Edito. Faut-il tuer Jean-Pierre Fabre pour avoir une alternance au Togo ? [Par Camus Ali]

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Des preux « dangereux » et « inutiles » que Gilchrist Olympio a laissé comme legs aux Togolais dans sa faillite totale à chasser les Gnassingbé du pouvoir et surtout à faire du Togo un pays démocratique, il reste bien un survivant : Jean-Pierre Fabre. Si on ajoute l’autre « vrai-faux » opposant appelé Patrick Lawson, la jeune génération a désormais deux caïds qu’il faut bien éliminer, de force ou par ruse afin que, leur pays connaisse l’alternance politique. Lutteur donc téméraire pour les uns, brouillon voire incapable pour les autres. Des deux caractéristiques, l’homme a en bien une autre qui lui colle aux talonnettes : jouer le jour avec le peuple et trinquer la nuit avec le gotha de tous ceux qui ont fait de la « Maison Togo », leur propriété avec comme bonus le titre foncier de la république. Désormais, ce qu’on sait est que, Jean-Pierre Fabre n’a jamais dit qu’il voulait le départ des Gnassingbé du pouvoir et une révolution des mentalités au Togo. Et pour cause. Comme la plupart de ces « garçons » nés avec une cuillerée d’or dans la bouche donc incapables de se projeter dans l’avenir et d’anticiper, le chef ou nous dit-on chef de file de l’opposition en est l’illustration. Sinon, la parfaite illustration, un échantillon de cette nouvelle race d’opposants qui pullulent en Afrique et dont l’étoffe ne fait pas celle d’un chef de village dans le pays profond. Un ministre de Faure Gnassingbé peut à loisir se moquer de moi : «On s’ennuie avec lui ». Comme pour dire, tant que l’opposition ne se fera pas violence pour trouver en son sein un homme à la place qu’il faut, la prophétie qui fait des Gnassingbé, des « Présidents nés » sera une vraie réalité ! L’économiste Jean-Pierre Fabre qui est rentré dans l’international socialiste sait qu’aucun socialiste ne le connait. Ni en Afrique et moins encore en France. Donc, il est le parfait homme politique au sens africain du terme. Inutile pour une lutte sérieuse. Inutile pour qu’une jeunesse se projette à son image. Grosso modo, la mayonnaise Jean-Pierre Fabre ne prend pas avec la jeunesse Togolaise. Sa manière très particulière à tout farfouiller et revenir dire de respecter les engagements initiaux semble devenir le boulet qu’il devra s’efforcer d’effacer dans chaque petite tête togolaise. Mission pratiquement impossible !

Les Togolais ont bien envie de lui demander ce qu’il a eu comme échange en allant se faire fouetter à des élections présidentielles qui avaient tous les contours d’un match gagné d’avance. Et oui ! Le soldat Jean-Pierre veut de nouveau que l’Accord Politique Global (APG) resurgisse sur la table de Faure Gnassingbé. Dans une lettre qu’il aurait envoyée au ministre l’Administration territoriale le refrain a été de nouveau entonné : « La classe politique et les populations togolaises rejettent avec force le nouveau coup de force électoral en préparation (…) ». De quelles populations parle le preux ? Celle qu’il a trahie en allant aux élections ou une autre ? Après plus de cinq ans d’indépendance, voilà ce que l’Afrique et surtout le Togo aura enfanté comme hommes politiques. Quand on sait qu’il n’y a même pas encore dix mois qu’il (Jean-Pierre Fabre) mettait un trait à ces réformes en participant aux élections présidentielles, il y a lieu d’être inquiet du degré de moralité de l’homme. Quant au pouvoir en place, la réponse n’a pas tardé : « L’APG ou accord politique global avait été conclu en 2006 entre le pouvoir et la plupart des partis politiques. Mais la situation politique aujourd’hui n’est pas celle qui prévalait il y a 10 ans ». Fermez le ban !

Camus Ali Lynx.info

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