L’élite togolaise a perdu la bataille contre les Gnassingbé. Louis Michel peut parader ! [ Edito Camus Ali]

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Jamais un sans deux. D’abord Charles Pasqua, que la presse française de gauche a, par le passé, qualifié de « porteur de valise » du Rassemblement pour la République (RPR) et ensuite Louis Michel trempé dans tous les coups foirés quand il s’agit de vendre en amont les kits pour élections sous les tropiques. En 1993, alors ministre de l’intérieur en France, Charles Pasqua visite le dictateur défunt Gnassingbé Eyadema à Lomé. Au sortir de l’entretien, il lâche ce que la dictature veut entendre : « Le peuple togolais doit être fier d’avoir un président comme Eyadema ». Alors dans l’opposition, Edem Kodjo, Léopold Gnininvi, Antoine Folly, Claude Ameganvi, Ayeva Zarifou, Gilchrist Olympio… comme un seul homme crient au soutien à la dictature par les officiels français. Les réunions pour évincer Eyadema du pouvoir se succèdent et se soldent par un échec retentissent. Problème surdimensionné de leurs égos personnels. Gilchrist Olympio ne saura jamais transformer la haine des officiels français contre le Togo en un bon mouvement politique. Résultats, après la mort d’Eyadema, Louis Michel aidera le fils du dictateur à le flouer. Toutes les réunions entre Gilchrist Olympio et le belge sont suivies d’un transfert audio de la rencontre à qui de droit : Faure Gnassingbé. Ainsi,  Gilchrist Olympio se retrouvera toutes les fois floués voire mis devant le fait accompli. Le belge pourchassé par toutes les justices de son pays et bénéficiant de son immunité comme parlementaire ne s’arrêtera dans son entreprise de remettre le fils du dictateur défunt en scelle. Il ouvre de nouveau, les robinets de l’UE après plus de quinze ans de gèle par l’Union Européenne (UE). On jubile. En 2007, tout le gotha représenté par les ministres se retrouve à Bruxelles pour renouer avec les partenaires internationaux. Les hôtels sont pris d’assaut et l’argent coule à flot entre louis Michel et le pouvoir de Lomé. Bien remarquer que, tous les fonds FED ont été bradé entre les compagnons de Faure Gnassingbé, Louis Michel et le prince « himself ». Le parti socialiste français qui avait pris sur lui de farfouiller dans les documents de l’UE s’est retrouvé dépassé par les évènements avant de laisser tomber cette enquête interne.

Merci Louis Michel !

Faure Gnassingbé et la smala de conseillers au palais de la Marina, savent que sans Louis Michel, ils ne sont rien. Mieux, ils ne seront pas là où, ils sont. Jouant avec l’avenir de leur peuple et prolongeant au gré de leurs bavures la longévité de leur pouvoir, ils ont l’« ami » Louis Michel. Ce dernier est chargé de polir l’image d’un pouvoir brutal et corrompu devant ses petits amis parlementaires comme financiers européens. Les médias en Occident longtemps grand pourfendeur du pouvoir de Laurent Gbagbo sont muets comme des carpes sur le millier de morts  de 2005 encore dans les placards de Faure Gnassingbé. Sauf que, le belge coûte cher, très cher. C’est dans ce cadre qu’il faut analyser les accointances entre Edem Kodjo (facilitateur de la crise congolaise de l’UA) et le pouvoir de Kinshasa, lequel pouvoir a plus que besoin de l’aide de Louis Michel. Longtemps pointé du doigt par les Congolais comme un corrompu voire très nocif, Louis Michel fait d’une lancée deux coups. Prouver à Joseph Kabila qu’il a encore des amis en Afrique de l’ouest et ensuite se rendre incontournable dans la longue crise qui secoue le Congo. Faure Gnassingbé qui s’est révélé être un préseident qui aime la facilité et l’aide des Blancs tous les cinq ans a bien délecter ce coup de gueule lors de leur dîner sanctionnant les retrouvailles : « Le président Faure Gnassingbé est un président exceptionnel, reconnu en Afrique par ses pairs. Votre président est une personnalité qui inspire, qui est respecté, qui pratique l’ouverture politique, qui pratique aussi et ça c’est le sens des visionnaires, qui pratique la proactivité, qui fait preuve d’une grande apathie, de beaucoup de crédibilité sur le plan international, je veux vouloir témoigner de ce que le président Gnassingbé véritablement exprime et est perçu de plus en plus au sein de la communauté internationale comme une personnalité à la fois intelligente et visionnaire surtout engagé à force de sagesse, à force de volontarisme et ce qui peut être le plus prégnant, ce qui peut être le plus impressionnant et qui impressionne le plus, c’est cette volonté permanente qu’il a d’exprimer son souci et sa volonté d’aller à la rencontre de ce qui le préoccupe le plus, c’est-à-dire le très grand taux de la jeunesse dans notre société. Je pense qu’à ce titre, il fait œuvre de vision, mais aussi c’est un précurseur en Afrique ». Quand l’argent rend fou !

Quand l’élite censée aider un pays se retrouve dans le même moule que la pègre au point de travailler avec elle, tous les « déchets » en Europe se retrouvent sous les tropiques en territoires conquis. Des pédophiles comme le général Germanos, des corrompus comme Louis Michel et les receleurs comme les Charles Pasqua arpentent les palais de nos présidences et sont traités comme des princes, des génies …

Camus Ali
Lynx.info

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