Aimée Gogué et Fabre sans pitié pour Faure : « C’est deux mandats de 5 ans avec rétroactivité immédiate ou Rien !

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« Ce n’est pas une revendication inacceptable, mais quand elle a été posée, à quelques mois de l’élection, il était trop tard pour modifier la Constitution en ce sens, tout en respectant les échéances. Et puis, dans le contexte togolais actuel, il est sans doute plus sage de s’en tenir à un seul tour : cela réduit la période de tensions et cela réduit aussi les coûts. Maintenant, je ne suis pas hostile à ce que nous ayons, ultérieurement, une réflexion sur ce sujet» 

Là où les armes pouvaient bien déposer l’ « usurpateur de 2005 » avec à son actif trois coups d’État en un jour, deux chefs de parti politique semblent bien décidés à le faire par des moyens juridiques, donc légaux. Et pour cause, Jean-Pierre Fabre (ANC) et le Pr. Aimée Gogué (ADDI) voudraient une limitation du mandat présidentiel à deux termes de 5 ans avec rétroactivité immédiate. Si leur démarche devenait effective, après 2015, Faure Gnassingbé devient un simple citoyen togolais. Un cauchemar pour les Gnassingbé qui règne en maîtres de père en fils et ce, depuis 48 ans sur le Togo et un tremblement de terre en pays kabyè !

Du côté du gouvernement, Gilbert Bawara, ministre de l’Administration et du Territoire semble prendre cette fois-ci la menace au sérieux. Pour preuve, la « Grande gueule » habituée aux sorties électriques s’est murée au silence quand les confrères ont voulu lui soutirer quelques mots à la fin du dialogue : « Le gouvernement a toujours été clair sur son rôle d’observateur. Il n’a pas été impliqué dans les discussions » fait-il remarquer.

Mais qui connaît le parti Unir de Faure Gnassingbé et la smala de ses laudateurs, peut se demander qui est l’observateur et qui, est l’observé ? Le ministre Gilbert Bawara aurait bien fait de constater que, l’échec du dialogue est dû à la non volonté manifeste de son parti UNIR qui voudrait « caler » encore Faure Gnassingbé au pouvoir pour deux mandats. Mathématiquement le père et le fils auraient à eux deux le palmarès jamais vu en Afrique : cinquante huit ans de pouvoir. Coup sur coup, le fiston et son dictateur de père auraient ensemble connus Charles De Gaule, Pompidou, Valérie Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande. Peut-on s’asseoir sur un peuple comme si on l’avait acheté cash dans une billetterie ? Au lieu de tourner les Togolais en dérision sur le rôle d’un gouvernement qui n’a rien d’ « observateur » mais d’acteur clé du drame togolais, le ministre Gilbert Bawara ferait bien de nous dire que, c’est son parti Unir qui a joué au fossoyeur avec les recommandations de l’Accord Politique Global (APG) signé à Ouagadougou. Qui ne sait pas au Togo que, c’est le manque de volonté politique qui a poussé Faure Gnassingbé à tourner le dos à L’APG ? Lequel accord ne recommandait-il pas de faire séance tenante les reformes institutionnelles et constitutionnelles ? Il ne faut pas prendre les Togolais pour bêtes ! Soit il y a rétroactivité avec effet immédiat, donc dernier mandat de Faure, point barre. En cas d’entêtement, l’opposition le laisse aller seul en 2015 aux élections. Ce ne serait qu’une belle manière de montrer aux footeux de l’UE que leurs bisbilles et leur leçon de démocratie n’est rien d’autre qu’une filouterie, et que les Togolais en ont marre de l’éternel mensonge.

Quand le « démocrate » Faure Gnassingbé joue les prolongations !

Quand les confrères de Jeune Afrique mettent pied à Lomé et lui pose la question le 3 février 2010 de savoir pourquoi il n’a pas donné satisfaction à l’opposition qui réclamait un scrutin à deux tours , sans porter les gants il répond : « Ce n’est pas une revendication inacceptable, mais quand elle a été posée, à quelques mois de l’élection, il était trop tard pour modifier la Constitution en ce sens, tout en respectant les échéances. Et puis, dans le contexte togolais actuel, il est sans doute plus sage de s’en tenir à un seul tour : cela réduit la période de tensions et cela réduit aussi les coûts. Maintenant, je ne suis pas hostile à ce que nous ayons, ultérieurement, une réflexion sur ce sujet» Seulement quatre ans après ce « déluge mensonger », nous voici devant l’esprit jeune censé mener un pays jeune comme le Togo vers un avenir meilleur. Pris de vitesse par le réveil de l’opposition entière, Faure semble avoir pour une n’ième fois emprunté la dédale, la fuite en avant qui sont devenues le guidon de son règne. D’aucun comme son conseiller Charles Debbasch, véritable faussaire et bandit de grand chemin devenu le boulet qui tire le Togo vers le bas nous dira que, tout se règle à l’Assemblée Nationale. Alors en 2010, n’y avait-il pas de parlement au Togo ? Qui était majoritaire pour que leur champion reconnaisse volontiers que les revendications de l’opposition étaient bien acceptables ? Pourquoi maintenant se fourvoyer quand la question liée au scrutin à deux tours devient un préalable pour sortir le Togo du gouffre ? Ici, les Togolais sont appelés à se faire une idée sur l’éthique de Faure Gnassingbé et de ses preux qui l’entourent. Comment ne pas se lever cette fois-ci comme un seul homme pour chasser du Togo le sorcier blanc Charles Debbasch qui cherche à envenimer les choses en sortant le torchon rouge de l’Assemblée Nationale ? Fait encore plus cocasse, il répand une chansonnette qui illustre le voyou qu’il est : « Le dialogue est l’essence de la démocratie. Le Togo possède une assemblée démocratiquement élue et le dialogue est constant en son sein. On ne peut fermer la porte de la démocratie parlementaire ». Pour le moment, les Togolais attendent ce que va dire le prince suite à l’échec du Dialogue arbitrer par son prélat de prédilection Barrigah Nicodème. Ce prince qui est aussi devenu pour la nation togolaise toute entière une calamité !

Camus Ali Lynx.info

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