Au moment où les fonctionnaires, notamment agents d’administration, enseignants et médecins sont tenus d’attendre sans fin de jouir de meilleures conditions de vie et de travail, certains au ministère des Comptes publics, oh pardon, de l’Economie et des Finances se la coulent douce. Le ministre Adji Otèth Ayassor, son remplaçant Sani Yaya, le DG du trésor et de la comptabilité publique Mashoud Amadou Yérima et des agents du trésor qui se reconnaîtront à coup sûr à travers ces lignes, puisent avec malice dans les fonds publics. Malgré le contournement de la BCEAO où un guichet spécial Togo avait été ouvert sous le règne de Gnassingbé père pour mettre les sous du pays à l’abri, les grilleurs d’arachide du trésor ont su se frayer des chemins pour s’en mettre plein les poches. Les réformes à grands frais sont aussi passées par là mais l’hémorragie ne s’arrête toujours pas. Que faire alors dans ce pot pourri ?

Il faut serrer les vices et renforcer le contrôle pour que les fonds une fois collectés, ne continuent pas à prendre la direction des poches de la vingtaine d’agents du trésor public bien connus du Ministère de l’Economie et des Finances. Ces agents qui grillent tranquillement leurs arachides et disposent de biens immobiliers à Lomé et un peu partout sur l’étendue du territoire, biens qui n’ont d’ailleurs aucun rapport avec leurs salaires. Au Togo, personne dans l’administration publique ne gagne au-delà du million pour mener un train de vie de millionnaire. De toutes les façons, il faut mettre fin au phénomène de jarre percée au trésor public du Togo pour permettre aux personnels de l’administration publique de profiter des fruits de la croissance. Si les recettes ont augmenté, il faudrait que cela se ressente dans le panier de la ménagère. Prochainement à l’OTR avec des pilleurs d’un nouveau genre perchés au sommet qui se partagent des cartons de magot. A suivre !

Taffa Biassi

Lynx.info

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