Laurent Gbagbo: Né pour vivre au rythme des saisons

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 Arrivée de Laurent Gbagbo à Kordhogo ( Photo exclusif de Lynx Togo)

Le barbu rebelle qui le salue n’est autre que Fofié Kouakou recherché par le TPI pour avoir mis 50 Ivoiriens dans un container jusqu’à leur dernier souffle. L’ONUCI assiste à la manoeuvre.

Quand le roi Héron lançait à son peuple d’apprendre à vivre au rythme des saisons, Laurent Koudou Gbagbo n’était encore que cendres. Mais tout porte à croire de nos jours, qu’il bénissait par ses mots un africain: Laurent Gbagbo. Son père qui a servi aussi dans la coloniale, ne pouvait rentrer dans l’histoire s’il n’avait pas enfanté un fils appelé Laurent Gbagbo. De sources dignes de foi, l’homme aurait lâché dans sa vie qu’il mourra comme héros ou ne connaîtra jamais la mort. Pour ses adversaires français comme guignols africains, il est le plus grand dictateur de tous les temps. Autant réveiller François Mitterrand de son caveau et lui demander combien il a fait tuer en Algerie (17.000) pour ne jamais être cité comme dictateur ou mieux, toquer aux portes de la mairie de Bordeaux où trône Alain Juppé et lui demander le degré de sa complicité dans le génocide rwandais pour qu’on ne le compte point parmi les criminels ou comme dictateur! Il est vrai que l’histoire des guerres est écrite par les vainqueurs et consommée par les peuples. Mais le hic ici est qu’un outil appelé Internet qui ne permette plus de cacher l’horreur de la guerre est bien né. Ouattara aura beau chercher les meilleurs stratèges, Ouattara aura beau aligner les médias les plus puissants du monde, les dés sont dans les seules mains de chaque africain qui font de lui un criminel de guerre des temps modernes. Un sangsue qui boit le sang des civils ivoiriens sans pitié. Il a beau se cacher derrière l’alcool pour montrer un visage bon enfant lors des audiences, le libéral du FMI n’est autre qu’une pourriture venue en Afrique de l’ouest pour polluer le climat d’entente entre les pays, entre les peuples.

Ouattara et l’illusion du pouvoir

En Côte d’Ivoire, s’il y a un qui ne sait où il va ni ce qui l’attend, c’est bien Ouattara Dramane Alassane. Il fallait qu’il soit au pouvoir, le voilà. Mais tous les attributs qui faisaient de Laurent Gbagbo un président fier et digne, semble lui manquer. Et il n’a pas tord Alassane. À 69 ans, il a passé plus de 50 ans à l’extérieur du pays. Sa Côte d’Ivoire, s’il en est vraiment un fils, lui est aussi étranger. Aucun fils d’un pays, quelque soit le degré de sa folie, ne peut aller demander qu’on vienne larguer des tonnes de bombes et des containers de missiles sur un peuple pour un pouvoir de 5 ans, seulement de 5 ans! Il faut lire son discours daté d 22 avril 2010 face aux officiers de l’armée pour jauger le degré d’arrogance de l’homme et le petit stratège politique qu’il est. On se demande quels soldats de rang intelligent peut-il aller encore se faire tuer pour Ouattara quand lui-même a fait jeter des bombes et des missiles sur le camp d’Agban où pour la seule nuit 2703 soldats civils comme militaires ont péris. Pis, quand le rebelle, et milicien Ibrahim Coulibaly, dit IB, lui rappelle sur la tribune de Genève qu’il n’y a pas une armée mais des milices avec chacun une chefferie, Alassane semble ne rien voir, ne rien entendre. Le soldat, désormais général avec trois étoiles, lâche dans ses mots: «Seuls les officiers de l’armée qui cherchent des postes se sont ralliés à Ouattara. Mais aucun ne s’est rendu avec sa troupe. Les hommes sont avec leurs armes dans les rues et représentent un danger pour la nation. S’ils sont rassurés, s’ils ont des personnes dignes pour les diriger, ils y retourneront. Mais ils ne se mettront jamais sous le commandement des types comme Wattao ou Shérif Ousmane (ex chef rebelles, qui commandent les FRCI aujourd’hui ndlr). Ils craignent pour leur vie. Ils veulent bien rentrer dans les casernes mais en s’assurant qu’il n’y aura pas de représailles ». Plus loin, IB ouvre la boîte à Pandores : « Pour l’instant, à qui pourrions-nous nous rallier ? Qui commande quoi ? L’armée de Ouattara est une milice, il n’y a pas de chef, mais des chefferies. C’est un pouvoir hybride et tout pouvoir hybride est dangereux ».

Au lieu de voir la réalité et reconnaître qu’on a recruté pour la seule journée du 22 avril 2011 plus de 4000 patriotes après le message lancé dans sa cachette de Charles Blé Goudé et faire profil bas, il a voulu jouer au roi nègre. Dans ses trémolos à la Pangloss, on peut lire cette phrase lors de sa réunion avec les vrais-faux nouveaux commandants de son FRCI : « Nul ne doit être détenteur d’armes de manière illégale, sans quoi il faudra les désarmer par la force ». Comme s’il avait une armée digne de ce nom si ce n’est des miliciens! Et pour le reste, ce n’est pas dans quatre murs d’une prison que Laurent Gbagbo qui a fait la prison déjà sous Alassane Ouattara va s’écrouler. Comme pour dire moi Laurent Gbagbo, je vis au rythme des saisons. Laurent, ceux qui t’ont connu te saluent !

Camus Ali Lynx.info

 

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