Alassane Ouattara : Le clonage de la politique impérialiste du Chili des années 70

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« Je ne vois pas pourquoi il faudrait s’arrêter et regarder un pays devenir progressiste à cause de  l’irresponsabilité de son peuple » Henry Kissinger, Secrétaire d’État de Richard Nixon.

 Le 11 septembre 1973, un coup d’État mené par le général Augusto Pinochet, préparé par la CIA  renversa Salvador Allende, élu démocratiquement qui se suicida dans le palais de la Moneda bombardé par les putschistes.

Le 11 Avril 2011, en Côte d’Ivoire, le président Gbagbo a subi le même sort, son palais a été bombardé par la politique impérialiste de la francafrique et de la CIA sous la couverture légitime de l’instauration de la démocratie par Alassane Ouattara et ses rebelles qui se partagent le pays, exploitent les ressources minières au nord, en massacrant  1000 civils à l’Ouest de la Côte d’Ivoire (Duekoué, Guiglo, Blolequin, Toulepleu…) et en faisant 54 exécutions extrajudiciaires à Yopougon un quartier d’Abidjan selon les rapports d’Amnesty international et du Comité international de la croix rouge lors de la conquête sanglante d’Abidjan la capitale économique du pays.

Plus de 3000 ivoiriens tués en avril 2011 pour parachever le coup d’état de 2002.

Laurent Gbagbo, le leadership socialiste ivoirien est sous le coup de la justice de la vengeance des vainqueurs, rebelles-collabos et impérialistes.

A l’instar du Chili de Pinochet, où  les arrestations, les tortures, les déportations et les exécutions des  opposants et  l’exile d’un million de chiliens, La côte d’ivoire d’Alassane Ouattara et de Soro Guillaume font le « remake » des années 70 de l’Amérique latine.

Les ivoiriens devraient résister comme au Chili et réinstaller la volonté populaire la seule garantie du destin économique et politique de pays à travers les organisations africaines, pour empêcher Soro Guillaume et Alassane Ouattara de mettre en place comme en Amérique Latine un plan « condor Africain » avec des dictateurs préfets Français des pays voisins de la côte d’ivoire,  soutenus par l’Amérique, et la France, dans les années 70 où les familles et les opposants sud Américains ont été traqués par le terrorisme des états (le Chili, l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay, la Bolivie et le Brésil) de régimes militaires à économie libérale, justifiant une pratique de lutte contre les communistes

Aujourd’hui au nom d’une sauvegarde des intérêts impérialistes, les mêmes méthodes pourraient voir le jour dans la sous région.

La liberté de la presse prend un coup avec la nomination du griot  Goebbeliste  Journaliste ivoirien Venance Konan, hier propagandiste de l’ivoirité de Konan Bédié, récompensé directeur du journal «  Fraternité Matin »quotidien national par Alassane Ouattara pour son rôle de désinformation contre le front populaire ivoirien et sa politique progressiste.

La lune de miel  des médias Français (RFI, LCI, France 24, France, TF1, Le Figaro) des éditorialistes et grands reporters Africains francophones collabos et les partis pro-occidentaux (PDCI-RDR RHDP) devraient continuer encore très longtemps pour masquer l’exploitation des richesses de la côte d’ivoire, par la France et la francafrique.

L’histoire nous enseigne que la CIA et Pinochet ont échoué  dans la gestion macroéconomique libérale mise en place par des jeunes économistes chiliens comme José Piñera et Hernán Büchi, formés à l’Université de Chicago et adeptes des idées de Milton Friedman et d’Arnold Harberger .

Le gouvernement de soro-ouattara montre le degré de tribalisme de ces deux personnalités lors de la composition du gouvernement des rebelles en nommant  seize dioulas ministres et confient toutes les directions des grandes sociétés aux dioulas, le gouverneur de la bceao et les ambassadeurs  occidentaux.

A* ALLER A L’IDEAL AFRICAIN.”Le Panafricanisme”

« Il est possible que nous ne vivions pas tous la réalité d’un empire africain si fort, si puissant qu’il imposerait le respect à l’humanité, mais nous pouvons cependant durant notre vie travailler et œuvrer à faire de ce projet une réalité pour une autre génération »Marcus Garvey.

Notre panafricanisme est un idéal et une nécessité pour la femme et l’homme africain, une force existentielle qui devrait pousser l’Afro-Africain constamment à aimer son continent, ses cultures, à constituer un dessein et une espérance commune des peuples d’Afrique dans un mouvement où la raison sera le moteur et le rêve l’objectif à atteindre.

Apporter une solution africaine aux problèmes africains.

Nous devons plaider pour la première place à l’individu dans toutes ses expressions culturelles, sa formation, sa créativité tout en récusant l’individualisme et encourager la solidarité sur l’appel à la fraternité.

Dans le projet de développement d’Afrique  à travers les régions, nous devons avoir à l’esprit que les contraintes de développement des nations sont les mêmes pour tous et favoriser une intégration économique africaine par des budgets régionaux et constituer des grands pôles industriels.

Les politiques de nationalisations ont montré leurs limites, l’état doit être protecteur, mais la privatisation n’est pas davantage une panacée.

Au cours du mandat de Ronald Reagan, le nombre de pauvres absolus est passé aux Etats-Unis de 11% à 15% et sous Mme Tatcher un Britannique sur trois vivait à la limite du seuil de pauvreté soit 16 millions de personnes.

Les peuples d’Afrique doivent chercher une politique endogène, avec une intégration économique et monétaire africaine pour éviter les misères des idéologies et la faim en Afrique.

Encourageons la mort des certitudes en Europe et rendons obsolète la recolonisation par la Francafrique.

La division du continent Africain entre les puissances européennes et la répartition des sphères d’influence après la confrontation de Fachoda qui opposait en 1898 la France et la Grande Bretagne devrait être une mort certaine par la volonté des peuples d’Afrique dans la gestion de leur destin commun et l’épanouissement des enfants d’Afrique dans la maitrise de la gestion de leur économique.

Les africains devraient éviter la désintégration du Nigéria par la France à travers l’actuel pouvoir ouattariste de la côte d’ivoire en favorisant rapidement la création d’une monnaie de la cédeao, d’une banque centrale régionale,  l’intégration universitaire, économique et militaire de la région.

Le Nigéria puissance régionale en Afrique de l’ouest devrait mieux faire, par ses richesses et sa population

Le Ghana est un exemple de la démocratie, du respect des droits de l’homme, d’une bonne gestion économique avec des projets endogènes et d’un retour de l’Afrique traditionnelle avec un statut constitutionnel pour les régions avec le pouvoir coutumier et une chambre des rois.

L’Afrique du Sud est un modèle d’état Juridiquement vivant, et démocratiquement exemplaire. Elle est la première puissance économique et industrielle du continent Africain.

Le Rwanda, nous montre le dynamisme d’un peuple noir après le drame du génocide, par la réorganisation de son état, en un état puissant et une économie forte.

L’Angola puissance régionale et premier producteur de pétrole en Afrique, est une puissance en construction par une armée forte et une économie en progression constante après plusieurs années de guerre civile.

Le Congo par sa puissance géologique, et sa bonne gestion devrait stabiliser l’Afrique centrale et apporter le développement à cette région.

Le dynamisme de sa diaspora témoigne d’une bonne éducation aux USA et en Europe.

Conclusion :

Participons à notre niveau à la résistance en Côte d’ivoire pour sauver l’Afrique en faisant échec à la politique coloniale de la France et  favorisons l’intégration économique, politique du continent africain.

L’Otan n’a pas une politique humaniste, mais une politique de domination et d’exploitation des puissances occidentales au profit de l’économie impérialiste et du bien de ces citoyens.

Jacob ATA-AYI

 

 

 

 

 

 

 

 

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