La justice togolaise sous les bottes du géneral Titikpina Atcha

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Pour qui suit l’actualité de la justice togolaise, il est facile de se rappeller de Titikpina Laminou. Et à qui ce nom ne dit rien, il s’agit du démi-frère servant du Général ministre Titikpina Atcha qui était impliqué dans la trafic de drogue. Il fut arrêté par la police togolaise lors d’une fouille banale en train de convoyer sa marchandise dans un bus de transport en commun au nom du Général lui-même. Remis aux mains de la justice togolaise, plus d’un s’étaient réjoui du travail des policiers.

C’était sans compter que la justice au togo n’est qu’une parodie de justice sous les bottes des godillots.

Pour preuve, aujourd’hui Titikpina Laminou est libre de ses mouvements, sans avoir été jugé. Il a suffit selon que l’attestent les membres de la famille du Général Titikpina Atcha qu’ils signent tous, une pétition demandant pardon au procureur. Il a suffit que Titikpina Atcha remette cette pétition à Robert Bakaï en disgrâce actuellement pour que son démi-frére chouchou soit libéré.
Au même moment, l’adjudant Séïdou Issifou, les commandants Digbérèkou et Ati Atcha croupissent depuis plus de deux ans dans des conditions inhumaines aux côtés de Kpatcha Gnassingbé: tous sont accusés d’atteinte à la surêté d’un Etat dirigés par des voyous de tout acabit. Si Titikpina Atcha ne peut rien faire à Kpatcha, ils commandent des séances de maltraitance et d’humiliation pour l’adjudant Séïdou Issifou et les commandant Digbèrekou et Ati qu’il accuse ouvertement à Tchamba d’avoir tenté de se mesurer à sa grandeur. Mais de quelle grandeur s’agit-il? Celle de l’esclavage des fins qui s’est emparé d’un régime totalitaire qui saque les droits du peuple togolais et qui se sert de tous les moyens pour y parvenir ou la sienne qui organise les fêtes dans les rues poussiéreuses de la ville de Tchamba?

Au-delà de tout, c’est à la classe politique togolaise et aux avocats inscrits au barreau que se pose le vrai problème de l’existence ou non de vrais indignés: où sont-ils? L’immédiateté forcée les empêche-t-elle de reconnître le mécanisme qui nous mutile tous? Sommes-nous tous devenus dociles au point de laisser faire, laisser aller?

La tromperie et la médiation ont partie liée. C’est pourquoi au regard de la justice mise sous la botte des Généraux, la CVJR conduite par Le Prélat Barrigah est un leurre monstrueux. C’est au présent qu’on corrige le passé pour un meilleur avenir. Or ce qui se passe nous montrant le contraire, il va de soi que nous n’acceptions plus l’abrutissement machinal des consciences qui s’est fait au togo depuis cinquante ans et qui pousse les togolais à s’adapter au peu, à la flagornerie d’un pouvoir brutal en train de renaître de ces cendres.

Aujourd’hui au Togo, il ne faut pas aller à l’université pour se rendre compte que ce dont souffre la Terre de nos Aïeux, c’est la misère et l’injustice, c’est la brutalité et le népotisme total. Dans l’approche de thérapeutique qu’apporte aujourd’hui Faure Gnassingbé et son allié Gilchrist face à l’héritage peu luissant d’Eyadema , il est clair que le remède est pire que le mal. D’où la necessité de l’émergence d’une nouvelle classe politique telle que la définit le Pr. Apedoh Amah Togoata que l’on ne présente plus. C’est un crime que commettent actuellement ceux qui croient que de la longue nuit du RPT qui continue son chemin que jaïllira une quelconque lumière. Il faut mettre fin à l’obscurantisme du RPT.

C’est la misère qui a fait gangrener la corruption à tous les échelons de la fonction publique C’est elle qui poussent les fonctionnaires haut placés à adhérer aux leurres des société occultes. C’est elle qui fait que nos écoles sont sans bancs réels. Et que dire de nos vaillants peuples, désormais accrochés à tort ou à raison à leur portable, inventant toutes sortes de manigance pour dépouiller leur parents contraints en exil par la même misère et la même injustice?
L’histoire tiendra pour coupables tous les esprits bornés qui ont cru que l’assouvissement de leurs besoins égoïstes par des courts circuits menant au RPT répondaient aux aspirations des togolais en lutter contre la misère et l’injustice depuis 1967.

Usman Sangam, Lomé, le 15 Aout 2011.

 

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