Dans un entretien au magazine Jeune Afrique, la star du football Samuel Eto'o annonce qu'il est candidat à la présidentielle au Cameroun. L'information est en réalité un poisson d'avril, Eto'o ne sera pas le prochain footballeur président.

Après la récente élection de George Weah comme président du Libéria, une autre star du football africain se verrait bientôt à la tête de son pays ? Jeune Afrique annonce dimanche &er avril que Samuel Eto'o, le célèbre attaquant camerounais, passé par les clubs les plus prestigieux d'Europe, a l'intention de se présenter à l'élection présidentielle au Cameroun, prévue en octobre 2018.

Évidemment, l’annonce est à prendre avec des pincettes car nous sommes le 1er avril. Afrikmag avait d’ailleurs déjà plaisanté à ce sujet en 2016. De plus, les déclarations du footballeur camerounais à Jeune Afrique ont de quoi dérouter, même si elles restent dans l’esprit de ce personnage hors-norme. Florilège : "Quand on a joué avec John Terry, ce ne sont pas quelques milices séparatistes qui peuvent vous effrayer" ou encore "Samuel Eto’o a dit non au Real Madrid, alors que George Weah a dit oui au Paris Saint-Germain."

Toujours est-il que derrière la probable plaisanterie se cache une rumeur persistante sur sa candidature à la présidentielle du Cameroun. Samuel Eto’o avait laissé entendre en août 2017 qu’il avait "toujours rêvé de faire la politique, mais qu’il attendait". Avant d’ajouter : "Bah on dirait bien que le moment tant attendu est enfin là !". Le footballeur n’a d’ailleurs jamais caché ses engagements sociaux mais élude souvent la question de son entrée en politique.Madame, Monsieur,

Faisant suite aux articles parus dans vos éditions en ligne du 1er avril 2018, je vous fais savoir que je souhaite exercer mon droit de réponse.

En effet, j'estime que les propos tenus à mon encontre portent atteinte à mon honneur et véhiculent de nombreuses allusions malsaines.

En conséquence, je vous saurais gré de bien vouloir publier le communiqué rectificatif suivant dans les meilleurs délais :

*Mise au point*

Sous les titres “Je rêve de la présidence comme Jules César rêvait de Rome.” "Samuel Eto'o candidat à la présidentielle" et profitant d’une tradition séculaire liée au 1er avril, certains "journalistes" ont publié ce dimanche dans leurs éditions en ligne, une interview fictive sur une supposée volonté de ma part de me présenter au scrutin présidentiel camerounais de 2018.

Au regard de ce qui a été écrit, il apparaît que ces derniers ont voulu surfer sur deux éléments pour générer un effet malsain de buzz : La récente élection de mon cher ainé son excellence Georges Weah à la présidence de la République du Liberia et la notoriété que j’ai durement acquise au fil des années dans la pratique du football.

Or ce canular est malfaisant aussi bien sur la forme que sur le fond.

Pour ce qui est de la forme, En tant que camerounais je suis profondément respectueux des institutions de mon pays et ceux qui les incarnent. J’estime par conséquent que l’élection présidentielle de 2018 au Cameroun et l’exercice de la fonction suprême sont très importants pour que l’on puisse en parler avec autant de légèreté. Plus grave, les auteurs de cette farce évoquent pour la railler la crise anglophone. Une situation qui cause au quotidien la désolation et le deuil dans mon pays.

Pour ce qui est du fond, tant en ce qui concerne les références malsaines à la première dame du Cameroun, qu'à mon épouse ou à mon "rapport" à la gestion du pouvoir et les relations avec mes ainés; j'estime que les propos attribués à ma modeste personne sous le couvert d'une supposée farce sont absolument réducteurs et dénotent un manque de respect total de la part de leurs auteurs qui prentendraient qu'en 2017 j'aurais déclaré "avoir toujours rêvé de faire la politique" en precisant que "le moment tant attendu est enfin là !".

Enfin, je retiens que ces "média" en ont profité pour étaler le fond de leurs pensées sur le Cameroun !

A défaut, je me réserve le droit d'intenter une action en justice pour diffamation.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l'expression de mes salutations distinguées.

Samuel Eto'o Fils

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