée.

Ou, c’est moi qui me suis jetée sur lui. J’avoue même que je suis allée voir un marabout qui m’avait prédit le bonheur parfait. Alors j’ai sauté le balai. Les calvaires ont commencé même le lendemain de mon mariage. Le gars qui avaient deux femmes n’avait même pas le temps de s’occuper de qui que ce soit. Il ne pensait qu’à lui. Alors, je n’ai compris comment j’ai pu tomber dans les bras de cet homme. Deux ans après, j’ai fini par divorcer avec un enfant dans les bras. Et voilà, un parcours dans le vide pour revenir à la case de départ. Je m’en veux aujourd’hui. Mais, je me refais une vie avec beaucoup de regrets. »

Ramata, 35 ans 

« Auparavant, je repoussais tous les prétendants. je m’étais résolue à un moment de ma vie de femme d’accepter le premier venu. Quand j’ai entendu une des chansons de Oumou Sangaré (musso denbè yé furuso) allant dans ce sens. Je suis tombée alors sur un mécanicien qui avait son petit garage. Il m’a marié et je vis en polygamie. L’autre a fini par prendre la tangente et ce n’est pas moi l’auteur de son départ. C’est parce que notre homme peut devenir parfois, excusez du terme, chiant quoi.

Mais, comme je me suis résolue à ne pas revenir en arrière, je me suis accrochée malgré les problèmes. Je fais semblant de vivre dans le bonheur puisque je travaille et j’ai de quoi m’entretenir. C’est dur de vivre certain problème mais moi, je me suis dite que j’ai fait le choix de me marier à cet homme. J’y suis, j’y reste. En tout cas, je me bats pour ne pas détaler un jour. »Dans son euphorie de prendre une seconde femme, j’en ai profité pour demander le divorce. Il a aussi accepté. Aujourd’hui, je vis tranquillement sans problème et songe me remarier. Pas comme avant. »

Adja, 27 ans « Mon ménage a été un enfer.

 

Oui, jamais mes parents n’ont levé la main sur moi et voilà que mon mari se permet de me battre. Je suis souvent revenue à la maison pour protester, mais ma mère s’oppose toujours à un divorce. Elle ne voulait pas que je sois indexée parce que personne n’a jamais divorcé dans la famille. Alors, je suis restée encore.

Et Dieu a fait qu’un jour j’ai eu une proposition de poste dans la boite que j’étais pour un travail au Sénégal, je n’ai pas hésité et curieusement mon homme, qui était contre au départ, a accepté. J’ai fait un an là-bas et finalement mon homme qui est un chaud lapin s’est résolu à prendre une autre épouse. Dans son euphorie de prendre une seconde femme, j’en ai profité pour demander le divorce. Il a aussi accepté.

Ousmane, 40 ans

 

Le souci d’une femme qui veut vaille que vaille se marier a trompé ma vigilance et faussé mon choix. C’est parce qu’elle était acculée par sa famille que, oumou, appelons- là ainsi n’arrêtait pas de me dire après deux mois de sortie que seule le mariage l’intéresse et rien d’autre. Je la croyais sincère vue la manière dont elle abordait le sujet et son comportement que je pensais exemplaire.

C’était une vipère. J’ai fini par la marier malgré que j’aie un peu hésité avant de me lancer. Il faut dire que je l’aimais. On n’a pas fait 2 mois de mariage qu’elle commençait à me montrer son vrai visage. Non mais, je n’ose pas dire tout, mais

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