Et si l’opposition ne voulait pas du pouvoir au Togo !

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Que de rendez-vous manqués et de gâchis dans le microcosme de l’opposition politique au Togo! De l’an 1990 à ce jour, la classe politique adversaire du système en place à Lomé a raté plusieurs occasions d’inaugurer au moins une fois l’alternance. Cette classe qui n’a pas pu arracher le pouvoir par égoïsme et amateurisme continue à ce jour sur la même lancée comme si elle ne voulait pas du pouvoir.

A part la parenthèse de la présidentielle de juin 1998 remportée haut les mains par le fils du premier président du Togo indépendant Gilchrist Olympio et dont la victoire a été confisquée par feu général Eyadema, les autres échéances électorales présidentielles n’ont été que des rendez-vous manqués pour l’opposition. En 2005, à la mort du général Eyadema qui a régné 38 ans sans partage, la présidentielle est convoquée. Son fils Faure se présente sous la bannière du RPT et voit en face de lui, Bob Akitani de l’UFC, un vieux à un pas de la tombe comme  candidat de la coalition de l’opposition imposé par Gilchrist Olympio. Mauvaise stratégie, mauvais résultat. Faure prend le fauteuil des mains du vieux Bob Akitani dont la santé chancelait à l’époque. Bob Akitani est battu selon les résultats communiqués par la CENI. Même si l’opposition a crié après à la fraude, aux achats de conscience et patati patata, il faut reconnaître que sa stratégie de désigner le vieux Bob Akitani face au jeune Faure était loin d’être payante. Quel Togolais tourné vers le futur pouvait choisir un vieux titubant qui, à peine la première semaine après le scrutin, est tombé malade et ne s’est plus relevé jusqu’à ce que mort s’en suive ? A chaque occasion, son gâchis dans les rangs de l’opposition. De l’épisode Akitani, retrouvons celui oh combien riche en enseignements des leaders actuels notamment les cas Jean-Pierre Fabre et Agbéyomé Kodjo. Ceux-là nous intéressent à plus d’un titre car de tous les prétendants au fauteuil de Faure, ils sont les plus redoutables étant entendu que le grand manitou Gilchrist Olympio est devenu un has been depuis son retournement de veste pour sauver la paix civile au pays.

D’abord Jean-Pierre Fabre. Ce monsieur qui caresse trop le rêve de diriger le Togo un jour, n’a pas fini de grandir. La soixantaine déjà sonnée, il crèche toujours chez sa maman comme un enfant de moins de 18 ans. Jean-Pierre Fabre aurait pu déménager de chez sa mère depuis afin de rassurer les Togolais sur ses capacités à se débrouiller seul.  En tout cas, s’il persiste et continue à camper au domicile maternel, qu’il sache que les Togolais qui sont avant tout des débrouillards, veulent d’un président qui sait se battre seul sans la tutelle de sa maman. De la maison de la maman de Fabre à Kodjoviakopé à celle de l’autre présidentiable Agbéyomé située à Forever, 5 km de bitume suffisent pour ceux qui connaissent Lomé.

Agbéyomé Messan Kodjo a gravi plusieurs marches dans sa vie sauf la plus prestigieuse d’entre elles, celle de la présidence. Le fils de Tokpli connaît bien le système en place à Lomé qui ne le méconnaît non plus. Agbéyomé pouvait devenir président sauf qu’il lui manque les couilles. Tous les Togolais se souviennent comme si c’était hier de ses chaudes larmes à la conférence nationale comme un bambin. Agbéyomé Kodjo, un homme fort et qui a de solides couilles ne pleure jamais quelles que soient les circonstances et quoi qui arrive. Pour une histoire banale d’accusation fallacieuse, Agbéyomé Kodjo s’était fondu en larmes comme un bébé. Et s’il se trouvait face aux tirs nourris de mitraillettes dans une attaque contre son domicile d’éventuel président, que ferait-il ? Et puis, pour la petite histoire, dans l’affaire des incendies, lorsque les gendarmes sont allés chez lui pour l’interpeller, Agbéyomé à la vue de ceux-ci a commencé à verser les larmes. Quel président verse aussi vite les larmes comme un enfant ou une femme? Agbéyomé n’a pas suffisamment de couilles mais il veut être président du Togo. A croire que les hommes sont terminés dans le pays.

Quand on n’a pas de couilles et qu’on n’a pas fini de téter, on évite soigneusement la présidence car en ces lieux, seuls ceux qui sont forts, courageux et pugnaces tiennent debout. Sans oublier les nombreuses autres tares que traîne l’opposition notamment le manque d’humilité, la suspicion permanente entre les leaders et les militants des partis, l’égoïsme trop poussé des premiers responsables, pour ne citer que ces tares. De toutes les façons, les jokers qui veulent succéder à l’heure actuelle au locataire de la présidence togolaise doivent revoir leurs copies, faire une autocritique. Seuls les imbéciles ne changent pas !

Pâ Tamba Lynx.info

 

 

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