Kofi Yamgnane : Objectif, enterrer la françafrique !

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Si Jean-Marie Bockel et Jean-Pierre Cot (deux Gaulois) n’ont pas pu déraciner et enterrer vivants des vieux scories immondes et nauséabondes de la connexion franco-africaine, le bassari-breton s’est, il paraît, porté garant de tuer et nous enterrer définitivement la françafrique, pour le bonheur de l’Afrique qu’il a abandonné pendant 45 ans pour servir la Grande Nation [ndlr, la France]. Mais, le hic ici est que le bassari a tellement les godillots ternis de conneries et de bourdes inutiles sur les cas notoires d’impérialisme en Côte d’Ivoire et en Libye qu’on se demande s’il ne se masturbe pas l’esprit avec ce nouveau rôle de Conan le Barbare où de l’archange St-Michel se démenant à terrasser le diable. En définitive, les coups tordus, les barbouzes, les mallettes aux billets enfouis dans les djembés de la France en Afrique, il revient au bassari, qui a joué comme sous-traitant avec parfois des appels à la haine en Côte d’Ivoire, d’enterrer définitivement la Françafrique. On a envie de rigoler de ce nouveau rôle que le Franc-maçon Kofi bénéficie désormais au prix de moult trahisons, au prix d’un décor surréaliste d’éternel complexé nègre au service de la mère patrie. Si hier, l’homme pouvait faire une partie de chasse avec l’ogre défunt de Pya sans être vu, aujourd’hui,tout semble désormais l’avoir rattrapé. Et Faure qui a connu le breton à la peau noire a tenu à le décrire comme personne ne le connaissait avec le confrère Jeune Afrique numéro 2561 : « Moi-même, j’ai eu par le passé quelques contacts courtois avec lui, avant de mesurer toute la différence entre ce qu’il dit en privé et ce qu’il disait en public ». Et s’il avait appris cette manière mesquine propre aux politiques de l’Hexagone de rouler leurs adversaires dans la farine?
 
 Chose bien curieuse, Kofi qui dit à qui veut l’entendre que son nouveau rôle autour ou auprès de son mentor François Hollande, est de rassembler sinon de réunir la diaspora africaine francophone et de partir en guerre contre la Françafrique est un fanatique d’Houpheit Boigny, patriarche émerite et chevronné d’une certaine grandeur de la France et grand complexé nègre de son temps . Ainsi donc, celui qui était revenu rapidement en France, laissant ses petits amis du FRAC (Front Republicain pour l’Alternance et le Changement) à leur triste sort, ainsi que son village Bangéli, a repensé mille fois : « C’est encore mieux la France que le Togo » selon un de ses proches qui s’est lâché au Lynx. Et comme le ridicule ne tue plus au Togo, le bassari, qui disait qu’il transformerait son association Sursaut en parti politique a finalement abandonné le projet et laissé deux de ses lieutenants dans la baie aux tortures de l’ANR du tortionnaire Yetrofei Massina. Et cette fois-ci, ses fans, apparatchiks et laudateurs ne tireront plus sur le Lynx d’autant plus que Faure l’avait dit et redit avec Jeune Afrique numéro 2561 du  dimanche 7 février 2010 : « Il est né au Togo. Mais il est beaucoup plus français que togolais ».

Dans son nouveau rôle, le socialiste devra « coincer » la Françafrique et, avec une massue digne d’un guerrier bassari, casser la tête de « l’hydre» et l’ensevelir comme François Mitterrand et ses bras séculiers africains  avaient enseveli Thomas Sankara et réécrit l’histoire de ce pays. Ici aussi, quand on voit l’homme qui dit vouloir enterrer la Françafrique et les comportements qu’il a déjà observés dans la destruction totale de l’Afrique francophone, on se demande si les idées fascisantes de droite de François Mitterrand ne l’ont pas contaminé au point qu’une sénilité bénigne en fasse le reste. Kofi, chers Africains, c’est du « blagué tué ». Incapable de lutter pour le bien de l’Afrique, l’homme préfère plus les raccourcis, que la lutte qui libère. Faut-il se rappeler de la liste des comptes de Laurent Gbagbo que les franc-maçons, dont il est une pièce maîtresse, ont déversé dans les milieux sociaux et dans les forums de discussion avant la « capturation » du bété si nous empruntons le terme très cher de la ministre Kindia Camara d’Alassane Ouattara? Faut-il se rappeler du duel télévisé entre Kofi, son ami Aly Coulibaly et l’africaniste Jean-François Probst où le Bassari dans des trémolos dignes de Pangloss trouve que la France est dans son droit de bombarder la Côte d’Ivoire et que les dioulas devraient descendre en pays bété trucidés toutes les âmes vivantes?

Le plus Africain des Africains de France a commencé par nous bassiner dans les oreilles, chers Africains, qu’il sera le conseiller Afrique d’un impérialiste des temps modernes comme François Hollande. Et croyez-nous au Lynx, il ne fera rien pour le bonheur de l’Afrique. Il sera un marmiton à la solde des faucons de l’impérialisme français. Et l’écrivaine et présidente de l’Association Survie a eu à le marteler dans une interview au Lynx : « Certains socialistes, comme Hollande, après Mitterrand, ont toujours soutenu l’impérialisme français avant toute chose ». Tout est dit ! Il ne reste qu’à regarder le Bassari de loin et voir au soir de la défaite ou de la victoire socialiste comment il va encore changer de fusil d’épaule. Il a commencé comme Fabiusien, il a caressé Martine Aubry, avant de déposer ses valises chez François Hollande. Il a commencé comme potentiel candidat aux élections présidentielles togolaise, il a joué un rôle flou au FRAC et il a fui les Togolais pour son pays d’adoption. Qui a dit que la pomme tombait loin du pommier? Pour ses affidés et laudateurs, le fait de servir la France en aidant les blancs à «cogner» les Africains serait une prouesse, une victoire, une réussite bien méritée. On en veut encore pour ces milliers d’Africains qui ont des diplômes et qui rasent les rues parisiennes sans être jamais aussi aimés comme le noir Kofi Yamgnane selon la marée noire. Il ne reste qu’au professeur Albert Bourgi de recadrer le reste: « Je suis en train de lire une biographie de Frantz Fanon, parue il y a quelques mois, et je suis frappé par la ressemblance entre Ouattara et le personnage qui transparait du premier ouvrage de Fanon «Peaux noires et masques blancs ». Et que dire de Kofi Yamgnane?

Quand on sait que pour le besoin de la cause, le socialiste Kofi Yamgnane s’est fortement rapproché d’un ultra libéral et dictateur comme Alassane Ouattara, on se demande si finalement être socialiste n’était qu’une valeur qu’on a dans la bouche. Les comportements d’éternels noirs avec « Peaux Noires et masques blancs » étant les valeurs que le bassari et le dioula partagent en commun. Leur génération et leur rôle respectif pour la grandeur de la France en Afrique ne s’y prêtent-ils pas ?

Camus Ali Lynx.info

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