Faure : Il refuse de livrer les gros crocodiles du marigot togolais de la drogue

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A l’heure qu’il est au Togo, le prince a dans l’une de ses mallettes secrètes les noms des gros morceaux du trafic de drogue. Mais  il craint très « Faure » de passer à l’acte car, il s’agit d’individus qui gravitent autour de lui.  Faure reste hanté par les sorts de feu président Nino Veira de Guinée Bissau et de son chef d’Etat-major. Généraux, ministres, hommes d’affaires ténébreux et chargés de missions officielles et officieuses au palais, juges, avocats, faux et vrais auxiliaires de justice, ils sont nombreux à être mouillés dans la poudre blanche sans être inquiétés. Et il y a belle lurette que cela dure. La maison est déjà pourrie et Faure le sait très bien. Les nombreuses années d’embargo (15 ans au total) infligé au pays par l’union européenne ont fait le lit de trafiquants de tout acabit. Aujourd’hui, le Togo est devenu une importante plaque tournante du trafic de cocaïne comme beaucoup de rapports des services secrets le soulignent.  L’affaire du Pitéa du nom de ce navire transportant la poudre blanche arraisonné aux larges des côtes togolaises en juillet 2004, les cas  des trafiquants Taffa Mourane, Bayor Azad Kélani le patron des pugilistes togolais, Général Séyi Mémène, tout le monde au Togo les connaît. Entre-temps, la presse avait épilogué sur le cas du Libanais maronite Maroune Saade. Au final, ce dernier a écopé de 150 ans  de bagne aux Etats-Unis pour trafic de drogue. Cet énergumène avait toute la justice togolaise dans sa sale poche.

 Des juges aux fameux démarcheurs des couloirs du palais de justice de Lomé en passant par de véreux avocats, Maroune Saade, l’homme qui n’adore que les affaires louches, arrivait par des tours dont lui seul maîtrise les secrets, à les corrompre. Tous ne lui résistaient. D’ailleurs, à ce propos, ce n’est ni  l’ex procureur déchu Robert Bakai, ni le juge Dabré Gbandjaba aujourd’hui à la cour de justice de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, pour ne citer que ces deux noms, qui vont nous démentir.  Les trafiquants libanais, le pays des Gnassingbé en abrite toujours sur son sol. Zébib Imad le patron de la société Vivalait arrêté aussi au Ghana voisin et Zafer El Door sont entre autres, de gros poissons que les petits filets des forces de sécurité togolaises hypocrites peinent à prendre. Ce qui n’est pas sans raison évidente vu que ces forces, si elles ne sont pas elles-mêmes mouillées dans la poudre, elles se font constamment arroser par lesdits trafiquants. Parlant justement d’arrosage, en 2008, trois gendarmes affectés au Comité national anti drogue du commandant Bondombéna avaient été réformés pour avoir noué des relations très poussées et intéressées avec certains dealers d’origine libanaise. Chacun de ces trois indélicats gendarmes avait reçu 3 millions de F CFA des trafiquants qui avaient réussi à s’évaporer après dans la nature.

La gendarmerie du Lieutenant-colonel Yark Damehame a son réseau composé de brebis galeuses de ce corps, la police et l’armée n’en sont pas épargnées. Ces brebis toutes couvertes de gale traitent directement avec leurs collègues affectés à  l’aéroport de Lomé et aux postes frontaliers pour laisser passer les trafiquants et leurs colis moyennant des passe-droits. Nous étions là lorsque les agents de l’Agence Nationale de Renseignements du Lieutenant-colonel Massina Yotroféi sont venus brandir tels de petits trophées, deux de leurs prises en les personnes de l’animateur télé Eugène Attigan et de son complice nigérian dont nous ignorons le nom. Eugène Attigan paie pour ce qu’il sait très bien. Que d’aucuns y compris lui-même crient à l’innocence ne nous étonnent guère.  Quand avez-vous entendu un trafiquant plaider coupable ? Et les proches reconnaître sa culpabilité ?

Eugène Attigan voulait jouer dans la cour des grands, il l’a appris à ses dépens. Cet animateur télé à la Télévision Togolaise (TVT) dont des proches disent être détenteur d’un passeport diplomatique, a été sacrifié sur l’autel des intérêts de certains  gros bonnets avec lesquels il filait un parfait coton. Suivez très bien nos regards. Il vient d’écoper de dix ans de prison pour trafic international de drogue. Dès l’annonce du verdict en décembre 2011, d’aucuns qui ne maîtrisaient rien dans ce dossier pourri, avaient vite fait de crier à l’injustice comme si Eugène Attigan n’avait jamais de sa vie filtré avec la poudre blanche. Nous sommes d’accord si l’on nous parle des menus fretins qui sont à chaque fois arrêtés alors que les crocodiles dorment tranquilles dans le marigot togolais de la cocaïne, protégés par le prince des ténèbres. Le général Zoumaro Gnofame qui a eu à diriger la commission nationale de répression du trafic de drogue en lisant ces lignes, saura de quoi nous parlons. Il sait très bien les noms de tous ceux qui sont impliqués dans le trafic de stupéfiants sur le sol togolais. L’autre général actuellement conseiller de Faure, Pitalounani Laokpessi, l’homme qui se fait aujourd’hui plus religieux que le pape Benoit XVI, en sait aussi trop sans oublier le capitaine Opkaoul et le commissaire natif de Pya Assih Abalo. Le royaume est bel et bien assis sur la poudre blanche.

Désirée Bigui Lynx.info

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