Cacophonie, mensonges, condamnations tout azimut : Ce qui s’est passé avec l’organisation de l’OUA à Lomé

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A vouloir  trop fouiner et chercher les escrocs quand on n’est soi-même escroc, on finit par découvrir ses propres escroqueries. Et avec les Gnassingbé, cela ne manque pas. Ici on pense, que le Togolais ordinaire n’est rien, et qu’on peut tout le temps lui faire porter toutes les malédictions du monde. Il est bien connu que tous les barons du RPT sont trempés dans du faux, de recèle de biens publics et de trafics d’influence, au point qu’il  leur est même difficile de parler pour être cru, de parler pour rassurer le petit peuple.  D’autant plus que, tout pouvoir qui prend de l’âge corrompt  absolument, il n’y a plus de doute que l’histoire  de l’organisation de la messe africaine avec  l’OUA et la construction des villas  n’aient pas connues leurs zones d’ombre. Mensonges, cacophonie, fuite en avant avec des procès iniques, le pouvoir de Faure va se dénuder aux yeux du monde soi-même. Et pour cause, un procès « propre » mettrait tout de suite au gnouf le prince et avec, ses apparatchiks. Ne l’oublions pas,  Faure coiffait le poste très sensible de  conseiller économique de son père.

Une idée simple mais qui a fini par convaincre

Quand le ministre Saibou Samarou alors secrétaire d’Etat en charge du secteur privé déroule son projet  de construction de villas lors d’un conseil des ministres pour la construction d’une cité de l’OUA, personne ne croyait qu’il réussira. Mais les villas, pousseront comme des champignons du côté nord de Lomé. L’Etat, qui n’avait pas d’argent pour aider à la réalisation du projet, fermera les yeux. Le ministre fait appel à des privés qui eux aussi hésitaient.  Comment rassurer une gent togolaise qui avait peur de  placer des fonds dans des constructions de villas qui peuvent leur être retirés après, d’autant plus que la garantie au Togo lie seulement ceux qui ont signé le contrat pas l’Etat qui en a aussi besoin de ces villas. Mais le courage des uns à « oser » l’emporte sur la prudence des autres. Eyadema, fini par donner son accord de principe et le projet peut démarrer.

Ossature du comité d’organisation du 36ième sommet de l’OUA à Lomé

Ce comité est composé du président qui n’est autre que le premier ministre Eugène Adoboli. Tidjani Douroulaye, ministre de l’Economie et des Finances, Tankpandja Lallé, ministre du Tourisme, Saibou Samarou secrétaire d’Etat chargé du secteur privé auprès du PM et le  ministre Amoussou Assibavi Quenou, conseiller du PM  qui joue le rôle de rapporteur et  qui coordonne tout ce qui entoure la signature des chèques et des factures.  Le comité ouvre un compte à la BTCI et le travail peut alors débuter.  Mais avant tout cela, il faut convaincre les privés. Tout ce qui entoure le projet d’organisation de l’OUA n’est pas budgétisé et l’Etat ne semble pas vouloir aussi aider.  Pour y remédier, et faire réussir le projet , un montage financier sur l’apport personnel des opérateurs économiques a été initié. En revendant au  prix forfaitaire des lots de terrain, le comité pense arriver à ses fins.  Et Bingo ça marche ! L’argent englouti a permis  de démarrer les travaux avec en premier l’obtention de l’eau, l’électricité,  la construction de petites routes et le téléphone. Pour ne pas  avoir des dettes sur le dos, tous les prestataires et fournisseurs sont payés cash. La  confiance entre privés et le comité naît, d’autant plus que le trésor togolais n’y avait  mis  un seul centime dans l’organisation et la construction des villas pour la  messe de l’OUA. Au total, ce sont 15 milliards de Francs CFA des privés  qui dormaient dans les caisses de la BTCI, ajoutés  aux milliards  du guide libyen avec le rachat de l’hôtel du 2 Février. De nos recoupements au Lynx, il y a un seul qui peut dire toute la vérité. Mais le pouvoir tante vaille que vaille de le mettre sous le pagne, loin des regards de la justice :  Assibavi Amousso Quenou. Le rapporteur  était le bras droit du premier ministre et jouait aussi le rôle d’espion pour le compte du président Gnassingbé Eyadema. Il sait qui a pris quel chèque, qui est arrivé avec quelle facture et les montants. Il tient dans ses bras tout le secret lié à la guerre entre le comité d’organisation de l’OUA et le pouvoir de Faure.

Eyadema initie une structure parallèle au comité d’organisation.

Pour atteindre à ses fins, Eyadema initie un comité parallèle, mieux un gouvernement parallèle. L’anecdote raconte qu’Eugène Adoboli était devenu une risée dans le sérail d’autant plus que tout le monde s’étonnait de sa naïveté monstre. Bien que premier ministre, tout l’échappait. Il croyait aider, dans la république des Gnassingbé, ce n’était pas permis ! Tout ce qu’on amenait comme chèques, ou factures, le technocrate mettait au bas sa signature. Il le paye cher aujourd’hui sinon très cher ; bien que « escroquer » ne soit pas son fort. Eyadema flanque à côté du premier ministre un homme de paille : Assibavi Amoussou Guenou ou s’est lui même qui se rapproche dangereusement d’Eyadema, tout ceci est sans importance. Mais est-il qu’il a joué sur tous les tableaux. De l’autre côté, Andjo Tchamdja , toujours lui et Barry Moussa Barqué sont chargés de discuter d’abord et ensuite signer le contrat en milliards avec les libyens. Et ceci loin des regard du premier ministre Adoboli. On se rappelle que pour la signature de « l’Accord d’Opération Conjointes »  entre le Togo,  la Togo Hunt Oil  Company  et la Petronas Carigali sous l’œil vigilant du clan, son nom flambait en pole position.

Tout a été toujours opaque avec Andjo Tchamdja, celui-là qui a mis tous les projets de construction des routes dans les fesses de femmes au point de choper une vilaine maladie selon tous ses proches.

On fait  signer au premier ministre un chèque sur des containers « Algecos » qui n’ont même pas été utilisés sinon jamais existés. La dette de 3 milliards de francs CFA est reversée au trésor public donc, sur les contribuables togolais. Un proche d’Adoboli que nous avions joint martèle : « Adoboli ne faisait que signer… ».  Plus loin, «  Avec lui [ndlr, Eugène Adoboli], on était comme des petits poissons dans l’eau. Ce n’était pas un homme qui connaissait les pratiques du RPT. On pouvait le rouler comme un petit enfant » rapporte aujourd’hui ce banquier qui nous dit avoir suivi de près le pillage éhonté du patrimoine togolais.
Toujours à l’affût, Charles Debbasch, alors conseiller juridique d’Eyadema arrivera avec sa facture qui s’élève à  100 millions de Francs CFA. Raisons données, déplacement  et renseignements extérieurs.

Des barons que nous listerons les noms dans nos prochaines livraisons ont même poussé le culot à construire des villas à leurs maîtresses, à eux-mêmes sous couvert de prêts noms sans avoir eu à acheter un lot de terrain. Le ministre Takpandja Lallé qui avait à sa  charge le ministère du tourisme et de l’urbanisme à bien cette liste et la justice togolaise devrait au moins et pour une fois depuis 40 ans de son existence interpellée l’homme qui sait tout sur la construction des cités de l’OUA et des villas éparpillés dans le tout Loméet  dont les propriétaires ont abusé du peuple togolais.

Eyadema anticipe et crée sa commission anti-corruption

Très malin, Eyadema devance un peu le temps. Il veut attirer toutes les institutions financières qui ont depuis coupé le robinet à revenir, et du coup, montrer à son peuple qu’il est un homme juste en initiant une cellule de lutte contre la corruption dirigés par les  meilleurs corrompus et corrupteurs que le Togo possède. Il sait que les milliards de Mouammar Kadhafi qu’il a englouti dans son compte personnel rejailliront sur ses enfants. L’idée phare de cette  commission très bancale anti-corruption est de blanchir son clan au cas où…. Elle est chargée de regarder les petites fautes, les larcins ou les pécadilles et surtout de faire le travail à moitié du côté de ses proches. Des noms tombent. Peu sont mis en prison et d’autres doivent servir de cobayes, donc de boucs émissaires. Les ministres Hope Agboli et Saibou Samarou doivent payer le courroux du pouvoir de se voir rattraper par leur mensonge un jour et ceci, au prix d’un exil. (On ne dit pas au Lynx que ces ministres n’ont pas leur part de responsabilité). C’est le début des zones d’ombre. Et les questions peuvent toujours être posées. Dans notre prochaine livraison, vous lirez avec votre journal préféré le rôle de chaque voleur de la République. Les combines de la famille Gnassingbé, la commission anti-corruption de Mr Folivi, et surtout le silence des barons et proches de Faure englués jusqu’au cou et qui tentent de faire une justice à sens unique

Camus Ali Lynx. info

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