Economie. La France perd un autre «A»

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Plus aucune agence de notation ne considère, désormais, la France comme l’un des meilleurs élèves, en matière économique.

L’agence Fitch a, en effet, abaissé la note française de AAA à AA+, vendredi.

L’agence explique sa décision par les incertitudes qui planent sur les perspectives de croissance du pays, ce qui ne donne pas beaucoup de marge au gouvernement, pour atteindre ses objectifs de consolidation budgétaire.

L’agence explique prévoir, désormais, que l’endettement brut de l’Etat culminera à 96% du PIB, en 2014, avant de baisser, progressivement, jusqu’à 92%, en 2017. Elle anticipait, en décembre, un rapport dette publique/PIB, culminant à 94%, avant de revenir à moins de 90%, en 2017. Elle avait observé, lors de son précédent examen de la note française, que cela représentait la limite d’un endettement compatible avec un rating AAA. Fitch était, jusqu’à vendredi, la dernière des grandes agences de notation qui accordait encore à l’Etat français la note suprême « triple A ».

L’agence explique sa décision par les incertitudes qui planent sur les perspectives de croissance du pays, qui ne donnent pas beaucoup de marge au gouvernement, pour atteindre ses objectifs de consolidation budgétaire. Le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a pris acte de cette dégradation.

Pour expliquer sa décision, Fitch cite les interrogations persistantes, à court et moyen termes, sur l’évolution de la production, du chômage et du déficit de l’Etat. D’autant que l’agence souligne avoir des divergences avec le gouvernement sur les prévisions de croissance.

La France avait, déjà, perdu son triple A, chez les deux autres agences de notation : Moody’s, qui lui a donné la note AA1, assortie d’une perspective négative, et Standard and Poor’s, où elle est notée AA+, avec, également, une perspective négative.

En juin, le FMI avait estimé que la récession serait de 0,2 %, cette année, et que la croissance ne redémarrerait que très mollement, en 2014, à + 0,8 %. L’Insee prévoyait que la croissance potentielle entre 2015 et 2025 serait d’environ 1,5 % – soit un chiffre bien inférieur à la croissance effective de 2,2 %, par an, observée entre 1994 et 2007.

Irib

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