Il s’appelait Thomas Sankara ! [ Frédéric Koulanswonthé PALÉ ]

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Comme une étoile filante dans un ciel noir,

Il illumina, une nuit d’août, la Haute-Volta ;

Et la Haute-Volta devint Burkina Faso ;
Burkina Faso, Pays des Hommes intègres.
Il s’appelait Thomas Sankara,
« Tom Sank » pour la jeunesse.

    Il s’appelait Thomas Sankara
Mystérieux messager au regard énigmatique,
Marchant à la vitesse de ses pensées,
Il n’avait pas le temps, il était pressé.
Pressé de sortir son peuple de la misère ;
Pressé de libérer son pays de la domination ;

Dans cette course folle pour le bonheur de son peuple,
Il s’est totalement oublié, ne pensant qu’aux pauvres.
Il n’a pas voulu « manger, pendant que les autres regardent. »
Il n’avait pour richesse que sa guitare et sa bicyclette.
Il n’a enfoui de fortune nulle part en Occident.
Il n’a acquis de châteaux dans aucun pays du monde.

Ô toi, Homme Intègre, digne fils du Burkina Faso !
Lorsque dans cet après-midi funeste du 15 octobre 1987,
Tu agonisais sous les balles criminelles des sbires,
Que les soubresauts de ton souffle en émoi,
Rongeaient les entrailles de Maman Marguerite,
Que les vibrations de ton âme tourmentée,
Etreignaient le cœur de Papa Joseph,
Tu écrivais en lettres de sang, l’histoire de ton Peuple !

Comme une étoile filante dans le firmament,
Thomas Sankara est arrivé, sublime, mystérieux !
A la vitesse d’un éclair, Il a accompli sa mission.
Une mission prémonitoire, une mission pour la postérité.
Montrant ainsi à la jeunesse et aux peuples opprimés,
Que si l’on peut tuer un homme, on ne peut pas tuer ses idées.

Frédéric Koulanswonthé PALÉ
Université de Ouagadougou

1. « Les uns mangent, les autres regardent, ainsi naissent les révolutions », selon les propos même de Thomas Sankara.

2. « On peut tuer un homme, mais on ne peut pas tuer ses idées », était également l’une des convictions de Thomas Sankara. 

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