Chroniques des veilles : Déshabillons-les !

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« Il n’est pas question de livrer le monde aux assassins

d’aube
la vie-mort
la mort-vie
les souffleteurs de crépuscule »
(Aimé Césaire, Nouvelle bonté)

Les Togolais sont un peuple qui ne fait rien à moitié : les bons sont tellement bons qu’une poignée des plus malins (au sens de vicieux) les abuse éternellement. Pour ceux qu’on peut nommer naïfs, ils le sont en un degré tellement si élevé que les déniaiser parait une gageüre. N’allez point chercher dans les titres, les diplômes, les métiers encore moins dans les couches sociales pour pénétrer le phénomène. Ne le voyez vous donc pas partout ?

Les prédateurs qui régentent notre vie ont garanti la rétribution de la complaisance traitresse à un des leurs en prenant en Conseil des ministres en date du 25 janvier un décret portant statut de l’opposition. Ils se sont assurés en prenant ce décret, d’y pouvoir revenir à loisirs lorsqu’il adviendra que le prétendant à ce titre trompeur de chef de fil de l’opposition n’est pas un docile laquais et manifesterait toute velléité d’indépendance. Le père l’a fait avec succès en mettant Agboyibo à la tête d’une CNDH (Commission Nationale des Droits de l’Homme) voulu servile. Le fils y recourt en officialisant une entente perfide entre les deux prétendus rivaux. Le bonhomme qui s’est adjugé (au grand dam de ses amis de l’opposition) le titre prébendier avec une violence de médiocre a été vu plus d’une fois écumant les allées diplomatiques européennes, plus souvent en Belgique, flanqué de ses compères du régime combattu; voyageant, loin des regards, avec un avion de l’État belge. Selon qu’on soit bon ou naïf la démarche de voyou serait stratégie ou leadeurship. Sachez, pour tout dire, que nous n’avons pas déconstruit le mythe Olympio pour admettre maintenant qu’un intrigant nous fasse faire le chemin inverse. La lecture était pourtant fort aisée : à voir la manière dont Picsou togolais nous tourne en bourrique avec ses déclarations nigaudes dépourvues de toute rationalité; ses incohérences désopilantes, ses enfantines et haineuses médisances de méprisable rentier qui protège ses arrières et le reste, notre responsabilité dans cette affaire est loin d’être nulle. Méditons-y.

Mea minima culpa pour ceux qui, en colonne par un, la bedaine au clair, suivent au rythme des salamalecs le veinard de coquin dans ces brigandages-là.

« Il fallait le dire ! » (T. A. A-A)

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