Burkina-Faso : l’ennemi n°1 de notre démocratie est entre les mains des autorités

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Vous savez très bien que le chef des putschistes a abandonné et s’est retranché dans une enclave diplomatique

Retranché à l’ambassade du Vatican depuis le 29 octobre, le général Gilbert Diendéré négociait les conditions de sa reddition. Toute en assurant, son intention de se mettre à la disposition de la justice, le patron historique du RSP, le Régiment de sécurité présidentielle à l’avant-garde du putsch, exigeait des garanties pour sa sécurité et celle de sa famille.

Il a été remis aux autorités de la Transition dans l’après midi de ce jeudi 1er octobre 2015 à l’issue d’intenses tractations entre les autorités, le clergé et les chancelleries, puis conduit au camp Paspanga de la gendarmerie nationale.

Cette reddition a été confirmée par le secrétariat de la Conférence Episcopale du Burkina Faso, qui informe que « le Général Gilbert Diendéré, qui avait été accueilli à la Nonciature Apostolique pour raison de sécurité suite aux événements récents, s’est rendu aux Autorités compétentes burkinabè en ce jour 01 octobre 2015 à 14h30 ».

L’arrestation de l’ex chef d’Etat major particulier de Blaise Compaoré a été saluée par l’ambassadeur de France au Burkina Faso.

« La France sera au côté du président Kafando pour organiser des élections dans les plus brefs délais», a ajouté l’ambassadeur.

« A présent que l’ennemi n°1 de notre démocratie est entre les mains des autorités, laisse éclater ta joie et ta fierté d’homme intègre », a également commenté sur sa page Facebook Me Guy Hervé Kam, porte-parole du Balai citoyen, félicitant au passage la population d’avoir « fait preuve de grandeur » en ne prenant « aucune mesure négative à l’encontre de cette enclave diplomatique et permettant ainsi à la procédure diplomatique de dérouler sans encombre ».

Ce matin, après l’audience solennelle de la rentrée judiciaire 2015-2016, le Premier ministre, Yacouba Isaac Zida, avait annoncé que l’arrestation de Gilbert Diendéré n’était plus qu’une question d’heures. « Vous savez très bien que le chef des putschistes a abandonné et s’est retranché dans une enclave diplomatique. Le Burkina Faso est respectueux de cette enclave diplomatique, que nous n’allons pas violer. Nous sommes donc en négociation pour que l’on puisse nous le remettre. Mais nous comprenons, qu’ils (les responsables de la représentation diplomatique en question, NDLR) ont besoin d’avoir un certain nombre de garanties, que sa vie sera sauve. Garanties, que nous allons bien sûr donner. Ce n’est plus qu’une question d’heures, nous allons pouvoir le récupérer et le mettre à la disposition de la justice », avait prévenu le chef du gouvernement.

fasozine.com

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