La cour de justice de la CEDEAO donne raison aux députés de l’ANC

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C’est un coup de marteau sur la dictature quarantenaire togolaise. Et pour cause. La Cour de justice de la CEDEAO, vient de rendre son verdict. Séance tenante elle n’a pas été tendre avec les argousins qui ont cru bon d’envoyer 9 députés de l’ANC  dans les rues. Une grande première sur la côte ouest africaine et votre journal préféré avait déjà averti, c’est le procès qui va hisser Jean-Pierre Fabre et ensevelir le sénile patron de l’UFC, Gilchrist  Olympio. En effet, les 9 députés injustement dépouillés de leurs sièges et laisser pour compte vont se partager la somme de 3 millions de dollars au titre des dommages et intérêt. Aussi, selon la Cour, l’Assemblée nationale togolaise est sommé de les réhabiliter.

Faure : on ne touche pas à mon bouclier

Il a fait des textes qui régissent le Togo et les magistrats de la Cour suprême ses marches pieds. Lui, c’est bien Faure Essozimna Gnassingbé. Et la Cour constitutionnelle est son bouclier. C’est avec cette Cour qu’il avait cloué Kofi Yamgnane lors des élections présidentielles de 2010. C’est avec cette Cour qu’il s’est fait élire en 2005 comme en 2010. C’est avec cette même cour qu’il a cru bien faire de dire à ses apparatchiks d’envoyer les députés de l’ANC au bagne. C’est cette Cour qui vient de se faire petite, sinon toute petite par la Cour régionale de la CEDEAO avec des juges au grand complet à Porto-Novo dans la capitale politique du Benin. Les enseignements sont désormais clairs que la justice au Togo et des petites personnes en habit noirs ont fini par faire de l’institution, un département de règlement de compte aux ennemis.
Interrogé par republicoftogo, son patron qui n’est autre que Abdou Sama dit que  l’article 106 de notre constitution est clair : « les décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours, elles s’imposent à tout le monde ». Avait-il quelque chose d’autre que le fourvoiement ?

 Le hic, est que la loi depuis 43 ans ne frappe que d’un côté. Réhabilités ou pas, le droit vient d’être dit. C’est Faure et son pouvoir qui qui sont mis à nu. Et que peut-on alors attendre maintenant d’un CPDC rénové si les députés sont réhabilités avec l’impossibilité qu’ils retrouvent leurs fauteuils ? Vivement que Agbéyomé Kodjo qui  le dirige prenne langue avec le peuple. Les Togolais ont bien la soif de connaître comment vont évoluer les choses au sein de son dialogue de dupes !

Camus Ali Lynx.info

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