Duel Zeus Adjavon-Gilbert Bawara : Pot de terre contre pot de fer !

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S’il y a deux personnes que nous retrouverons avec des glaives en main courant 2013 pour un duel togolo-togolais, c’est bien l’avocat et patron du CST, Me Zeus Adjavon et l’illuminati de Faure Gnassingbé, le ministre Gilbert Bawara. Et pour cause. Entre les révolutionnaires du CST et le ministre chargé de mettre de l’ordre, il y a bien un problème de compréhension des textes qui régissent les mouvements de revendication au Togo. Francis Pedro Amouzou du CST tente de donner les bribes de ce qui va se passer dans les prochaines marches tout en levant le voile sur tous les voleurs tapis dans l’ombre autour du prince : « Nous disons, nous viendrons à Deckon les mains nues. Nous viendront à Déckon pour exercer notre doit constitutionnel. Maintenant, quitte au gouvernement de tirer sur la population ! Ils tirent tout le temps sur la population. Nous avons des images atroces. Vous en avez vu certaines. Si vous voulez, nous allons faire un écran géant pour montrer ça à la face du monde. Et c’est ce que le Collectif a su faire. C’est de prendre ces images là. Nous allons nous battre pour montrer à la face du monde la face hideuse de ce gouvernement, ce pouvoir cinquantenaire, qui nous refuse d’apporter le minimum à la population. Regardez nos régies financières. Regardez ce qu’on en fait. Regardez autour du chef de l’Etat. Ce n’est pas moi qui le dis. Regardez autour du Chef de l’Etat. C’est ceux qui ont détourné les fonds publics qui sont autour du Chef de l’Etat. Si vous voulez, je vous les cite. ». En attendant de les citer [ les voleurs autour de Faure, ndlr] dans une interview à Lynx.info dans les prochains jours. Côté Gilbert Bawara , donc pouvoir, une infraction à la loi sera matée et ce dernier se veut ferme. Ambiance ! Si pour le ministre, toutes les marches sont permises à moins qu’elles contournent le quartier hyper sensible de Dekon, l’avocat ne l’entend pas de cette oreille. Pour lui, les rues se valent et son mouvement peut manifester où il  veut et quand  il veut : «  Nous marcherons sur les rues de Dékon et personne ne pourra nous en empêcher » scande t-il. Coté  gouvernement, on est diamétralement aux antipodes de ce que dit les activistes. Le gouvernement est ouvert. C’est l’opposition qui veut prendre le processus en otage, répond le ministre de l’Administration territoriale, Gilbert Bawara : « Le gouvernement s’est trouvé en face d’une stratégie d’obstruction systématique, une intransigeance et la volonté de prendre le processus en otage sans que nous, nous puissions savoir quelles étaient les motivations et les raisons. ». Pour dire aux Togolais déjà épuisés que l’année 2013 s’annonce être celle qu’ils ont vécue en 2012 ? Tout porte à le croire. Sinon, comment expliquez cette arrogance et cette volonté délibérée de camper dans ine recherche consensuelle pour les élections. Si nous comprenons bien le gouvernement, rien ne pourra jamais être prêt à temps. D’ailleurs, le militaire  qui a laissé les treillis militaires pour les affaires Gerry Taama du parti NET est choisi dans la foulée pour venir à la rescousse, nous confortant à Lynx.info sur tout ce qu’on disait de lui : « Nous ne pensons pas que tous les sujets concernant la crise togolaise peuvent être traités avant les élections » egrène t-il au micro du site de ropagande www.repblicoftogo.com. Autant prendre la carte de Unir et être le 1.000001 ième adhérents.

Gilbert Bawara a la force brute et les arsenaux de l’Etat avec lui.  Me Zeus Adjavon a une partie des Togolais qui ne comprend toujours pas pourquoi une révolution au Togo !

Si coté pouvoir, on surfe sur la lassitude des Togolais avec les marches du CST, côté de l’avocat, on est convaincu que, seul un jusqu’au boutisme finira par leur donner raison. Même s’il nous est arrivé à Lynx.info  de constater ce surréalisme tropical où côté quartier Bè et environs, les Togolais allaient pour arracher leur liberté et côté banlieue d’Agoè, d’autres Togolais  s’apprêtaient,qui pour un mariage, qui pour de petites rencontres de réjouissance. Ce qui est sûr, est que cette année promet des soubresauts. Ainsi, c’est une bataille de titans qu’on voit se profiler à l’horizon. Autour de Faure, ministres, journalistes corrompus, alimentaires et véreux, barbouzes prêts et raids à mater les « pestiférés » n’attendent que le signal. D’ailleurs dans ses vœux de fin d’année, alors que le CST exhibait ses martyrs, côté pouvoir, on sablait le champagne d’avoir résisté au mouvement de l’avocat avec un déluge de gaz lacrymogènes. Gilbert Bawara qui a tenté de freiner  pour un petit temps l’élan barbare de la police et de la gendarmerie connu sous l’ex ministre Pascal Bodjona saura t-il jouer sur la même corde de l’apaisement ? Rien n’est sûr. Il y a élection, et Faure Gnassingbé sait qu’une perte de ces élections sonnera l’hallali du début de la fin. A Unir, personne ne veut vivre ce tremblement de terre. Raison pour laquelle, on a même vu le vice président du parti Georges Aïdam toute honte bue monter la barre très haute pour dire que, Unir a en huit mois plus de 1.million d’adhérents. Le moins qu’on puisse dire est que côté opposition, rien n’est sincèrement fait pour mettre dans chaque tête togolaise qu’une révolution veut dire « Maintenant et tout de suite ». La Liberté on l’arrache ou on ne l’arrache pas. Gilbert Bawara qui est pratiquement devenu le missi dominici de la « maisonnée » sait que l’opposition n’a pas fait ce travail. Il sait que le fer comme bouclier que Faure et amis se sont parés viendra à bout du pot de terre derrière lequel l’avocat, le CST, Arc-en Ciel et le Frac se  cachent. Vivement que 2013 soit l’année où l’opposition va cesser de caresser le pouvoir au lieu de…

Djima Matapari Lynx.info

 

 

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