Ce mémorandum sur la situation politique du Togo de 1990 à nos jours du MRC d’Abass Kaboua qui dénude complètement Jean-Pierre Fabre

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Les remerciements continuent encore ; au chef de groupe parlementaire, le gouvernement vient de leur mettre à disposition des véhicules 4×4 Toyota Fortuner

Le Mouvement des Républicains Centristes (MRC) a fait une sortie médiatique ce lundi 4 janvier 2016 à Lomé. Sortie au cours de laquelle, Abass Kaboua, président du parti à rendu publique un mémorandum qui retrace la situation politique du Togo depuis 1990 à nos jours. Comme à son habitude, il n’a pas économie de paroles ou plutôt d’encre devrait-on dire. Le parti au pouvoir, l’opposition et ses compatriotes, chacun en a eu pour son grade. Bonne lecture!

I-RAPPEL DES DIFFICULTES AU SEIN DE L’OPPOSITION TOGOLAISE

Le Président GNASSINGBE Eyadema a dirigé le Togo près de 40 ans d’une main de fer avec son parti RPT lequel à une période était devenu un rouleau compresseur qui a su juguler, voir éradiquer les ambitions de résistances politiques d’une opposition éphémère et presque inexistante.

Cependant, avec le vent de la démocratie qui a soufflé dans les années 90, le multipartisme voit le jour après la Conférence Nationale Souveraine de 1991. Dès lors, une opposition forte de cette situation et soucieuse d’une alternance au pouvoir sur la terre de nos aïeux d’un régime qui assujettit le peuple, voit le jour.

Par contre, cette opposition va vite faire face à une désillusion. Car le régime en place n’est pas aussi prêt à céder ne serait-ce un brin de portion de terrain. Du coup les barons du pouvoir sous la bénédiction du tout puissant GNASSINGBE père élaborent toute forme de subterfuges pour annihiler les assauts politiques des opposants afin de conserver intacts leurs acquis, et tout ceci à la grande défaveur du peuple épuisé. Celui- ci va continuer à souffrir le martyr du tout puissant pouvoir du RPT.

Malgré cela, au lieu que les opposants, sur lesquels la population a placé son espoir s’unissent en vue de regarder une même direction, au contraire se retrouvent sur un terrain où leurs égos prennent le dessus sur l’humanité et la fraternité. Ils se font des coups bas, des croques en jambe a la grande satisfaction de leurs adversaires qui s’inspirent de cette division pour utiliser cela comme une arme fatale contre eux et en donnant par la même occasion un sens à la formule qui stipule le règne dans la division.

Des opposants seront corrompus à l’image de Me Joseph Kokou KOFFIGOH, le tout Premier Ministre de la transition du pays qui de façon brusque a bravé les efforts d’une lutte qui devait apporter l’alternance sur la terre de nos aïeux. D’autres en ont fait de même à savoir Edem KODJO, Me Yaovi AGBOYIBOR, pour ne citer que ceux-là.

Tout cet aspect va s’amplifier avec l’avènement du fils Président GNASSINGBE. Avec tous les échecs auxquels s’est confrontée l’opposition togolaise, celle-ci s’est résignée et a fini par avoir un partenariat gagnant- gagnant avec le pouvoir. L’exemple le plus palpable est celui du parti UFC de Gilchrist OLYMPIO. Le soit disant parti radical de l’opposition, dont l’audience était remarquable et constatée sur toute l’étendue du territoire, a fini par faire de très grandes concessions au pouvoir RPT.

Le peuple innocent et naïf fut du coup trahi et profondément désabusé par ce parti politique auquel il avait placé tout son espoir. La conséquence directe fut la création d’un certain nouveau parti politique version de la dissidence de l’UFC. Son président national, habile manœuvrier, profitant de la déchéance du maréchal, récoltera les faveurs déçues des militants de l’UFC envers leur maître Gilchrist OLYMPIO, qui en vérité a été longtemps opposant pour des raisons personnelles ; celles de venger son feu père, expression d’un point et d’un trait.

La confiance des militants de l’opposition téléportée sur le président national de ce certain nouveau parti politique depuis 2010 est aujourd’hui abusé par ce dernier en allant par sa simple présence légitimer l’élection présidentielle d’avril 2015. Finalement l’on est en droit de dire aujourd’hui d’eux, « tel père, tel fils » ou encore, « tel maître, tel disciple ».

Cependant nous devons avoir à l’esprit que la classe politique de l’opposition togolaise n’est pas totalement faite que de mauvaises graines. De nombreux partis de cette opposition sont véritablement soucieux du bien-être du peuple togolais. Mais une partie de la population de Lomé préfère suivre des opposants égoïstes, hypocrites et pour qui le mot « vérité »n’existe pas dans leur lexique. Ils promettent indéfiniment des choses dont ils sont conscients de leurs virtualités donc jamais réalisables. Cette attitude ne peut que renforcer l’adversaire dans sa position à toujours se maintenir au pouvoir.

Humblement donc, nous reconnaissons au MRC humblement, que nous manquons dans l’opposition togolaise d’honnêteté. Nous ne nous disons pas la vérité et ne disons pas la vérité au peuple qui pendant longtemps nous a fait une confiance aveugle. Sinon, comment peut-on comprendre qu’après une très longue bataille de légitimité et de légalité menée par l’opposition et qui a fini par aboutir a la formation d’un gouvernement d’union nationale avec comme Premier ministre Me Yaovi A. AGBOYIBOR en 2006, et dont la mission principale était de matérialiser les reformes constitutionnelles et institutionnelles consignées dans l’Accord Politique Global(APG).

Qu’il vous souvienne que ceux qui ont toujours cru qu’ils sont dans notre pays les plus forts et auxquels « naturellement » la primature devrait revenir d’office et ne l’ayant pas obtenue, ont refusé de rentrer dans ce gouvernement et ont par la même occasion fortement œuvré à lui mettre les bâtons dans les roues. Une fois que le chapitre de l’élection anticipée de 2007 a connue ses résultats avec le parti au pouvoir RPT qui a obtenu la majorité des députés ; évidemment, Me AGBOYIBOR a rendu la démission de son gouvernement, chose normale.

Mais quelle ne fut la surprise générale des acteurs politiques que nous sommes de voir des opposants et non des moindres détenir des titres de ministres d’Etat dans le gouvernement formé par le nouveau premier ministre Mr Gilbert F. HOUNGBO du RPT ? Aujourd’hui, ce sont les mêmes gens que nous retrouvons dans des regroupements politiques entrain de claironner qu’il faut « l’Alternance » !!! De qui se moque-t-on ? Hier complices pour tout gâter et exprès, pour tirer le pays vers le bas, et aujourd’hui donneurs de leçons…

II-DE LA CREATION DE CST, ARC-EN –CIEL AU CAP 2015

Le MRC n’a pas besoin ici de citer les noms ; mais ces valeureux fils et filles du Togo se reconnaîtrons d’eux mêmes .Mais qu’ils sachent que le MRC tient franchement à leur dire ses vifs remerciements pour leurs patriotismes et leurs désintéressements : pour ces gens -là, seule la libération du peuple togolais comptait.

L’opinion publique a le droit de savoir, qu’aucun parti politique de l’opposition togolaise ne doit aujourd’hui faire le dos rond d’en être en 2012 l’initiateur de la création du Collectif Sauvons le Togo(CST).Ce mérite revient entièrement à quelques braves et vaillants jeune fille et jeunes hommes togolais dont leur nombre ne dépasse guère le chiffre douze. C’était un acte de bravoure ; qu’ils en soient encore une fois remerciés. L’unique objectif qui a guidé et inspiré ces jeunes se reposait, essentiellement sur une seule chose : obtenir enfin les reformes constitutionnelles et institutionnelles, afin que l’alternance s’opère dans notre pays.

Une fois que ces jeunes ont vaillamment mené des différents contacts et négociations pour se convaincre du bien fondé de leur projet, les différents acteurs de l’animation de la vie publique, à savoir : les acteurs politiques, la société civile et des organisations de défense des droits de l’homme ; autrement dont les OSC et les ODDH.

Le mérite est alors revenu et ceci par la volonté de ces jeunes à Me Zeus Attah Mensah AJAVON de mettre ensemble tous les acteurs précités. Le CST était soutenu par plus de 85% des togolais et de la quasi-totalité de la diaspora togolaise. Ce fait doit être également hautement salué.

Tout fonctionnait très bien jusqu’au moment où les politiques ont voulu prendre le contrôle de tout ; car pour nous au MRC, nous avons le courage de le reconnaître ; plutôt qu’un certain nouveau parti politique qui a voulu tout s’accaparer et phagocyter par la même occasion tout le monde. Sinon le CAR de Me yaovi AGBOYIBOR et la CDPA du Pr Léopold GNININVI étaient bel et bien dans les négociations de départ. Et la suite tout le monde le connait, ils sont allés tranquillement créer ARC-EN-CIEL.

Donc toutes les spéculations aujourd’hui sont nulles et de nul effet. C’est à partir de là que des gens ont déterré la vieille hache de la guerre Ouatchi / Mina, car un certain nouveau parti politique estimait que les Ouatchi veulent phagocyter tout leurs avantages. A-t-il eu raison ou tort ?

– Du choix du candidat unique de l’opposition : CAP 2015

Que ce soit à Avépozo, à Baguida, ou encore à Lomé c’est la même méfiance qui a toujours prévalu entre les acteurs des deux entités, et chose bizarre c’est toujours les deux antagonistes, à savoir ceux qui pensent que les Ouatchi veulent leur ravir la vedette et ceux qui pensent le contraire.

L’objectif était que les deux entités se fondent en un pour générer le CAP 2015. Ensuite choisir un candidat unique en attendant d’obtenir du pouvoir un déclic fort consternant les reformes. Le MRC, ADDI, et bien d’autres formations politiques avaient la même vision que le CAR, à savoir « sans reforme il n’est pas question de s’aventurer vers une quelconque élection perdue d’avance».

Mais un certain parti politique avait déjà son agenda caché : participer à l’élection présidentielle du 25 avril 2015 quelque soit le prix à payer ; même celui de casser toute la dynamique de toute l’opposition togolaise. Encore une fois tout le monde connait aujourd’hui le résultat.

Ce qui est aberrant et qui mérite d’être souligné, c’est que ceux là même qui ont tort, au lieu d’avoir profil bas, sont ceux là même qui vilipendent, médisent, trainent dans la boue les autres sur les réseaux sociaux via des sites « bâtards» qu’ils ont créés avec de l’argent du contribuable togolais et des cotisations d’une soit disant diaspora togolaise et aussi par des petits groupes de chômeurs qu’ils entretiennent à coup de petit billets de CFA et qui parcourent tous les jours, voir des semaines , des marchés de Lomé pour médirent les autres auprès des populations qui, nous sommes sûrs, saurons faire la différence.

Nous ne regrettons pas du tout au MRC d’avoir refusé de nous inscrire dans une forfaiture, aussi indescriptible que démentielle, que représentait l’élection du 25 avril 2015. Nous tenons à préciser ici, que le MRC a ses raisons et sait reconnaitre la vraie diaspora togolaise de la préfabriquée. Qui ne sait pas qu’il existe aujourd’hui plusieurs diasporas togolaises à l’extérieur et que chacun réclame sa propriété.

Le CST a été décapité par la seule volonté d’un seul certain nouveau parti politique et aujourd’hui fidèle à notre ligne de conduite, nous estimons, en notre âme et conscience, qu’il est important que les togolais et les togolaises doivent connaitre les raisons de la mort prématurée du CST.

Le CST a été particulièrement dense dans son travail aussi bien sur le territoire national qu’avec les partenaires extérieurs, dont l’UE, le système des nations unies les USA etc. Et à ce titre nous avons beaucoup voyagé.

– De 2013

Tout a commencé avec les élections législatives de 2013. Tout le monde connait les deux pays tête de pont dans l’UE. L’un étant notre colonisateur attitré et l’autre ayant pris le Togo sous sa tutelle, en concertation avec les 25 autres pays membres et d’autres partenaires. Ils se sont dits que pour apaiser notre pays, quelle qui soit l’issue des résultats de ces élections législatives, il serait opportun de nommer comme premier ministre d’un gouvernement d’union nationale un peu comme en 2006, le coordonateur du collectif Sauvons le Togo(CST), aux fins d’opérer les reformes avec le parti au pouvoir, en vue de l’élection présidentielle de 2015. Notons au passage que selon nos sources, ceux d’en face n’étaient pas contre ce projet y compris les FAT. C’était une opportunité jamais rêvée mais hélas.

C’était sans compter sur un certain nouveau parti politique qui ne peut jamais s’inscrire dans un agenda des autres sauf dans celui de son égo propre. Voila la situation décrite. Et une fois les résultats proclamés, le CST venait en tête de tous les partis politiques de l’opposition avec 19 députés sur 27. Il est extrêmement important de préciser ici qu’aucun parti politique du CST n’est allé à ces élections en son nom propre et en nommant au lendemain de ces législatives un certain Zeus Attah Mensah AJAVON, étant jadis le coordonnateur du CST, comme premier ministre de ce gouvernement d’union nationale ; cela faisait automatiquement et politiquement de lui désormais le chef de fil de l’opposition togolaise. Vous comprendrez aisément pourquoi les gens ont décroché le CST pour hisser nuitamment les 16 députés d’un certain parti politique.

Le MRC combattra jusqu’à la fin de cette mandature cette forfaiture et cette imposture.
De façon délibérée, les gens ont compris que notre pays le Togo va passer à une autre vitesse qui va nous amener à un dénouement certain et ont décidé d’empêcher cela, car ils confondent business et politique. Et comme en 2006, avec l’UFC si ce n’est pas eux personne d’autre ne peut et ne doit réussir sa noble mission pour le peuple togolais meurtri dans sa chaire.
– De 2015

Contrairement à un certain nouveau parti politique, le MRC, ne s’est jamais comporté en profiteur, en imposteur, ou encore en opportuniste. Nous n’avons pas créé notre parti pour que les OSC, les ODDH et les soit disant « petits » partis politiques nous conduisent au pouvoir. Nous avons toujours su nous battre seuls ; et les archives de la République Togolaise en témoignent.

Le MRC n’a jamais cherché à conquérir le pouvoir en s’appuyant sur le FRAC, le CST ou encore le CAP 2015. Mais chaque situation évoluant selon les contextes, si un jour nous sommes amenés à nous retrouver dans une telle situation, nous serons honnêtes et élégants avec nos partenaires.

Le MRC tient à travers ce mémorandum à rendre grâce à Dieu de lui avoir permis de faire ces différentes expériences même si elles n’ont pas été concluantes. Nous avons connu divers fortunes avec des gens dont à priori nos chemins ne devraient jamais se croisés. Des gens qui tenaient des réunions entre eux après qu’une autre grande réunion (plénières et réunions des présidents) ait eu lieu quelques heures auparavant avec tout le monde y compris les éléments du Nord. Nous avons connu la rétention d’informations et des humiliations.

Entre autre sujet qui au prime abord a fait quitter ARC-EN-CIEL et d’autres formations politiques lors de la création du CAP 2015 fut incontestablement le refus de ce certain parti politique à conclure un accord politique avec les autres.

Le deuxième point, c’est que lors des différents conclaves, certains partis politiques ont clairement exposé que le candidat unique du CAP 2015 d’alors qu’en cas de victoire, devrait accepter de faire un seul mandat mais l’arrogance a pris le dessus sur la raison. Le refus fut cinglant.

Nous remercions Dieu, car ce certain nouveau parti politique allait s’accaparer de tout ; car dans son comportement il n’a ni la culture ni la notion de partage.

Restant toujours fidele à notre ligne, ce qui nous a le plus choqué, c’est le fait que l’on nous ait caché les parties les plus importantes des discussions que le CAP 2015 a eues avec le pouvoir en place. Après l’échec du dialogue Togo télécom 2 où le pouvoir est resté rigide dans sa position : obtenir de l’opposition des garanties.

Dans la dernière ligne droite de l’élection d’avril 2015, en début février 2015, une rencontre a eu lieu entre le pouvoir et l’opposition multiple dans le bureau du président de l’Assemblé Nationale. Etaient présents :

– Du coté du pouvoir :
• Dama DRAMANI, président de l’Assemblé Nationale
• Kwami KLASSOU premier vice-président de l’Assemblé Nationale
• IBRAHIMA Méimounatou, deuxième vice-présidente de l’Assemblé Nationale
• Christophe TCHAO, président du groupe parlementaire UNIR à l’Assemblé nationale

– Du coté de l’opposition
 ARC-EN-CIEL
• Me Paul Dodzi APEVON, président national du CAR, député
• Mr Jean KISSI, secrétaire nationale du CAR, député
 ADDI
• Pr Aimé T. GOGUE Président national, député élu du CST
Dr François KAMPATIBE, conseiller spécial, député élu du CST
 CAP 2015
• Leur candidat unique, président national d’un certain nouveau parti politique, député élu du CST.
• Premier vice -président de ce même parti politique, député élu du CST
• Deuxième vice -présidente de ce même certain parti politique, député élu du CST.
• Le conseiller juridique de ce même certain parti politique, député élu du CST.
• Le plus âgé dans l’hémicycle, issu de ce même certain parti politique, député élu du CST.

Cette rencontre fut capitale car une fois convaincus que leurs répondants du CAP 2015 s’est auto verrouillé dans sa logique de « ni -ni », le pouvoir n’a plus voulu continuer la discussion ; mais dans un ultime sursaut, le CAR et ADDI ont tentés de sauver les meubles en proposant une dernière voie qui consiste a ce que l’opposition plurielle accepte que le candidat du pouvoir puisse prendre part a cette élection pour la troisième et dernière fois ; car le mandat qui a couru de 2005 à 2010 devenait dans ce cas caduque ; quitte à l’opposition de s’organiser autrement à le battre. Là aussi c’est donné un coup d’épée dans l’eau, car ceux d’un certain nouveau parti politique se sont fermement opposés à cette logique qu’ils ont traitées de conne et de bêtise du siècle. Voilà comment nous avons raté une belle occasion de nous remettre ensemble pour mieux réorienter le combat, et mieux nous organiser pur la suite. Du retour de cette rencontre, le candidat du CAP 2015 n’a pas jugé utile de nous faire le compte rendu et il a passé sous silence cet aspect des choses.

A notre grande surprise ceux qu’il redoutait qu’ils allaient lui ravir la vedette ont boycotté royalement cette élection et nous autres vaille que vaille, nous nous sommes battus au sein de “TCHOBOE ” pour empêcher la tenue de cette élection et le CAP 2015y est allé impérialement.

Pour clore ce chapitre, il est important que le peuple togolais souverain sache aujourd’hui qu’au plus fort de l’attente des résultats de cette élection, les chefs d’Etats de la sous région venus a notre chevet, ont tenté une autre approche de solution qui s’apparente un peu au schéma kenyan ou encore zimbabwéen à la seule différence qu’au Togo le nom d’un conseiller juridique d’un certain nouveau parti politique a été préféré au détriment de celui de son président national…la réponse de ce certain parti politique fut cinglant et catégorique : c’est NON…Ce conseiller juridique d’un certain nouveau parti politique, fait partie des tous premiers a faire l’éloge du nouveau premier ministre, une fois que ce dernier a été nommé.

Comme quoi l’inconséquence et l’incompétence font bien des recettes dans ce certain parti politique ; car la confusion que font certains acteurs politiques du Togo qui depuis leur tendre enfance, ont tissés de petits réseaux pour berner, roubler, tricher, ou corrompre ce qui aujourd’hui fini par ne plus payer et quand l’on réunit tous ces qualificatifs sur son nom ajouté au fait que l’on n’est pas un rassembleur, que l’on n’est qu’un rancunier invétéré et un égoïste congénitale, on n’est d’office disqualifié pour gérer les femmes et les hommes. Leur seul et unique souci : leurs intérêts personnels.
Bien sûr que les gens ont pécuniairement profité de l’élection d’avril 2015 en allant chercher ce qu’on leur a laissé auprès des Bolloré, des Ouattara, des Compaoré, des Mahama… Au bas mot, ceux sont plus de 3,5 milliards de nos francs qui sont passés par là. Les remerciements continuent encore ; au chef de groupe parlementaire, le gouvernement vient de leur mettre à disposition des véhicules 4×4 Toyota Fortuner.

Mais bizarrement, il ya une présidente du groupe auto proclamé d’un certain nouveau parti politique qui de peur des réactions négatives qu’auront leurs militants de la voir à bord d’une RTG, a préféré cacher cette voiture chez sa mère à Hanoukopé.

Nous avons également suivi avec beaucoup d’attention sur les médias privés un certain chef de fil le 25 décembre, tenté dans une gymnastique théâtrale d’expliquer les raisons pour lesquelles il n’a pas jugé opportun d’aller présenter ses vœux au chef de l’Etat et entres autres raisons données, la principale est celui du refus par le gouvernement de lui accorder les avantages liés à son statut. Ah le ventre !!! Au détriment du peuple.

III -VISIONS DU MRC.

Lors de son 4ème Congrès Statutaire, tenu le 17 janvier 2015 à Lomé, le MRC s’est doté d’une nouvelle structure rajeunie à plus de 95% ; ceci pour permettre au parti de se tourner vers le court, le moyen, et surtout le long terme. Aussi tout en voyant aujourd’hui, notre vision nous projette automatiquement dans la reconstruction future du pays.
C’est pour cela que le MRC, propose que soit acté dans l’immédiat, par tous les acteurs politique de l’opposition togolaise :

– L’organisation des états généraux de l’opposition dans les meilleurs délais. Ceci nous permettra de susciter un nouveau leadership en notre sein.
– L’élaboration de nouvelles stratégies de lutte pour l’adapter à la situation du moment(les marches quotidiennes et répétitives sont devenues obsolètes).
– Créer un mécanisme transparent pour permettre à l’opposition d’avoir des ressources nécessaires à mener ses actions. Ceci va contribuer à limiter la corruption rampante au sein de l’opposition (la preuve c’est qu’aucun compte financier n’a jamais été rendu de façon sérieuse, que ça soit au CST comme au CAP 2015).
– Se départir du populisme au profit de l’image de leader capable d’incarner la lutte pour la libération du peuple togolais.

– De cultiver un respect mutuel entre tous les partis de l’opposition d’une part, et de l’opposition vers les autres d’autre part (le dénominateur commun de tous reste celui du devenir radieux du Togo).

– Travailler pour faire émerger une nouvelle classe politique avec des idées novatrices.

– Il est extrêmement prémonitoire pour nous au MRC, que la base de toute bonne élection repose sur un bon fichier ; aussi le fichier togolais devrait être profondément remanié aussi bien avec tous les acteurs concernés.

– Se prêter à l’exercice primaire de la démocratie en organisant les élections locales pour permettre aux communautés à la base de pouvoir s’autogérer.

– Former, éduquer et sensibiliser les militants de l’opposition au civisme, au patriotisme, au respect d’autrui et à la bonne gouvernance. Ces valeurs doivent être notre crédo.

– Enfin au cours de ce trimestre, le MRC va entreprendre une série de contacts avec le gouvernement, les institutions de la république et les partenaires du Togo aux fins de leurs proposer des approches de solutions aux problèmes que connait notre pays.

IV- APPEL A LA MOBILISATION DE TOUS LES TOGOLAIS

– Considérant que depuis la dernière élection présidentielle du 25 avril 2015, le peuple togolais est profondément déçu, trahi et meurtri dans sa chaire (plus d’un million d’électeurs s’est abstenu),
– Considérant l’attitude d’égos sur-dimensionnés et du « moi –moi » de certains leaders de l’opposition,
– Considérant que nul ne détient le monopole du cœur ni du savoir sur terre,
– Considérant que seule une entente franche des vrais acteurs politiques de l’opposition peut nous conduire vers un résultat positif,
Le MRC pense que la duperie et la duplicité ne peuvent être des armes fiables en politique. Il saisit à cet effet, l’occasion pour lancer un appel pathétique à toutes les forces vives de la nation, à cultiver la confiance dans le but de concrétiser la lutte pour la libération de notre beau pays le Togo.

Il saisit la même occasion pour lancer un appel à la gente féminine de notre pays qui compte plus de 50% de la population à davantage s’impliquer et à se valoriser dans la vie sociopolitique et économico-culturelle de la nation.
A nos frères et sœurs de la vraie diaspora, le MRC renouvelle ses sincères remerciements et continue de lui faire confiance pour leurs prises de position positive. Il l’exhorte à taire dans ses rangs les petites divisions et à plutôt cultiver l’amour et la fraternité, car à l’extérieur le Togo doit rester bien plus fort.

Au peuple togolais tout entier et comme de par le passé, le MRC lui demande de garder bon espoir car le bout du tunnel est proche.
Jeunesse togolaise, le Togo t’appartient

Fait à Lomé le 04 janvier 2016

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