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Abass Kaboua comme vous ne l’avez jamais connu ! [ Par Camus Ali]

Le jardin politique au Togo est tellement peuplé de monstres qu’il faut être un monstre pour savoir qui est qui, qui veut faire quoi et surtout ce qui se cache derrière ce que, nous appelons sous les tropiques, parti politique, chef de parti, philosophie politique, ligne politique…… Abass Kaboua, Togolais de pur-sang appartient à la longue liste de ceux qui tirent le pays vers le bas. Les « Rptistes » s’en sont servi de lui pour traquer les Togolais avec le père. Les « Uriniens » s’en servent avec le fils. Le vrai problème de l’homme est qu’il est brute, versatile et pulsatile. Toutes les tares qui ne font pas de lui un bon politique lui collent tellement aux talonnettes au point, qu’on se demande s’il est forcé de ne faire que la politique dans sa vie ? Sa seconde faiblesse est qu’il a vécu et ce, toute sa vie en équilibriste. Il a la boussole avec lui et va vers, où le soleil semble briller. Abass Kaboua aime l’argent et est aussi prêt à s’allier avec n’importe quel diable pour l’avoir. Il fait ses premiers pas en 1990 sanctionnant le début du multipartisme en Afrique. C’est le temps où, le tout Sokodé le voit parader avec une BMW avec une métis, fille de l’imprimeur « Noviso ». Fin de cette vie de « dandy » sur le dos du contribuable, Abass Kaboua laisse un enfant. Isolé et pratiquement solitaire au lendemain de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), le dictateur Eyadema fait appel à ses services. Il déversera son savoir-faire dans une brutalité inouïe sur le tout Lomé. Ensemble avec « Hergo » professeur de sport et ancien entraineur éphémère de Semassi, ils aident à tabasser les jeunes dans les quartiers Adewi, de Gbossimé….. Fin de course des deux, « Hergo » meurt dans des conditions les plus lamentables, dans la misère et Abass Kaboua doit se réinventer. La course pour être le plus aimé à Lomé II s’avérera rude, voire très rude. Trahis par ses propres amis, il doit s’exiler au Benin pour ne pas laisser sa peau. Il deviendra refugier politique dans ce pays avant d’être rappelé par le dictateur à rentrer de nouveau au bercail. C’est connu, l’oiseau ne se fâche pas contre l’arbre ! La galère a joué aussi un grand rôle. Il devient concierge ou directeur (c’est selon) à la prison à Lomé. Fin de partie.

Et voici Abass Kaboua au lendemain de la prise de pouvoir dans le sang de Faure Gnassingbé !

Quand Faure Gnassingbé fait gicler le sang en 2005, Abass Kaboua est ravi comme tous ceux qui sortent du même vestibule que le prince. Il a le bon profil. Il est d’abord « kabyè » et a travaillé avec le père, donc connait dans la « maisonnette » qui est qui, et quel officier est capable de quoi. Il veut être le plus proche de l’ogre qui a été imposé aux Togolais par une armée et la France chiraquienne. Désormais, Kaboua a pignon sur rue à la présidence. Il me confiera avoir arpenté les marches pieds du palais pour aller dire à Faure Gnassingbé qu’il jouait avec le feu avec cette histoire d’Ingrid Awadé. En effet, la «Lolita», arriver d’abord de Lille après ses études et ensuite revendeuse ambulante de gadgets (montres, téléphones…) dans les ministères cumulait à elle seule, neuf amants rivalisant du coup Rachida Dati ex-ministre de la justice de Nicolas Sarkozy. Le prince écoutera religieusement son frère « Kabyè » avant de « re-vendre » la mèche à sa dulcinée aussitôt ce dernier parti. «Méfiez-vous des fesses qui se sont une fois touchées » dit l’adage. Résultat de ce big-bang : Ingrid Awadé arrive en transe dans la maison d’Abass Kaboua les minutes qui ont suivi l’audience avec le prince. Devant femme et enfants, elle lui passe le savon avant de repartir comme elle est arrivée. Le prince et sa copine, amante, ou femme pour ses orgies, ramassez chers lecteurs ce que vous voulez, se distanceront de l’homme.

Gilchrist Olympio aux aguets !

Quand j’appelai en 2008, l’homme politique Abass Kaboua pour une interview pour le compte de votre journal préféré Lynxtogo info, c’est dans une euphorie incompréhensible qu’il me confiera s’être entretenu avec Gilchrist Olympio pendant deux heures de temps dans la maison de celui qui deviendra l’ami personnel de Faure Gnassingbé. Avant l’interview on bavarde de tout. Il me confiera que, « Gil » comme il l’appelle, voudrait désormais travailler avec lui. Piège ou recrutement de « brutes » pour contrecarré le coup d’état de ses propres lieutenants de L’UFC, son parti qu’il voyait venir ? L’histoire retient qu’Abass Kabou n’était qu’un clonage de Gilchrist Olympio. Les deux ont pour dénominateur commun : l’argent. Au Togo, seuls les Gnassingbé ont cette manne pour arroser à qui veut les aider à perpétuer leur règne.

Abass Kaboua comme vous ne l’avez jamais connu !

Quand Gilchrist Olympio se range avec armes et bagages chez Faure Gnassingbé, le laudateur avec capacité d’insulter ses rivaux et de déverser sur la place publique les secrets d’état se rapproche «fortement » d’une opposition togolaise, elle-même parsemée de pires cancres, d’impénitents véreux, de ripoux… Les portes lui sont ouvertes et tout de suite. On le voit parader avec le CAP 2000, Jean-Pierre Fabre (ANC), Abi Tchessa (PSR), Brigitte Kafui Adjamagbo (CDPA) sur la plage voire avec le nouveau « dandy » de la politique togolaise, Tikpi Salifou Atchadam (PNP) dans ce qu’ils ont appelé le « Front Tchoboè ». Mais avant d’en arriver à cette ascension, Abass Kaboua est malade. Il doit se faire traiter. Signe des temps, nous n’avions jamais compris à la rédaction de Lynx.info pourquoi, le pouvoir de Faure Gnassingbé pouvait le jeter en prison une fois de retour au pays à cause des incendies des marchés de Lomé et de Kara quand il se soignait en France. L’histoire raconte comment Pascal Bodjona doit mettre la main à la poche pour le billet d’avion. Entre temps, un ministre de Faure Gnassingbé me confiera avoir laissé tant de « petits » millions dans les mains d’Abass qu’il ne comprenait pas pourquoi, celui qui vient les réveiller tôt les matins pour une aide pouvait devenir « ingrat » le soir. Idem pour Tchassona Mohammed et Antoine Folly habitués eux aussi à passer de ministre à ministre de Faure Gnassingbé pour des clopinettes !

C’est dans ce décor, qu’Abass Kaboua débarque en France pour se faire traiter. Sans assurance maladie, il doit attendre que la cousine chez laquelle il a déposé ses valises lui trouve une formule. Une femme qui s’avérera être (une espionne du parti Unir) m’avertit de sa présence dans l’hexagone et me laissa son numéro de téléphone. Je l’appellai. Il me confiera avoir été empoisonné à Lomé par les espionnes du parti UNIR et serait en France pour les traitements. Une interview au nom de Lynx.info lui est accordée. Les commentaires pleuvent au bas de l’interview. Un Lynxionaute révèlera la tâche indélébile qui lui colle à la peau. En effet, l’homme aurait giflé son père à son jeune âge. Vrai ou faux ? La direction de votre journal ne travaille pas avec les « fakirs » pour creuser dans ce qui relève du privé des gens et n’aide en rien les Togolais dans leur lutte. Dans la même veine, un ministre de Faure Gnassingbé me confiera qu’Abass Kaboua a les problèmes avec sa langue parce que, son papa lui aurait maudit. Comme si la malédiction s’attaquait seulement à la langue, une partie du corps humain qui peut ne plus suivre un fonctionnement normal. Laissons sous les tropiques, les ministres de Faure Gnassingbé expliquez la médecine et les sciences de la malédiction et passons ! Tard le soir, Abass Kabou m’appelle : « Petit frère, peux –tu me retrouver le nom de celui qui a parlé que j’aurais giflé mon père dans les commentaires sur Lynx.info ? ». Réponse, avec son adresse IP oui ! « Alors peux-tu me le donner ? » Réponse : « Grand frère, Lynx.info n’a pas été créé pour trahir ses lecteurs ». Moi Camus Ali, on me passe aussi du savon sur le même journal sans que je ne daigne me plaindre. Fin de partie !

Quand je rencontrai Abass Kaboua à Bruxelles et dans la ville allemande de Wuppertal ou quand il vient loger chez un frère à Bremen, un froid s’installera entre nous. Depuis, je pensais qu’il allait faire sa mue dans le sens positif. L’homme a préféré « ra-valer » les « urines » de parti UNIR. Au grand plaisir de Faure Gnassingbé. Sauf que, ni ce dernier moins encore l’opposition dans son ensemble n’ont plus confiance en lui. En témoigne la furia de tous ces « Zémidjamen » [NDLR, les conducteurs de mototaxis] qui ont failli le lyncher quand, il l’ouvre grandement au micro d’un confrère à Lomé pour insulter une opposition que, les Togolais n’en ont jamais vu unie et main dans la main pour une cause commune ces moments où la patrie togolaise appelle ses enfants !

Camus Ali

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