Les Etats-Unis ont exprimé mercredi leur "profonde inquiétude" face aux troubles en Centrafrique, poussant tous leurs ressortissants à quitter le pays et demandant à Bangui de protéger leur ambassade et à la rébellion de cesser les combats.

L'ONU également a annoncé mercredi soir retirer du pays son personnel "non essentiel".

Concernant la France, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a assuré mercredi en fin de journée que le périmètre de l'ambassade de France à Bangui avait été "sécurisé" à la suite de l'intervention de troupes françaises en renfort sur place, et que le calme était désormais "rétabli". Des manifestants proches du régime, qui reprochent à Paris son inaction face à l'avancée des rebelles, avaient caillassé dans la journée l'ambassade de France.

Les rebelles aux portes de Bangui

Les rebelles centrafricains se veulent maîtres du pays. Née il y a quelques semaines, la coalition Séléka a, en une dizaine de jours, conquis plusieurs villes du nord du pays et menace désormais la capitale, Bangui, et le régime du président François Bozizé. À Bria, à Bambari, puis mardi à Kaga Bandoro, des cités riches en or ou en diamants, le scénario fut chaque fois le même : à l'arrivée des rebelles, les Forces armées centrafricaines (Faca) se repliaient sans combattre.

Mercredi soir, selon certaines sources, les rebelles étaient à Damara, ultime verrou, situé à une soixante de kilomètres de la capitale Bangui.

Le Point