Après Kpatcha : Faure continue le massacre des siens

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Que veut faire Faure des siens et de tous ceux qui l’ont porté au pouvoir?

Derrière son calme apparent se cache un homme que seuls les psychanalystes et les psychologues sauront analyser. Comment ne pas se pencher sur le caractère de l’homme quand on réalise le comportement de Faure envers ses frères qui lui ont tout donné. Tout le monde sait la situation scandaleuse dans laquelle Faure est parvenu au pouvoir contre tout le bon sens.

Ce sont les siens qui se sont mobilisés pour l’asseoir sur le trône. Mais une fois installé au pouvoir, sans doute inspiré du machiavélisme qui veut qu’il faut éliminer tous ceux avec qui on a pris le pouvoir, Faure a commencé à humilier et à détruire un à un ceux qui se sont dépensés pour sa gloire. Ce fut d’abord son frère cadet Kpatcha. Celui-là qui a convaincu les officiers supérieurs des FAT de lui confier le trône. Kptcha fut humilié et embastillé sans que son immunité parlementaire ne soit levée. Une première dans un régime qui se dit démocratique. Des sévices de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR), Kpatcha dans un procès digne de la cour d’un roi, a été gardé depuis le 1er septembre dernier au Guantanamo de Lomé. Depuis, l’étau s’est refermé sur tous ceux qui ont servi le roi Faure 1er.

Ce fut ensuite le procureur Robert Bakaï. Celui là qui a usé de toutes les contorsions politico-judiciaires pour justifier l’arrestation du député Kpatcha. Après avoir oublié que pour manger à table avec le diable, il faut utiliser une longue cuillère, le juge Bakaï Robert a été rattrapé par les dents du diable. Il fuit dévoré et jeté dans un coin d’un ministère où il doit méditer sur ce qui lui est arrivé.

La rage de Faure contre ses frères était loin de s’arrêter. C’est ainsi qu’on a appris, le mercredi dernier, le remplacement de l’intrépide juge Pétchélibia par le magistrat Gamatho Akakpovi. Péchélibia, il n’y aura personne pour le pleurer. Nous avons en mémoire, son zèle dans le jugement du député Kpatcha, son neveu, en renvoyant d’un revers de la main toutes les exceptions soulevées par les avocats. Et l’avocat français, lors du procès, a eu raison en prophétisant qu’il sera rattrapé par l’histoire. Le tort de Péchélibia, c’est de s’être réveillé tardivement qu’il faut une fois dire le droit dans l’affaires Agba Bertin. Malgré la décision de la justice, Agba Bertin est toujours à la prison de Tsévié. L’affaire Agba Bertin, c’est une autre affaire dans laquelle un autre frère a été humilié. C’est une affaire rocambolesque.

Tout ce qu’on a retenu contre lui ne tient pas la route. La vraie raison de l’arrestation de M. Bertin Agba, nous l’avons rappelée dans une de nos publications. On l’accuse de vouloir narguer Faure et sa République en s’achetant une voiture du prince, une Mebach et d’avoir créé une compagnie aérienne. Aussi, on a vite fait de l’accuser de convoiter la place du Prince. Un point c’est tout. Le reste n’est que du folklore orchestré par la cour. Même le ministre Bodjona qui est envoyé sur le front n’est pas épargné par le roi Pénaud. Voilà l’homme Faure.

Faut-il aussi rappelé l’humiliation subie au début du règne du prince par MM. Boukpessi et Kao Pitassa. Qu’il soit clair. Il n’est pas question pour nous de vouloir protéger les Kabyè quand ils ont tort. En cela, tout le monde sait que LA DEPECHE n‘est pas tendre envers ses propres frères. Les cas dont il est question sautent aux yeux. Tout a été dit dans l’affaire Kpatcha. C’est une affaire d’héritage familial que Faure a utilisée par tous les moyens de l’Etat pour se tirer d’affaire. Les cas Bakaï et Pétchélibia en disent long sur le dysfonctionnement de la justice dans notre pays. Elle est aux ordres du Prince. On les a utilisés pour tordre le cou au droit.

Mais pour peu qu’ils aient pris conscience qu’il faut dire une fois le droit, ils ont été humiliés. Et ces sanctions extrêmes ne concernent que les Kabyè. C’est ça qui fait mal. Nous sommes témoin dans ce pays depuis l’arrivée de Faure au pouvoir de certains dysfonctionnements au sommet de l’Etat. Faure a fermé les yeux.

Mais quand il s’agit des siens, il les humilie sans motif. Ses frères ne lui demandent rien que de les laisser en paix. On nous demande de nous taire sinon ils vont nous tuer. On nous avertit que nous sommes sur une liste noire avec M. Abass Kaboua.

Qu’on nous tue ou pas, cela ne change rien à la réalité. On ne peut pas se taire tous devant autant d’injustice, de méchanceté et de cynisme envers d’autres. Si tel est que Faure, regrette d’être kabyè, qu’il change de nom au lieu de déverser sa colère sur d’innocentes personnes.

Ce que tous les Togolais lui demandent, c’est de promouvoir la bonne gouvernance en laissant les institutions de l’Etat faire leur travail dans l’indépendance et l’équité au lieu de les manipuler quand il est en difficulté.

Kao Victoire

 

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