Gerry Taama : Il s’étonne que ses chiffres d’affaires dégringolent !

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Es-ce dire qu’il ne savait pas qu’au Togo on ne joue pas avec le feu quand on a été choisi exprès pour s’occuper de ce  feu ? Le contraire nous aurait étonnés. Mais ! L’histoire du soldat Gerry Taama est une somme de naïveté candide, d’ignorance cruelle et surtout d’incapacité à lire le Togo, le monde. Comment ne pas rappeler à notre illustre officier que, le drame ivoirien à lui seul pouvait l’ouvrir grandement les yeux afin qu’il comprenne le nouvel ordre mondial pour rentrer dans le cercle de ces militaires progressistes, à l’instar de Thomas Sankara, de Fidel Castro et de Gerry Rawlings taxés de marxistes par nos amis Occidentaux et leurs laquais africains. Au lieu de se fabriquer un tel destin, l’homme à plutôt choisi les treillis que portent tous les « tir-ailleurs » africains qui sortent de St-Cyr, donc formés pour défendre la France et trahir leurs pays respectifs. L’exemple du général Philippe Mangou, chef d’Etat major de l’armée ivoirienne plus poltron que le civil Laurent Gbagbo est dans les mémoires. Faut-il aussi ajouter à la liste, le général Tlass et tous ces officiers syriens formés à St-Cyr qui ont quitté leur pays et sont désormais au service des services secrets français ? Un officier congolais nous lançait à Lynx.info que : « Quand on sort de St-Cyr, on n’est plus le même ». Gerry n’échappera pas à cette malédiction. Quand, il quitte la France pour servir son pays, il doit repartir en zone de guerre en Afrique. De son expérience dans les pays africains, il écrit un livre qui a tous les contours sauf celui d’une œuvre engagée. Dans un pays comme le Togo ou pratiquement personne n’écrit, il rentre dans les annales comme écrivain et profite de son retour pour se lancer dans les affaires. Point très important, il passe voir Faure et le dédicace son roman avant de laisser entendre au président qu’il quitte définitivement les Forces Armées togolaises pour se lancer dans les affaires. Domaine de prédilection : le « Gardiennage ». C’est le temps où les affaires ont une courbe qui donne le tournis. Il prend la grosse tête et dit à ceux qui veulent l’entendre le nombre de sociétés qu’il possède. Il multiplie sa naïveté par mille et se prend pour un cador de l’emploi…bien sûr au milieu de la faune aux preux et nouveaux multimilliardaires kabyè. Lui-même de mère kabyè, le Nawda ne s’en rend même pas compte que, c’est encore insuffisant sinon très insuffisant devant Ingrid Awade, Sam Pikssam… pour être accepté dans la cour. Tout échappe au Nawda que, c’est le noyau d’affairistes kabye tapis dans l’ombre qui a le monopole du mensonge dans la république et capable d’amener le prince jusqu’à ce qu’il donne l’ordre de tordre le cou à tout récalcitrant. On le voit aussi au milieu des étudiants comme porte flambeau. Ici aussi l’erreur est de taille. Le monde estudiantin au Togo est infesté de petits espions. Gerry finira par trouver la parade pour se faire un petit nom avec la création d’un parti politique. Patatras ! Pas très clair sur sa position comme chef de parti politique, il multiplie des gaffes et va jusqu’à faire de son frère le ministre Gilbert Bawara son souffre-douleur dans un article qui avait toutes les allures d’un pamphlet. Résultat, c’est le tout Unir [ndlr, parti politique de Faure] qui érige un mur de fer tout autour de ses sociétés. Son chiffre d’affaires prend un sévère coup et les tireurs de ficelles, le soldat les connais sinon trop bien. Gerry, dépassé par les événements prend à témoins sur sa page face book l’opinion togolaise sur le risque que court chaque homme d’affaires qui n’est pas dans le sérail : « Il est des jours, comme aujourd’hui, où le doute s’insinue dans mon esprit, tenace comme un palus mal traité. Y-t-il encore un intérêt à faire la politique dans ce pays? A défaut d’éthique, il n’y a aucune valeur, voire très peu de perspectives. On dirait vraiment que les dieux sont tombés sur la tête au Togo. Et nous, jeunes générations, ne semblons pas être meilleurs que les aînés. Dilapider ses ressources, d’accord, voire fondre son chiffre d’affaire, soit, mais pour quelle cause? Jamais je n’ai été autant pessimiste sur l’avenir de notre pays ».

 

Comme si nous ne l’avions pas averti qu’il coulera s’il ne danse pas comme un homme d’affaires au lieu de se fourrer dans la politique togolaise…qu’il maîtrise d’ailleurs mal !

Camus Ali Lynx.info

 

 

 

 

 

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