La politique d’un pays ne doit pas être soumise à la guerre de clans familiaux, comme cela se passe dans la Mafia

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MO5-togo.com : Les démocrates Togolais vous apprécient bien parce que vous n’usez pas de la langue de bois pour répondre à leurs interrogations existentielles : par exemple, vous expliquez, toujours avec clarté, les mécanismes économiques de nos malheurs, ces malheurs qui nous désorientent jusqu’à la résignation, pour ensuite nous tourner vers Dieu pour exaucer nos prières. Mais, heureusement que, par vos interventions médiatiques, à forte résonnance dans le public, vous contribuez à l’éveil de beaucoup de consciences désespérées, comme le faisait aussi bien votre grand ami, Atutsè Kokouvi Agbobli, mort dans des conditions mystérieuses et inexpliquées le 15 août 2008.

Qu’est-ce qui vous a fondamentalement rallié à KOFI YAMGNANE ?

Nadim Michel KALIFE : Tout d’abord, je vous remercie pour votre confiance en ma compétence à analyser les problèmes togolais. Ensuite, je tiens particulièrement à rendre un hommage spécial à mon vieux camarade de classe du Collège St Joseph, « Joachim » AGBOBLI,  signant AKA, qui aurait pu devenir un acteur majeur de cette  période pré-électorale, lui, qui a tant lutté pour l’avènement d’un nouvel ordre social et politique au Togo. Aussi, dois-je déplorer qu’aucun Parti de l’Opposition n’ait jugé utile de brandir son Martyr, en l’honorant ensemble avec celui de Tavio Amorin et de David Bruce, ce trio de Martyrs de la Vérité Togolaise, qui ont été lâchement assassinés alors qu’ils cherchaient à dévoiler la Vérité de fonctionnement du Pouvoir.

Pour répondre à votre question délicate, concernant mon ralliement à KOFI YAMGNANE, je vous donnerai la première réponse que voici :

C’est un choix politique grave que le vote de 2010 : il nous engage pour les 5 années à venir, de 2010 à 2015. Il  s’agit d’élire le prochain PR, alors que notre pays vit avec les 2 bras cassés, les 2 camps électoraux du Sud et du Nord,  tel que cela a été révélé aux dernières élections législatives d’octobre 2007. Cela m’a révélé douloureusement une vraie FRACTURE SOCIALE entre les supporters Nordistes de FAURE et ceux Sudistes de GIL : ils se comportent en ennemis fanatiques et non en adversaires tolérants, parce que chacun des 2 camps vomit l’autre comme si c’était deux religions. Cela confirme le refus de l’alternance au pouvoir qui est de règle en tout système démocratique. En système démocratique, si un Parti politique ou un PR sortant n’a pas fait le bonheur du Peuple durant son mandat, il se fait battre aux élections et il cède sa place à l’adversaire. Mais cela n’arrive pas encore au Togo parce qu’il y a un blocage régionaliste, qui continue à faire voter les électeurs du Nord pour le RPT et FAURE Gnassingbé, alors même que la situation économique et sociale dans le Nord est devenue plus désastreuse que du temps d’Eyadema. POURQUOI cela?

C’est qu’il s’agit, en fait, comme l’a déclaré le rapport des Autorités à l’issue des dernières législatives, d’un affrontement à caractère régionaliste. J’en ai conclu que si l’on se cantonne à voter de la sorte, nous ne sortirons jamais de ce cercle vicieux, et ce sera le Peuple togolais en entier, du Nord au Sud, qui continuera à gémir, sans espérance, comme il le subit, résigné, sans comprendre, depuis ces 20 dernières années.

Donc, pour résoudre cette contradiction suicidaire, il nous faudrait changer le fusil électoral d’épaule et les démocrates devraient donc choisir un autre candidat, pour éviter cette lutte sans fin entre les 2 ennemis irréductibles, GIL et FAURE.

MO5-togo.com :  Comment expliquez-vous qu’on soit arrivé à cela ?

Faisons un rétrospectif historique pour comprendre  ce phénomène désolant. Depuis l’échec de la coalition [CAR+UTD], qui avait obtenu la victoire aux élections législatives de 1994,  les électeurs de l’opposition démocratique, déçus de cet échec des 2 opposants Kodjo et Agboyibo, ont rallié l’UFC et Gilchrist, pour former un seul bloc. Alors, le combat politique changea d’âme : ce n’était plus une lutte pour la conquête des libertés démocratiques, mais une lutte personnelle entre Gnassingbé Eyadema et le fils de Sylvanus Olympio, ce dernier voulant venger son père assassiné dans ses fonctions de PR en 1963. Et, depuis lors, les électeurs togolais tournent en cercle vicieux autour de ces 2 idoles politiques, et le combat démocratique se changea en une sorte de guerre de religions. Et alors, il n’y a plus de changement que par la violence ! Et c’est bien la violence, au sens large du terme, notamment dans les urnes, qui a prévalu dans toutes les élections de 1998, 1999, 2003 et 2005. Par violence, ici, il faut entendre, aussi bien les violences physiques que le boycott des élections pour diverses raisons… Finalement, le souci des conquêtes républicaines s’est évanoui en se transformant en lutte des clans GNASSINGBE et OLYMPIO. Et cela explique pourquoi le CAR, la CDPA et la CPP ont pris leurs distances avec Gilchrist qui utilise le Parti UFC pour conquérir le pouvoir à son profit personnel. C’est comme si Gil disait à Eyadema puis à Faure : « Pousse-toi du pouvoir pour que je m’y mette ». Or, les autres chefs de l’Opposition ne voient pas ce que Gil pourrait apporter de mieux qu’eux-mêmes au Peuple togolais, tant au niveau des progrès des institutions de l’Etat qu’au niveau du développement économique et social du pays. Et ces autres chefs de l’Opposition craignent, à leur tour, que Gil domine seul le pouvoir avec son clan, en usant du seul fait qu’il est le fils de Sylvanus Olympio, Père de l’Indépendance pour laquelle tout le Peuple a lutté. Or, dans toute l’Afrique et particulièrement chez nous, au Togo, l’on dénonce les Présidents qui veulent placer leur fils, comme au Gabon, au Sénégal, au Tchad et, bien sûr, au Togo à travers le cas de Faure. Alors, pourquoi ferait-on une exception pour Gil, qui n’a pas plus de mérite que chacun des autres chefs de Parti d’opposition, alors même qu’il les traite de haut en leur déclarant que ce doit être Lui seul qui doit remplacer le Président sortant, et que sinon, il préfère que celui-ci demeure en place ! Cela est vraiment frustrant… Et depuis cette déclaration de Gil, une fracture profonde s’est établie au sein de notre opposition démocratique qui avait, de ce fait, perdu son caractère républicain : la solidarité s’en est donc évanouie, face à un pouvoir toujours monolithique. L’opposition, née le 5 octobre 1990, s’est alors effritée et son éclatement a laissé un boulevard au RPT… Mais comme cette analyse politique n’est pas connue des électeurs démocrates qui luttent depuis 1990, c’est l’UFC qui a recueilli la plupart des anciens électeurs du CAR, UTD, CDPA, …

MO5-togo.com : Et pourquoi cette nouvelle majorité recomposée n’obtient toujours pas la victoire ?

NMK : La présence de Gil et de « son » Parti l’UFC, fait qu’il se forme un bloc de glace monolithique de la part des électeurs du Nord ainsi que de l’Armée, dès que Gil apparaît devant ou derrière la scène politique. C’est un effet pervers de rejet viscéral de cette figure par  la moitié Nord du pays et par l’Armée, ce qui divise le pays en 2 parties antagoniques. Et l’on sait tous qu’il n’y a pas de réconciliation possible tant que ces 2 ennemis historiques, Gnassingbé et Olympio, se disputent le pouvoir.

MO5-togo.com : Pouvez-vous expliquer, avec détails, cette incompatibilité propre au Togo ?

NMK :  Deux  raisons psychologiques de base expliquent cela. D’une part, la frilosité de l’Armée vis-à-vis de Gil, date de la Conférence Nationale où Gil aurait déclaré que le Togo n’avait pas besoin de plus de 2.000 militaires pour sa Défense Nationale. Eyadema en aurait profité pour dire à l’Armée qu’elle retournerait labourer les champs, si Gilchrist venait au pouvoir : cela a braqué à jamais l’Armée contre Gilchrist, son Parti l’UFC et son clan.

D’autre part, la 2ème raison grave, ce furent les exactions et expropriations commises en 1991/92, contre certains paysans Kabyès établis dans des localités du Sud. Cela avait offert à Eyadema qui saisit cette « occasion » pour rappeler aux populations du Nord, les « Ablode sod’ya » de triste mémoire, composés des milices du C.U.T (ancien Parti du père de Gilchrist) en 1958/62, souvenirs vivaces chez tous les Togolais de plus de 60 ans.

MO5-togo.com : Que proposez-vous comme solution à ce blocage psychologique ?

NMK :  Face à ce blocage culturel au niveau de l’Armée et des populations du Nord, qui sont allergiques à tout ce qui émane de Gilchrist, il faudrait trouver un homme neuf, un vrai Républicain, qui n’a pas trempé dans cette lutte à mort entre les Gnassingbé et les Olympio. Cet homme nouveau doit être capable de réconcilier tous les Togolais, du Nord au Sud, en dépassant le clivage ethnique qui a coupé en 2 le Togo depuis ces 2 incidents survenus  en 1991/92. En effet, face à cette dialectique insoluble entre les 2 ennemis politiques dont la lutte asservit la misère du Peuple togolais à travers des effusions de sang et la crainte des règlements de compte, il faudrait que tous les électeurs se détournent de ces 2 idoles, qui le divisent et le font souffrir indéfiniment. Il faut choisir quelqu’un qui ne soit pas mêlé à cette HAINE entre ces 2 ennemis, devenus inconciliables du fait qu’il est question de venger l’assassinat de Sylvanus Olympio… Et cet état d’esprit génère la PEUR, ennemie de l’alternance au pouvoir ! En effet, la perspective des vengeances du clan de Gil contre celui de Faure, alimente une anxiété permanente qui hante le clan au pouvoir avec ses alliés des populations du Nord et de l’Armée. Et cette crainte d’être,  un jour, humiliés et condamnés par leur ennemi héréditaire, fait qu’ils refuseront toujours l’alternance. Il faut donc une alternative, c’est-à-dire une autre solution, qui soit acceptable.

C’est ce que j’appelle la TROISIEME VOIE pour assurer le changement dans la paix. Et ce candidat doit savoir tourner la page des 20 dernières années, qui nous ont enfoncés dans la peur et la descente aux enfers depuis le 5 octobre 1990. Sans cette alternative, il n’y aura pas de solution durable et paisible à notre crise sociopolitique, ni de vraie  réconciliation dans une vraie paix au Togo. Et ce candidat saura faire oublier La HAINE et la PEUR qu’inspire chaque camp pour l’Autre, GNASSINGBE et OLYMPIO. Je ne vois pas d’autre que KOFI YAMGNANE, parmi tous les candidats déclarés.

MO5-togo.com : Expliquez pourquoi le clan Gnassingbé n’accepte pas l’alternance avec Olympio ?

NMK : La politique d’un pays ne doit pas être soumise à la guerre de clans familiaux, comme cela se passe dans la Mafia. C’est justement cette guerre familiale qui enfonce le Togo dans le chaos depuis 20 ans, en poussant les proches du pouvoir en place à piller les ressources du pays, sans investir pour son développement industriel et agricole, tout simplement parce qu’ils craignent que si le clan opposé des Olympio prenait, un jour prochain, le pouvoir, ils seraient pourchassés en perdant tous leurs biens situés au Togo … Ils préfèrent donc placer leur immense fortune à l’Etranger, ce qui explique pourquoi les privilégiés du pouvoir, qui tirent pourtant des milliards et des milliards du pays, n’investissent pas au Togo, privant la jeunesse togolaise de milliers d’emplois. C’est encore ce qui explique pourquoi le Togo est devenu plus pauvre depuis la mort d’Eyadema en 2005. C’est cela la triste réalité politique togolaise !!!

MO5-togo.com : Donc pour vous le RPT a peur de la candidature de Gilchrist Olympio ?

NMK : Cette haine et cette peur, qu’engendre la candidature de Gilchrist pour les tenants du pouvoir, font qu’ils  ne voudront jamais quitter le pouvoir en alternance politique avec Gil, sans violences extrêmes… et 2005 est encore présent dans tous les esprits pour le démontrer !

C’est pourquoi Gilchrist Olympio n’est pas le candidat recommandé pour obtenir la victoire et réaliser le changement dans la paix durant les 5 années prochaines 2010-2015, au lendemain des élections du 28/02/2010. Et, si certains ne veulent pas admettre cette démonstration lucide, c’est qu’ils sont des « fanatiques » de M. Olympio, notamment des héritiers aveugles d’anciens militants inconditionnels du C.U.T, et qu’ils veulent encore venger l’assassinat de S. Olympio. Ce n’est pas ainsi que l’on gouverne un pays.

L’on n’a pas le droit de soumettre le Peuple à cette vendetta, à la vengeance entre 2 familles. Non ! C’est inhumain et irresponsable envers les 6 millions de personnes, qui attendent depuis 20 ans, dans la souffrance et la misère aggravée. Non ! Ça suffit !

MO5-togo.com : Comment concevez-vous le Président idéal pour le Togo ?

NMK : Il faut un homme nouveau, plein de sagesse et conciliateur, qui n’effraie personne. Il doit inspirer confiance en sa capacité de réconcilier TOUS les Togolais, du Nord au Sud, en rassurant d’abord les populations du Nord et l’Armée qu’il n’y aura pas de chasse aux sorcières, et en rassurant les populations du Sud qu’il établira un véritable Etat de droit, en respectant l’égalité de tous les citoyens devant la Loi, sans discriminations ethniques et sur la base de la compétence et du mérite.

MO5-togo.com : Pourquoi donc avez-vous pensé à Kofi  Yamgnane?

J’estime, à travers le paysage politique togolais, que cet homme-là est KOFI, parmi les candidats déclarés à ce jour. Et je vous avoue que, n’étant pas fanatique comme certains partisans des autres candidats, si un meilleur candidat que KOFI se présentait, pouvant mieux que lui, à la fois, réconcilier TOUS les Togolais, mieux gouverner dans les formes républicaines, et mieux œuvrer au développement économique rapide du pays, je proposerais alors à KOFI de renoncer à sa candidature et de soutenir cet autre candidat-là, car, KOFI aussi, est un vrai Patriote qui ne cherche qu’à bien servir le pays, et non pas favoriser un clan personnel. Il n’en a pas !

MO5-togo.com : Quelle sera la stratégie de gouvernance de Kofi  Yamgnane?

NMK :  KOFI, devenu Président, dissoudra l’Assemblée Nationale existante pour faire élire une nouvelle Assemblée qui reflètera le nouvel état d’esprit de la population qui souhaite un bon changement, sans violences..Il  se concertera avec le PM élu par la nouvelle majorité des nouveaux Députés, pour composer un gouvernement d’Union Nationale, comportant des ministres de tous les courants politiques, sans exclusion, pour pouvoir réaliser son premier objectif, qui est de réaliser une vraie RECONCILIATION NATIONALE, du Nord au Sud. Cette réconciliation commencera par la suppression de tous les privilèges, en vue d’instaurer une véritable égalité de chances entre tous les citoyens devant la loi, pauvres comme riches et sans clanisme. Il fera appel à toutes les compétences, d’où qu’elles viennent, pourvu qu’elles soient honnêtes et qu’elles s’engagent à servir le bien commun du Togo par-dessus leurs intérêts personnels.

MO5-togo.com : Comment convaincre les électeurs togolais pour voter Kofi  Yamgnane ?

NMK :  Il faudrait que, d’ici le 28 février 2010, les électeurs soient informés de ce que pourra leur apporter KOFI, grâce à une campagne médiatique appropriée. Ils voteront alors dans leur propre intérêt, et non plus en suivant les consignes de l’UFC au Sud ni du RPT au Nord, en sachant qu’il faut sortir de cette errance politique qui nous rend malheureux depuis 20 ans. C’est ce que j’appelle « VOTER UTILE » en choisissant le candidat qui saura réconcilier tous les Togolais, du Nord au Sud, qui saura nous sortir du clivage ethnique qui a coupé le Togo en 2 depuis 1991, ce qui nous a empêché de « vivre dans la dignité », comme on le chante si fort dans notre hymne national.

MO5-togo.com : Quelle trace laissera Kofi  Yamgnane  dans l’Histoire du Togo ?

NMK :  Il faut savoir que KOFI, s’il est élu sera un Président de transition, mettant en place de nouvelles institutions républicaines, sans risque de dictature. Son action portera sur la création d’emplois pour notre jeunesse diplômée, les soins maladie, l’électrification de tout le pays, l’enseignement public gratuit pour tous, du primaire jusqu’au supérieur, tout en veillant à éviter tout règlement de comptes entre les divers partisans politiques, et à instaurer une justice sereine qui redonne confiance aux populations et aux investisseurs attirés par une sécurité physique, judiciaire et fiscale, faisant du Togo le prochain pays phare de toute l’Afrique Noire.

Quant aux nouvelles institutions républicaines, Kofi  Yamgnane envisage de les instaurer avec l’accord de la majorité des 4/5 des députés de la nouvelle Assemblée Nationale qui sera élue à la suite de sa dissolution de l’Assemblée existante. Il s’agira d’abord de restaurer la Constitution de 1992 et dissoudre l’actuel parlement.

Quant à l’Armée,  pour Kofi  Yamgnane, il ne s’agit nullement de renvoyer les militaires chez veux, bien au contraire : nous en aurons un grand besoin pour restaurer une sécurité totale sur tout le territoire togolais, en vue de gagner la confiance des touristes et des investisseurs et hommes d’affaires, pour qu’ils viennent très nombreux au Togo, où ils créeront des dizaines de milliers d’emplois pour notre jeunesse déshéritée et oisive. En effet, Kofi  Yamgnane veut que le Togo devienne une plaque tournante du tourisme africain, pour rapporter 200 milliards FCFA par an à notre économie, à terme, soit 10% du PIB, alors que notre armée nous coûte moins  de 25 milliards en tout et pour tout, salaires et équipements compris. Il compte notamment pouvoir mobiliser 12.000 hommes pour assurer la sécurité physique dans toutes nos villes, sur toute notre côte et dans tous les sites touristiques à visiter. Les autres serviront au maintien de la paix dans les pays africains, à la demande de l’ONU, UA et CEDEAO, ce qui leur rapportera un supplément confortable de leurs revenus. Tout le monde y trouvera donc son compte et alors, on assistera à la Réconciliation des Togolais avec leur Armée qui veillera sur eux.

C’est comme cela que Kofi  Yamgnane trouvera des solutions à tous nos problèmes, de réconciliation nationale, d’injustice sociale et de lutte contre la corruption. Il prévoit que sa lutte contre la corruption produira très vite des recettes fiscales extraordinaires au niveau de la Douane, et, grâce à cela, il envisage de doubler en 5 ans, au cours de son mandat, à raison de 20% par an, l’ensemble des salaires de la fonction publique, magistrats, personnel médical et enseignant, voirie et travaux publics,…ainsi que les traitements de la Police, Gendarmerie et de l’Armée. Ce doublement des traitements de la Fonction Publique en 5 ans de son mandat, servira à rattraper leur perte de pouvoir d’achat durant les 20 dernières années, encourageant ainsi tous les serviteurs de l’Etat et des services publics à mieux servir et à lutter contre la petite corruption qui appauvrit les plus pauvres de nos populations. Il créera une Inspection Générale des Services Publics qui veillera à la bonne marche de tous les services publics, pour que l’Administration togolaise devienne la meilleure d’Afrique, le Togo redevenant un pays modèle pour toute l’Afrique Noire.

Interview réalisée pour www.mo5-togo.com par Sefenya Djaké.

 

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