Brigitte Adjamagbo-Johnson et Pascal Bodjona rattrapés par leur passé

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Les exemples à travers le monde entier sont nombreux où des candidatures à des postes présidentiels ont été rejetées pour la suffisante raison de perversité et de perfidie.
Des candidats rattrapés par leur histoire. Ici des empeachements ont chassé des présidents. Là des ministres ont quitté leur fauteuil pour une culpabilité de gabegie ou de corruption. L’ancien président français Jacques Chirac va certainement être auditionné, jugé coupable ou libéré pour une histoire d’emplois fictifs lorsqu’il était maire de Paris. Et des etc., et des etc.

Mais au Togo, tout va de travers. Déjà on a vu des tricheurs devenus ministres d’Etat et porte-parole du gouvernement. La génération des étudiants de l’Université de Lomé des années 1990 se souviennent bien sûr de Pascal Bodjona, exclu de toutes les universités pour tricherie alors qu’il était étudiant à la faculté de Droit. Le bonhomme avait disparu pour reparaître par la magie du feu général Eyadema, ambassadeur du Togo aux Etats-Unis. La chose avait paru normale tellement la moralité d’Eyadema correspondait à la pratique : nommer des tordus et des pervers à des postes de responsabilité comme pour salir l’éthique et énerver Bon Dieu.

Les perfides, les hypocrites et les vicieux à la tête du Togo ou dans le gouvernement, le RPT en a fait sa valeur cardinale de « bons et loyaux services rendus à l’Etat ». Puis ça a fait tendance. La CDPA vient d’emboiter le pas au RPT en positionnant Brigitte Adjamagbo-Johnson comme candidate aux présidentielles de 2010. Et elle, en acceptant, était sûre que l’histoire percluse ne la rattraperait jamais. Et elle a bien raison, la mamie puisque la Cour Constitutionnelle a validé sa candidature. Elle semble avoir oublié elle-aussi qu’il y a vingt ans, elle a été exclue de la faculté de Droit de l’université de Lomé coupablement impliquée dans un trafic d’épreuves au bénéfice d’un officier des FAT, institution que certains malicieux s’amusent à définir comme la Forêt des Animaux Tordus ou Têtus, selon.

A l’époque capitaine des FAT (Forces Armées Togolaises), aujourd’hui colonel, le sieur OURO-BANGNA est directeur des services militaires. Brigitte Adjamagbo-Johnson ainsi que messieurs Johnson et Agbékponou s’étaient rendus coupables de commerce d’épreuves avec cet officier. L’éclaboussure avait rejailli sur Yagla dans le même département. Brigitte Adjamagbo-Johnson ainsi que messieurs Johnson et Agbékponou avaient été exclus de la faculté de Droit.

Le capitaine est devenu aujourd’hui colonel. Qu’elle est belle, notre armée ! On peut se rappeler la douloureuse époque de Narcisse Djoua qui montait en grade lorsqu’il massacrait des populations entières.

Léopold Gnininvi, à l’époque directeur de la recherche, avait pris sous sa protection la dame Brigitte. Et la mamie aigrie d’avoir été éjectée de la faculté a tout de suite pris la carte du parti de son mentor. Après 20 ans d’une vie diluée de commerces obscurs et pernicieux avec Léopold Gnininvi qui n’a jamais nié ses accointances avec le parti flibustier et dictatorial au pouvoir, accointances qu’il a par ailleurs confirmées par son entrée au gouvernement grotesque issu de l’accord politique global. Il est même demeuré au sein de ce gouvernement après la démission de maître Agboyibor de la primature, pour faire semblant, pour donner le change. Gnininvi va prendre une retraite politique après un piteux parcours politique, comme dans les films où les traîtres finissent zigouillés par leurs maîtres. Le RPT en bon matador a asséné le coup fatal au traître Gnininvi qui du temps où il était directeur de la recherche mouchardait ses collègues pour leur écart de discours auprès du général Eyadema. Brigitte Adjamagbo-Johnson, après un score lamentable aux prochaines présidentielles (car dans les rues de Lomé, toutes les femmes se mettent d’accord pour saborder sa campagne), occupera assurément un fauteuil ministériel, pour faire démocrate. Avec la moralité qu’on lui connaît, inutile de s’imaginer la gestion qu’elle fera de son ministère : honnête.

Il y a aussi le sieur Agbéyomé Kodjo, une calamité qui force un retour comme le démon condamné à l’enfer éternel, attend une curiosité scientifique pour dévorer des vies humaines et revenir à sa vie de monstre. Elles ne sont pas encore asséchées sur les carreaux du palais des congrès de Lomé, les larmes pathétiques d’Agbéyomé, ministre à l’époque de la conférence nationale souveraine. Ce pillard des richesses du Togo ne s’était pas offusqué de fêter ses 17 milliards dans un pays où le niveau de vie est de moins d’un dollar par habitant par jour. Et c’est le même bandit sorti de prison civile de Kara après son retour d’exil, corrupteur et corrompu qui veut diriger le Togo.

Ce sont tous des vauriens politiques indécrottables : Faure le pillard et le détrousseur de jeunes pucelles, père déjà de plus de 25 enfants du même nombre de femmes ; Agboyibor le sénile qui ne sait plus quel combat mener après qu’il s’est vendu, âme et intelligence, au RPT ; Bassabi Kagbara le pauvre bougre qui n’a pas été capable d’être élu député à Pagouda mais veut péter plus haut que son cul ; Brigitte Adjamagbo-Johnson la revendeuse d’épreuves à l’université de Lomé (elle revendra le drapeau et la constitution au diable) ; Jean-Pierre Fabre dévoré par un culte de la personnalité exagéré de Gilchrist Olympio ; Agbéyomé le voleur, et toute la clique des lunatiques qui pensent qu’il suffit de critiquer le RPT pour arborer le béret d’opposants, tous des incapables sans projet politique, tous des rêveurs avec pour seuls projets politiques le pillage des ressources du pays.

Il n’a pas encore émergé de la scène politique nationale, celui qui incarnera le rêve du peuple togolais. Pour l’instant ce ne sont que des trous-du-culs qui se bousculent à la faveur de la couardise d’un peuple avec la complicité de quelques truands cléricaux et militaires. Les présidentielles de 2010 sont encore des élections inutiles, un coup d’épée dans l’eau qui ne féconde pas l’espoir. Pour dire le mot juste, le Togo n’a pas encore les dirigeants qu’il mérite.

Si l’Allemagne avait eu ces dirigeants au sortir de la guerre de 1945, si la Chine et le Japon avaient ces fainéants fêtards de et pilleurs qui cultivent la paresse et la concussion, l’Allemagne serait demeuré un pays en ruine, la Chine un pays décimé par le béribéri ou la famine, le Japon enseveli dans le cratère de la bombe atomique. Mais non, on sait où ils en sont ! Et honte à nous, incapable d’apprendre d’après l’exemple.

Samuel Batchati

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