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Avec le ministre Payadowa Boukpessi, les faux diplômes sont autorisés dans l’administration publique togolaise

Un ministre qui apporte toute sa caution à des faux diplômés, c’est un précédent dangereux pour la République. Au Togo, la politique de deux poids, deux mesures est la règle et elle n’offusque personne sauf ceux qui sont encore habités par l’esprit du bon sens. Quant aux autres dont l’actuel ministre en charge de l’Administration Territoriale Payadowa Boukpessi, celui-là même qui avait été débarqué en 2007 un 13 h de son poste de ministre de l’Economie et des Finances, c’est normal de couvrir et de perpétuer dans le faux.

En effet, Payadowa Boukpessi revenu au gouvernement le 28 juin 2015 a donné son feu vert pour que des faux diplômés émargeant au budget de la préfecture du Golfe, notamment le géomètre DZANYI Yaovi Sedina, diplomé à la fois d'un faux BEPC et d’un faux BAC, AVOTOR Yao, ADABRA K. P. Amétowoyona, NASSIGUEDE Assetina Kwaku, KPELI Ayao, GADA Koami Sémékona, tous détenteurs d'un faux diplôme de BEPC; DABLA Ayaovi, détenteur lui d'un faux diplôme de BAC; AMOUZOU Kokou qui s’est procuré un faux diplôme de CEPD soient réintégrés. D’ailleurs, la liste de ces faussaires qui ne sont nullement inquiétés est à consulter dans la parution du 06 juin 2016 du quotidien national Togo Presse. Entre-temps, ceux-ci avaient été radiés par le préfet Mélébou Essozolim aujourd’hui remplacé par le colonel Awaté Hodabalo. Assuré de l’impunité ambiante au Togo de Faure Gnassingbé, le ministre Payadowa Boukpessi a pris sur lui de demander que des faussaires regagnent leurs postes comme si de rien n’était. Dire qu’au sein de la même administration publique togolaise, certains faux diplômés démasqués ont perdu leur boulot ou pris la poudre d’escampette pour éviter la case prison. Le cas le plus récent est celui de l’Office Togolais des Recettes (OTR) où plusieurs faux diplômés ont été mis sur le carreau. Si tant est qu’au Togo, les faux diplômés n’ont plus leur place, en vertu de quel pouvoir à lui conféré, le ministre Payadowa Boukpessi a-t-il donné les instructions pour que ces faux diplômés de la préfecture du Golfe retrouvent leur place?

Pour l’heure, nous savons que le sieur Boukpessi Payadowa est tombé les deux pieds joints dans la jarre à miel du président de la délégation spéciale de la préfecture du Golfe Aboka Kossi Agbényigan qui l’arrose régulièrement comme un Don Juan le ferait pour un rosier. Le même miel dans lequel étaient tombés avant lui ses prédécesseurs à l’Administration Territoriale Ahoomey-Zunu Séléagodji et Bawara Gilbert. Aboka Kossi qui dispose d’une caisse conséquente alimentée en partie par les ristournes des impôts sait bien arroser ses ministres de tutelle à telle enseigne que ces derniers sont devenus ses petits valets de chambre. Pauvre du Togo !

Si Payadowa Boukpessi, un ministre en exercice de la République est arrivé à couvrir des faussaires, autant que le gouvernement dise publiquement aux Togolais que, désormais, les faux diplômés sont autorisés ou encouragés au sein de la Fonction publique. Sinon, pourquoi permettre à certains fussent-ils du parti au pouvoir de se la couler douce après avoir été pris au moment où d’autres qui n’ont personne pour les défendre, sont pourchassés jusque dans leur dernier retranchement ? Même si ces faussaires sont rétrogradés, pourquoi Payadowa Boukpessi ne leur demande pas de rembourser les sommes indument perçues durant des années ? En tout cas, les gens peuvent agir comme ils veulent, tôt ou tard, chacun répondra de ses actes devant l’Histoire. Les faits restent têtus comme une mule !

Taffa Biassi 

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