Faure : Il faut descendre bas dans les gargotes pour le voir !

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Notre « national » a bien sa manière de diriger les Togolais : le silence. Loin du peuple, moins de soucis à se faire pour un peuple affamé et appeler à se la fermer. Ici, le risque est que, plus Faure se replie sur lui-même et moins ses apparatchiks se donnent de la peine à délivrer les Togolais de la famine, du chômage, de la prostitution de la jeune fille, de l’impunité…

 

La dernière fois qu’il a parlé aux Togolais remonte aux vœux de fin d’année. Et le message était comme toujours le même. Dépourvu de sens. Il fallait lire ce qu’il a écrit pour se moquer de ces pauvres Togolais qui l’empêchent de vivre son train de vie princier. C’est ce qu’il a fait. Bien que la seule année 2012 ait été rythmé par des dérives de tous genres de sa troupe comme le rapport falsifié de la CNDH, les bavures des forces armées sur les militants du FRAC, le travail bâclé du prélat de la CVJR, et tout dernièrement l’affaire Pascal Bodjona, Faure semble ne pas trop s’y intéresser. Et pourtant, dans chaque ligne des dérives énumérées, son nom est bien en pole position. Faute de contres- pouvoirs qui l’y obligent à venir dire ce qui ne va pas dans la république, il s’y donne à cœur joie à ne plus se faire des soucis que tout va Mal au Togo. Elu en avril 2012, François Hollande est passé dire avec les confrères d’Europe1 ce qu’il va faire dans les prochains mois et ce qu’il propose aux français. Plus loin, l’affaire entre son ex femme Ségolène Royale et sa nouvelle compagne Valérie Trierweiler à été expliqué pour que le peuple sache ce qui se passe à l’Elysée. Chez nous ce rôle est dévolu à un, Gilbert Bawara. Désormais dans le rôle de «  Conan le Barbare » de Faure, le « Nawda » est tout aussi « coincé » qu’il lui est difficile de marcher, de courir, et de parler à la fois. Résultat, le trop de stress l’amène à voir le mal là où les Togolais voient autre chose. L’exemple le plus criard est la marche du Frac du 16 septembre 2012 où la milice d’Adewi avait encore fait parler d’elle. Alors qu’on pensait à plus de responsabilité du gouvernement à travers le ministre de l’Administration et du Territoire, ce dernier va enchaîner des erreurs : « Le plus judicieux pour le CST est sans doute d’arrêter les manifestations car il est incapable de contrôler les manifestants. En outre, le collectif doit cesser au sein de la population des attitudes et un langage qui incitent à la haine, à la violence, à la désobéissance civile ». Autant demander à son frère « Nawda » Gerry Taama là où, il se trouvait pour voir et écrire que : « Comment comprendre que les manifestations du CST qui n’avaient pas été « autorisées » aient été systématiquement dispersées, alors que les contre-manifestants d’Adewi paradaient devant les forces de sécurité, brandissant leur armes blanches comme des trophées expiatoires ».

Pour finir, tout ceci est dû au manque de communication entre Faure et son peuple. « Je ne communique pas beaucoup » reconnait-il à Jeune Afrique. Mais les Togolais n’ont pas eux non plus demandés à être dirigés par un président qui ne sait que parler aux femmes ! La dernière fois que je voulais voir Faure pour qu’on parle entre frères, cela m’a été catégoriquement refusé » reconnait un de ses demi-frères à Lynx.info. Pour un des nostalgiques du RPT, il y’a un courant de jeunes d’Unir, son parti qui a tout fait pour les fermer les portes définitivement pour qu’ils aient accès à Faure. « Pour voir Faure, il faut descendre bas dans les gargotes » raconte t-il.

Quand on se dit élu par 61% de Togolais, on se demande comment peut-on aussi niquer ces derniers par le silence et le mépris !

Camus Ali Lynx.info

 

 

 

 

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