Faure: Jet de billets á Ouagadougou

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Et oui, cher cousin, question toujours sans réponse : à quand la maison du Togo au Burkina ? Mais question toujours d’actualité, dictée par la générosité légendaire de Faure Gnassingbé, le président du Togo, hier encore la Suisse de l’Afrique, qui ne cesse d’arroser ses concitoyens résidant surs les rives du Kadiogo de tant et tant d’espèces sonnantes et trébuchantes à chacune de ses descentes chez son ami et grand frère éclairé Blaise Compaoré.

La tradition est ainsi donc établie, si fait qu’à l’annonce seulement de l’arrivée de l’avion présidentiel togolais à l’aéroport international de Ouaga-Taumsê, celui-ci est pris d’assaut par une meute attirée par l’aumône. On a beau critiquer cette pratique qui n’en finit pas d’avilir notre cher Togo et de couvrir de ridicule aussi bien le bon Samaritain que les bénéficiaires, sur l’avenue de la Marina, on fait la sourde oreille.
Pourtant, il aurait suffi qu’il s’inspire de ses autres pairs et doyens de la pauvre Afrique, et des grandes puissances pour changer son fusil d’épaule, mais hélas. Ce mardi 1er décembre encore, à la faveur du Colloque international sur le travail décent en Afrique, nos amis et frères togolais nous ont servi un triste spectacle à l’aéroport de Ouaga pour quelques billets de banque. Pour nombre d’entre eux, ces largesses de Faure Gnassingbé auraient profité à tous, et grandiraient davantage le Togo si elles étaient converties en un édifice communautaire au-dessus duquel flotteraient les couleurs nationales : l’Ambassade, le Consulat ou la maison du Togo.
Edifice qui pourrait accueillir les nouveaux venus au Faso sans domicile, les résidants en difficulté, ou même être rentabilisé par mille et une manières au profit de tous. Mais l’entendra-t-on de cette oreille vu que ces luxueuses coupures de CFA qui tombent assez souvent de la mallette de Faure constituent ni plus ni moins que du pain bénit ? En tous les cas, cher Wambi, je ne désespère pas de voir Faure recadrer ses œuvres de bienfaisance, comme le chante à haute et intelligible voix Tipoko l’Intrigante….

A vos claviers
L’Observateur Palgaa

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