Les élections européennes ont donné dans les grands pays de l’Union européenne un quitus pour la droite.D’aucuns pensent aux partis de gauche qui une fois élu font une politique de droite.En Allemagne le fossé entre la gauche grande perdante de ces élections et la droite grande gagnante est tellement si grand que le duel tant attendu pour une place á la chancellerie entre Frank-Walter Steinemer et Angela Merkel ne saurait que des formalités á l’avantage de la deuxième.

Selon les estimations diffusées par l'ARD après la fermeture des bureaux de vote, les sociaux-démocrates du SPD arrivent en deuxième position avec au mieux 21,3%, contre 21,5% il y a cinq ans, leur pire score lors d'une élection nationale depuis la Seconde guerre mondiale.

Le parti libéral-démocrate (FPD) est donné à 10%, les Verts à 12% et le parti de Gauche (Die Linke) à 7,5%, selon les sondages de sortie des bureaux de vote.

Les responsables du SPD reconnaissaient déjà ces mauvais résultats. "C'est une soirée difficile pour nous", a commenté le président du SPD, Franz Muentefering. "Le résultat pour nous est bien pire que ce que nous attendions", a-t-il ajouté. "Nous savions qu'il y avait un problème de mobilisation et nous avons échoué à le résoudre". "C'est un résultat électoral décevant, il n'y a pas à discuter", a reconnu de son côté Frank-Walter Steinmeier, l'actuel ministre des Affaires étrangères et adversaire d'Angela Merkel lors des élections nationales du 27 septembre prochain. Mais il a tenu à relativiser la portée nationale du scrutin.

En France c’est l’UMP qui arrive en tête Le chef de file des listes écologistes, Daniel Cohn-Bendit, réussit son pari avec 14,8% à 15,1% selon les instituts de sondage, reléguant à la quatrième place le Mouvement Démocrate (MoDem) de François Bayrou (8,5% à 8,7%), qui ne sera pas parvenu à rééditer le scénario de la présidentielle de 2007. 

Le leader centriste, qui visait un score proche des 18,57% du premier tour du scrutin de 2007 et avait fondé sa campagne sur son opposition virulente au président Nicolas Sarkozy, voit sa trajectoire présidentielle compromise pour 2012. 

Quant à Martine Aubry, qui était confrontée dimanche à son premier test électoral six mois après le congrès fratricide de Reims, elle voit son autorité à la tête du Parti socialiste mise à mal et devra composer avec ses rivaux, Ségolène Royal au premier chef. 

Les socialistes étaient arrivés en tête des précédentes élections européennes de juin 2004 avec 28,89% (31 sièges) devant une UMP laminée avec 16,64% (17 sièges).