Il court le bruit à Abidjan : Le préfet Ouattara serait malade

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Dans le mensonge, il y a toujours une part de vérité. Il y a comme une main de Dieu qui peut délivrer la Côte d’Ivoire définitivement d’un économiste avec un goût effréné du pouvoir. Le préfet est malade, Abidjan est en état d’alerte maximal. Moins âgé que Paul Biya du Cameroun, Alassane serait encore plus faible que ce dernier qui ne tiendrait que sur un fil, donc des médecins. Et la maladie dont souffre Alassane Ouattara peut se remarquer dans sa démarche, par son ventre qui prend des allures de celui d’une femme enceinte… Des médecins que le Lynx a approchés disent que l’homme doit être souffrant de diabète. Ils s’expliquent que, les nouvelles découvertes sur les produits qui peuvent alléger les souffrances des diabétiques, ont un effet aussi immédiat sur leur physiologie. L’insuline que tout malade de diabète doit s’injecter journalièrement et plusieurs fois agit indubitablement sur le ventre. Mais il est difficile en tant que journaliste d’approcher celui qui est garder par la communauté internationale, la France et les  seigneurs de guerre Dozos afin de savoir de quoi l’homme qui a marqué la Côte d’ivoire ces dix années par les bruits de bottes et de canons souffre.

Mais une chose est claire, quand on a délibérément galvanisé et conseillé les uns et les autres à trancher des têtes pour avoir un pouvoir de cinq ans, les nuits ne peuvent qu’être émaillées des fantômes de pauvres citoyens ivoiriens. Le corps et l’esprit en prennent un coup, et la longévité ne tient plus que par un sursis.  Dans cette quête de la vérité, c’est le quotidien pro-Soro, Nord-Sud qui évoque le premier le schéma catastrophe pour la Côte d’Ivoire donc des Houphéitistes. Bien fort de l’adage qui dit que la pomme ne tombe pas loin du pommier, on peut dire que les journalistes de Nord-Sud ont plus les éléments informateurs dans l’antichambre de Ouattara que n’importe quel journal au monde. Une incapacité de diriger pour cinq ans d’Alassane Ouattara parce que malade écrit le confrère serait la fin de la fin, mieux une situation qu’on décrit de cauchemardesque. Il y a de quoi aller fouiner. Pour le reste, du côté de la lagune Ebrié, on sait que l’éléphant est bien arrivé, a prêté serment devant un parterre de présidents africains mais avec un pied cassé.

La rumeur que prend donc la santé du président de la Communauté international au-delà de ce qu’on dit est loin d’être une clameur, mais bien une vérité. Quand on scrute bien le président des Ivoiriens, on a l’impression qu’au niveau d’un œil, il y a comme quelqu’un qui connait des crises d’hypertension. La bave qui dégouline de sa bouche toute fois qu’il accorde une interview n’est pas rassurante ! Et plus surprenant, c’est le quotidien de Guillaume Soro qui lève le braquet et revoit l’arrivée imminente du Front Populaire Ivoirien (FPI) si Alassane devrait connaître le même sort que les milliers d’ivoiriens qu’il a fait tuer. On prend au sérieux l’annonce du quotidien Nord-Sud au niveau du PDCI de Henri Konan Bédié et Alassane semble l’avoir aussi compris. On le voit par sa façon de mépriser l’Assemblée Nationale où trône Mamadou Koulibaly l’ami premier de son ennemi juré, Laurent Gbagbo. On le voit par sa non volonté de briser la fureur de ses seigneurs de guerre par la Légion Etrangère et ses couacs qui font la pluie et le beau temps sur les belles rues abidjanaises. D’ailleurs le quotidien Nord-Sud ne va pas des quatre chemins et enfonce le clou : « En sa qualité de président de l’Assemblée nationale, deuxième personnage de l’Etat ivoirien, c’est Mamadou Koulibaly qui devrait succéder à Alassane Ouattara en cas de vacance du pouvoir de celui-ci» Tout est dit ! Et le confrère de poursuivre: «En attendant le renouvellement du parlement, le président sortant, Mamadou Koulibaly jouit toujours du statut de dauphin constitutionnel. En cas de décès, de démission ou d’invalidité d’Alassane Ouattara, son remplaçant tout désigné, est Mamadou Koulibaly. (…) C’est l’article 40 de la loi fondamentale ivoirienne qui pose ce principe intangible. La réalité est donc là, implacable : le successeur constitutionnel d’Alassane Ouattara est bien le président intérimaire du Front populaire ivoirien (Fpi). Et, en cas d’empêchement de Mamadou Koulibaly, c’est Marthe Amon Agoh, deuxième vice-présidente de l’Assemblée nationale, elle aussi, cadre du Fpi, qui devrait assurer l’intérim du président de la République. L’ancien régime qui est loin d’avoir plié totalement l’échine, pourrait donc revenir en force», écrit Nord-Sud. «Pourvu que le scénario catastrophe ne se produise pas d’ici là».

Situation ubuesque et inédite ? Beaucoup d’Africains seraient même entrain de s’accommoder à dire que la nature parle- Pour eux, Alassane devrait aussi subir le même sort qu’il a fait connaître aux 1200 ivoiriens injustement cloutés en un jour dans la ville de Duekoué, aux milliers d’ivoiriens qui ont tout perdu dans cette sale guerre, le prix d’une vie de labeur. Mais une chose est bien de dire qu’Alassane meurt, l’autre est qu’il survive et nous prouve comment l’économiste de la communauté internationale, l’économiste qui a fait ses preuves selon les « Blancs » et qui n’a jamais laissé des œuvres écrites pour la postérité aux enfants de l’Afrique pourra redresser un pays qui jongle avec une récession de -6,3%. Il est souhaitable qu’il vive et nous prouve comment il va redresser la Côte d’Ivoire ravagée par les bombardements français, le pillage de ses milices, et le caillassage des industries de transformation. Le quotidien Le réveil proche d’Alassane finira par lâcher «  FRCI, trop c’est trop ». Non ! Môsieur le président de la communauté internationale doit vivre et voir comment Dieu a un plan pour tout le monde.

Djima Matapari Lynx.info

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