La raison n’a pas encore quitté l’Afrique

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Luanda – Le gouvernement angolais dénonce vigoureusement la campagne de dénigrement selon laquelle des mercenaires ou soldats angolais ont été vus en Côte d’Ivoire, souligne un communiqué sur la crise dans ce pays d’Afrique occidentale, publié vendredi, à Luanda.

A ce propos, l’Exécutif angolais considère que ces fausses informations s’inscrivent dans l’habituelle stratégie d’ingérence extérieure dans les affaires du continent, visant à dénigrer leurs dirigeants et institutions, et manipuler davantage l’opinion publique pour justifier l’inévitabilité de la guerre.

Dans le document, le gouvernement souligne qu’il continue d’accompagner avec grande préoccupation, l’évolution de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire qui court le risque d’aboutir à un conflit aux conséquences imprévisibles, susceptible de mettre en cause la stabilité en Afrique occidentale.

Selon la source, le fait d’être une région, déjà fragile, avec des processus de stabilisation en cours dans plusieurs pays où les systèmes démocratiques sont récentes, après de longues guerres qui ont marqué tragiquement la sous-région, notamment au Libéria, en Sierra Leone, en Guinée-Conakry , en Guinée-Bissau et au Niger.

Selon la déclaration, cette préoccupation devient plus grande alors qu’on s’approche aux nouvelles élections dans la région qui peuvent être affectées par la situation en Côte d’Ivoire et créer de nouvelles tragédies dans le continent.

Le gouvernement angolais constate avec beaucoup d’appréhension le fait que toutes les mesures prises jusqu’à présent par la communauté internationale conduisent la Côte d’Ivoire inévitablement à la guerre.

A ce propos, le document souligne que la célérité avec laquelle ce processus dégénératif se déroule est, non seulement un indice de graves anomalies et des facteurs qui, avant, pendant et après les élections, ont contribué et continuent à affecter négativement la situation critique qui prévaut dans ce pays.

Le document souligne être « étrange que dans un délai de cinq jours, l’on ait pris au niveau international des mesures radicales et extrêmes que nous savons, sans que d’une part, toutes les réclamations du propre scrutin soient dûment analysées et correctement évaluées pour déterminer, non seulement le gagnant, de façon inéquivoque, mais aussi de dissuader toute contestation et, d’autre part, sans avoir utilisé les moyens de résoudre pacifiquement le conflit par le dialogue et la négociation, conformément aux normes acceptées universellement dans ces cas.

Après avoir révélé qu’est parvenu au gouvernement angolais des contacts de diverses entités et pays dans le sens de son implication dans une éventuelle médiation, pour une solution à la crise en Côte d’Ivoire, réaffirme être favorable « à une solution pacifique et négociée du conflit ivoirien « 

Il déplore, toutefois, que les puissances étrangères au continent encouragent d’autres pays africains de la sous-région à faire la guerre comme moyen de résoudre un problème qui, selon les autorités angolaises, peut et doit être résolu pacifiquement.

« Pour le gouvernement angolais, la crise en Côte d’Ivoire est une question africaine et il incombe aux Africains d’en assumer la responsabilité. Ainsi, l’Union africaine devrait assumer la responsabilité de cette situation pour éviter que ce conflit dégénère irréversiblement à une catastrophe humaine, en utilisant toutes les ressources à sa disposition », conclut le document.

Source: portalangop.co.ao

 
 

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