Certains étrangers prennent plaisir à cela et en sont devenus des clients fidèles

Il vous suffit de faire un petit tour dans les parages de l’hôtel Palm Beach, du privilège bar, Panini, etc. pour constater de visu que le racolage est de plus en plus fréquent à Lomé, surtout les week-ends. Parmi ces jeunes filles, figurent des fois des étudiantes et élèves.

Bien que le racolage soit interdit par l’État togolais, de nombreuses jeunes filles qui pratiquent le métier le plus vieux au monde s'y adonnent.

Elles attendent juste que le ciel s’assombrit pour commencer leur chasse. Ainsi déjà à 19 heures, l’on les voit squatter les hangars des marchands à côté de l’ex Goyi score (grand marché de Lomé). Vêtues souvent en tenue légère, elles approchent les passants et leur proposent leur service (des rapports sexuels) en contrepartie de monnaie sonnante et trébuchante. Elles affluent surtout pendant les week-ends.

Certains étrangers prennent plaisir à cela et en sont devenus des clients fidèles.

Par contre, le phénomène indigne d'autres personnes qui condamnent cette activité, surtout qu'elle embarque des jeunes filles étudiantes et élèves.

« Elles vivent de leur corps et cela personne ne peut les blâmer. Elles ont certainement leur raison. En plus, elles ne nous dérangent pas quand nous passons. Cependant, les lieux où elles squattent sont des lieux publics et ce n’est pas bien pour l’image du pays », a confié un détenteur de restaurant non loin de Plam Beach.

Avis partagé par une dame qui a qualifié le racolage de déshonorant.
« Elles se rabaissent en faisant cela. Déjà elles vendent leur corps mais en plus de cela, elles racolent. En tout cas je prie juste que Dieu préserve nos maris parce qu’il y a plein de maladies de nos jours », a-t-elle laissé entendre.

Il convient de noter que des étudiantes et élèves qui se trouvent parmi les racoleuses affirment le faire pour financer leur scolarité, parce qu'à les croire, leurs parents ont démissionné.

Un habitué du coin a confié qu’il a déjà surpris une élève de son quartier en plein racolage.

« Si je ne l’avais pas vu de mes propres yeux je n’aurai jamais cru. Je pensais que c’était juste des étrangères, mais je me suis trompé. C’est une fille qui me plaisait dans le quartier mais quand je l’appelle, elle se la joue. Quand je l’ai vu sur les lieux, j’en ai profité pour m’offrir ses services. Mais j’ai promis garder le secret », a-t-il indiqué.

Il arrive des fois que les forces de sécurité effectuent des descentes inopinées à ces endroits et embarquent les filles au poste de police. Mais ces dernières sont libérées dans les heures qui suivent.

Ce qui les amène à continuer cette activité sans se soucier.

SJ 

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