(ADDI) le parti du Pr Aimé Goge constate un blocage qui menace les réformes constitutionnelle

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ADDI conclut que le parti au pouvoir ne veut pas des réformes …

COMMUNIQUE relatif au déroulement des débats sur la proposition loi sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles

Après trois jours d’étude et de discussions en commission de la proposition de loi déposée par l’opposition, l’ADDI, co-initiateur de la proposition, constate avec consternation que l’on est arrivé à un blocage et à une suspension qui menacent l’aboutissement même desréformes constitutionnelles. A l’analyse, ce blocage est lié à la position intransigeante du Parti UNIR qui pose comme préalable à l’obtention d’un consensus, la garantie que l’opposition accepte une disposition pour « mettre la pendule à zéro » afin que le chef de l’état actuel dispose de la possibilité de briguer encore deux autres mandats. Cette position n’a pas varié d’un iota malgré une proposition intermédiaire conciliante faite par ADDI et le CAR.

ADDI conclut que le parti au pouvoir ne veut pas des réformes et adopte en conséquence une position qui est de nature à compromettre dangereusement les recommandations de l’APG, de la CVJR et le souhait de la majorité écrasante des populations togolaises. Cette attitude intransigeante frise la provocation et le mépris pour le peuple tout entier qui attend ses réformes depuis 2006.

ADDI salue la suspension le Lundi 05 Janvier 2015, des manifestations par la synergie des ODDH, CAP 2015, FTBC, CLE, CIBAL-TOGO, suspension qui avaient pour but de donner une chance aux discussions politiques qui se déroulent à l’Assemblée Nationale avec la reprise des travaux de la commission des lois sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles. Cette position, qui consiste à mettre la population en alerte en attendant de faire la preuve d’un manque de volonté totale de la part du parti au pouvoir a toujours été celle défendue par l’ADDI. Elle a permis aujourd’hui de s’enquérir des positions concrètes des uns et des autres sur la proposition de loi introduite par l’opposition parlementaire.

A présent le doute n’est plus permis. ADDI tient pour responsable du blocage actuel des discussions, le parti UNIR qui ne cesse de réclamer un consensus national sur les réformes alors même qu’elle reste inflexible sur ses positions.

C’est pourquoi l’ADDI condamne avec vigueur cette attitude désinvolte et arrogante du parti UNIR qui trahit la volonté du chef de l’Etat de mettre fin aux discussions en cours à l’Assemblée Nationale, volonté exprimée de façon implicite lors de son message de vœux à la nation le 31 Décembre 2014.

Devant cette nouvelle donne, ADDI suggère que toutes les forces de l’opposition (partis politiques, organisations de défense des droits de l’homme et organisations de la société civile) qui militent pour l’obtention les réformes avant l’élection, taisent leurs divergences et se regroupent en un vaste mouvement de lutte autour d’un seul objectif : l’obtention des réformes avant l’élection présidentielle.

Enfin, ADDI en appelle encore au sens de responsabilités du chef de l’Etat, qui dans un sursaut de sauvegarde de la nation peut user de toutes ses prérogatives pour faire aboutir sans délai le processus de réformes constitutionnelles et institutionnelles en cours à l’Assemblée Nationale.

Fait à Lomé, le 08 Janvier 2015

Pour le Comité de Direction

Le Président National

Professeur Aimé Tchabouré GOGUE

 

 

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