Burkina Faso : Blaise Compaoré sera bel et bien poursuivi

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Blaise Compaoré a forcément sa part de responsabilité

Le Conseil National de la Transition (CNT) va mettre en accusation l’ancien président Blaise Compaoré et certains de ses collaborateurs. L’homme qui a régné sur le Burkina Faso durant 27 ans sera poursuivi a-t-on appris de sources dignes de foi. Blaise Compaoré, réfugié aujourd’hui dans sa belle-famille en Côte d’Ivoire, a contribué au développement du Burkina Faso certes, mais des vies de nombreux Burkinabè ont été malheureusement englouties sous la terre gratuitement, à jamais.

Qui tuera par épée, périra par épée, dit un adage. Le président Blaise Compaoré qui a régné sur le Burkina Faso 27 ans durant a un lourd passif en matière de crimes. Son 1er est celui du capitaine Thomas Sankara, son compagnon d’armes, frère et ami. Il a été sauvagement assassiné en le 15 octobre 1987. Certes aujourd’hui personne ne veut fusiller Blaise Compaoré pour compenser les crimes qu’il aurait commis. Mais selon des sources dignes de foi, l’ancien président Blaise Compaoré sera bel et bien poursuivi par la justice Burkinabè. Le conseil national de la transition (CNT) va le mettre en accusation. Après, c’est au tour de la haute cour de justice de faire son travail nous confie notre source.

Pour notre ami, cela n’est plus qu’une question de temps. Cependant, d’aucuns affirment que l’ancien président du Faso jouie d’une immunité pleine et entière. Faux, rétorque notre confident du jour avant de poursuivre : « même si cela est le cas, l’article 168.1 de la constitution ne protège pas Blaise Compaoré pour les crimes commis après 2012. » Ledit article dispose : [Loi n° 0332012/AN du 11 juin 2012 –Art.1er Une amnistie pleine et entière est accordée aux Chefs de l’Etat du Burkina Faso pour la période allant de 1960 à la date d’adoption des présentes dispositions].

Au regard de cette disposition, Blaise Compaoré peut être bel et bien poursuivi par la haute cour de justice Burkinabè. Et pour cause, depuis 11 juin 2012, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Des cadavres aussi. Des personnes ont été tuées gratuitement par son ancienne garde prétorienne dite RSP. L’une de leurs premières victimes fut un des leurs. Le soldat Romuald Tuina, exécuté sommairement par ses compagnons. Par la suite, un faux communiqué sera servi au peuple Burkinabè. Il disait que ce soldat aurait attaqué le palais présidentiel. Leur dernière horreur reste l’inqualifiable bilan de vies enlevées par les machines à tuer. Lors de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre dernier, ses militaires n’ont pas hésité une seconde à descendre les PATRIOTES comme des gallinacés pour fêter leur réveillon. Qui portera le chapeau !

Est-ce à dire que les personnes tuées avant 2012 ne méritent pas justice ?

Certainement pas. Toutes les personnes qui ont été tuées avant 2012 ont un dernier droit. Celui de la justice. Et pour cela, notre confident nous affirme que cette constitution a été taillée sur mesure et à la solde du seul Blaise Compaoré. Il poursuit : ce que certains oublient, c’est que la constitution a été écrite par des gens. Donc d’autres personnes peuvent légitimement modifier cette constitution pour que la justice puisse faire son travail. Il faut reconnaitre aujourd’hui qu’aucune nation ne peut se construire sans la justice. Que diront les enfants de toutes ces personnes disparues s’il n’y a pas de justice ? S’interroge-t-il avant de nous inviter à méditer une minute. Une minute pendant laquelle on vous enlève votre être très cher et que vous ne le reverrez plus jamais. Ils sont nombreux les cadavres qui jusqu’à aujourd’hui leurs parents ne savent où ils se reposent.

Du Professeur d’université Guillaume Sessouma à Dabo Boukary étudiant en 7e année de médecine en passant Oumarou Clément Ouédraogo…, toutes ces personnes méritent justice. C’est le peu que le peuple Burkinabè puisse faire en leur mémoire. Cependant personne ne pourra dire qu’il a vu Blaise Compaoré tiré sur un individu, ni enlevé. Notre ami nous rétorque que même si cela n’est pas le cas, si Blaise Compaoré est entendu, on saura qui a fait quoi et qui n’a pas fait quoi. Mais quoi qu’il en soit, justice doit être rendue. Blaise Compaoré a forcément sa part de responsabilité.

Blaise Compaoré qu’on le veuille ou non demeure un Burkinabè. Comme nous avions écrit dans une de nos parutions avant d’être piratés, aucune nation ne peut se construire dans le mensonge, dans les fourberies. Nous avions proposé à maintes reprises au président Blaise Compaoré de reconnaitre sa part de responsable et demander franchement pardon. Le peuple Burkinabè est l’un des peuples le plus fabuleux au monde. Il n’est ni revanchard, ni rancunier. Blaise Compaoré a tenté de fuir et comme on le dit souvent, l’oiseau à beau volé, il finira par descendre sur terre. La vérité c’est comme l’huile, vous pouvez la mettre au fond des puits les plus profonds, elle reviendra toujours à la surface.

Kikideni.com 

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