Les États Unis ont donné le carburant à l’Iran pour donner le coup fatal à son hégémonie, la Chine remercie !

0
Leçon d’intelligence stratégique et économique de Jean Paul Pougala
————
Mêmes les plus optimistes pro-chinois ou pro-russes n’auraient jamais pu imaginer une suite aussi catastrophique pour les États Unis qui contribuent à détricoter eux-mêmes l’ordre mondial qui leur était plus que favorable.
En Hongrie, l’Union Européenne fête la défaite de Orban et l’arrivée au pouvoir d’un pro-européen.
Il a fallu moins de 24 heures de cette euphorie pour que le douche froide arrive.
Dans des premières déclarations, les nouveau premier ministre hongrois tombeur de Orban, dit qu’il faut négocier avec Poutine.
En d’autres mots, l’UE a fait chasser du pouvoir un pro-Kremlin pour le remplacer par un autre pro-Kremlin.
A mon avis, la défaite des États-Unis face à l’Iran y est pour quelque chose. Tout d’abord, les gens ont puni Orban pour ses limites ns avec Donald Trump plus que pour ses liens avec Moscou.
Le fait qu’un pays aussi faible sur le papier comme l’Iran tient tête à l’armada des États-Unis, et neutralise tous les États arabes alliés du golfe a montré que la peur envers la puissance américaine n’était pas justifiée.
D’où les propos du quotidien Le Monde qui dit qu’est n fait ce sont les États Unis eux-mêmes qui ont donné le fouet à l’Iran pour les chicoter aux yeux du monde entier.
L’histoire du péage du passage au détroit d’Ormuz par l’Iran n’est que le chapitre final d’un feuilleton mal débuté par Washington et qui met à nue toute ses faiblesses.
Donald Trump ne sait pas qu’en bloquant les bateaux à la sortie du Detroit d’Ormuz, il rend un service à l’Iran, à la Russie et à la Chine.
D’abord parce que cela va faire augmenter le prix du brute. Ce qui désavantage les industriels occidentaux concurrents de la Chine.
La Chine est le seul pays au monde qui a un an et demain de réserve de pétrole, tous les autres sont au maximum à 3 mois.
Mieux, le pétrole ne représente que 4% du mix énergétique de la Chine. Ce qui la protège allègrement de tout caprice de Donald Trump dans le Detroit d’Ormuz ou ailleurs à Panama.
La Russie vient d’annoncer qu’elle ne veut désormais être payée qu’en Yuan chinois pour son pétrole et son gaz.
Ce qui précipite encore plus la marginalisation du dollars collé monnaie unique d’échange internationale.
Pedro Sanchez, le premier ministre espagnol de passage à Pékin, supplie la Chine de faire quelque chose pour réduire le déficit commercial européen.
C’est intéressant, puisque depuis la nuit des temps, l’Union Européenne n’a jamais suggéré au continent africain une telle solution.
Moi, je suis assis au balcon avec mon épis de maïs doux pour les humains pour attendre la suite.
Jean-Paul Pougala
Mardi le 13 Avril 2026
Partager

Laisser une réponse