Le complot occidental en Syrie agonise

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La victoire enregistrée par l’Armée arabe syrienne dans la région de Qoussair n’est pas une exception mais une tendance générale confirmée. Les gangs terroristes takfiristes s’effondrent en raison du recul du soutien populaire à la rébellion armée.

La règle historique indiscutable est que toute force militaire, même s’il s’agit d’une armée puissante, nombreuse et bien équipée, perd ses capacités de résistance si elle ne jouit plus d’un environnement social favorable. Que dire alors de groupes de mercenaires assoiffés de sang, venus de 82 pays différents, qui commettent les pires crimes contre les populations locales. Le dernier en date étant, dimanche, l’exécution d’un enfant de 15 ans devant sa famille pour blasphème. Plus grave encore, le peuple syrien a découvert que ces groupes sont étroitement liés à Israël. Commentant la situation en Syrie, le chef des services de renseignements allemands, cité par le Der Spiegel, a reconnu que l’armée syrienne allait poursuivre son avancée pour reprendre le contrôle de la plupart des régions ces trois prochains mois. Cette évaluation rejoint les informations selon lesquelles le qatari Hamad Ben Jassem a exprimé devant le président Barak Obama ses craintes de voir une victoire de l’Etat syrien sur les gangs takfiristes que les dirigeants qataris ont créés, formés, entrainés et financés.

Le grand déséquilibre des rapports de forces en Syrie, en faveur de l’Etat national, apparait de plus en plus clairement. La popularité croissante du président Bachar al-Assad n’est plus un secret. Même les rapports de l’Otan affirment que près des deux tiers des Syriens soutiennent leur président. Il est évident que ce sondage, commandé par des puissances membres de l’Otan, a été réalisé dans les zones qui échappent au contrôle de l’Etat.

Ces réalités résultent de l’attachement d’une majorité de syriens à leur Etat, à l’indépendance de leur pays et à leur armée. Le fait que le projet hégémonique ait utilisé les groupes takfiris comme principal outil a permis aux Syriens de comprendre très vite la nature du complot occidental qui cible leur patrie, et qui vise à déchirer le tissu national des peuples de la région. Le projet occidental s’est brisé sur un bloc transcommunautaire, qui comprend une bonne majorité de sunnites et de chrétiens orientaux, qui affichent des choix arabes et nationaux. Si ce bloc n’existait, l’Etat se serait effondré depuis longtemps.

Les événements en Turquie sont une expression supplémentaire des revers successifs subis par l’alliance anti-syrienne. Ils se reflètent dans l’impuissance et la confusion qui caractérisent l’action des Etats-Unis. La purge opérée par Barak Obama au sein de son administration en est la preuve: Hillary Clinton, David Petraeus, Robert Ford… autant de figures qui ont disparu de la scène ou sont en voie de disparition.

Un an après l’accord de Genève, il est clair que les Etats-Unis et avec eux les monarchies rétrogrades du Golfe et le gouvernement du mirage ottomane, ont épuisé toutes les possibilités pour intensifier leur agression contre la Syrie. Mais en dépit des gigantesques moyens mis en œuvre, cette alliance s’est brisée sur la résistance de l’Etat national syrien, de son armé et du peuple, sans compter la détermination et la volonté d’acier du président Bachar al-Assad. Les solides alliances  régionales et internationales bâties par la Syrie ces dernières décennies ont également constitué un atout majeur qui a renforcé les capacités de résistance de la Syrie.

Ghaleb Kandil

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